{"id":683040,"date":"2026-01-23T05:45:16","date_gmt":"2026-01-23T05:45:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/683040\/"},"modified":"2026-01-23T05:45:16","modified_gmt":"2026-01-23T05:45:16","slug":"face-a-mastercard-et-visa-comment-leurope-tente-de-reprendre-la-main-avec-wero-et-leuro-numerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/683040\/","title":{"rendered":"Face \u00e0 Mastercard et Visa, comment l\u2019Europe tente de reprendre la main avec Wero et l\u2019euro num\u00e9rique"},"content":{"rendered":"<p>Ultra-domin\u00e9s par les Am\u00e9ricains Visa et Mastercard, les syst\u00e8mes de paiement constituent l\u2019une des d\u00e9pendances les plus profondes de l\u2019\u00e9conomie europ\u00e9enne. Une vuln\u00e9rabilit\u00e9, rarement point\u00e9e du doigt, que Bruxelles commence \u00e0 regarder en face. Deux initiatives sont en cours de d\u00e9ploiement : le syst\u00e8me de paiement instantan\u00e9 Wero et l\u2019euro num\u00e9rique. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">\u201cVisa, Mastercard&#8230; l\u2019urgence, c\u2019est notre syst\u00e8me de paiements. Trump peut tout nous couper. Le reste, c\u2019est de la po\u00e9sie.\u201d<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">La phrase, lanc\u00e9e r\u00e9cemment par Aurore Lalucq, pr\u00e9sidente de la Commission des affaires \u00e9conomiques et mon\u00e9taires du Parlement europ\u00e9en et co-pr\u00e9sidente du parti politique Place publique, r\u00e9sume une r\u00e9alit\u00e9 souvent ignor\u00e9e : derri\u00e8re chaque paiement par carte, se cache une infrastructure largement contr\u00f4l\u00e9e par deux entreprises am\u00e9ricaines, Visa et Mastercard. <\/p>\n<p>Un duopole am\u00e9ricain contr\u00f4le les rails<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">En quelques mots, Visa et Mastercard sont des syst\u00e8mes de paiement, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019infrastructure qui permet techniquement \u00e0 l\u2019argent de circuler. Ce sont ces entreprises qui assurent la transmission des transactions entre les banques, d\u00e9finissent les r\u00e8gles du r\u00e9seau, certifient les terminaux, organisent la compensation et s\u00e9curisent les \u00e9changes. Autrement dit, elles contr\u00f4lent les rails sur lesquels l\u2019argent circule. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Cette d\u00e9pendance n\u2019est pas nouvelle. Elle est le produit de pr\u00e8s de 30 ans de construction progressive d\u2019un march\u00e9 europ\u00e9en des paiements qui a d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019appuyer sur les r\u00e9seaux les plus efficaces et les plus disponibles. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">D\u2019apr\u00e8s la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE), les syst\u00e8mes internationaux &#8211; Visa et Mastercard &#8211; repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 61% du nombre total de transactions par carte effectu\u00e9es dans la zone euro. A noter que, dans certains pays, comme la France et l\u2019Allemagne, les r\u00e9seaux nationaux sont encore tr\u00e8s forts et font baisser cette moyenne. A l\u2019inverse, dans d\u2019autres pays, ce chiffre est proche de 100% puisqu\u2019il n\u2019existe aucun r\u00e9seau local. <\/p>\n<p>Les syst\u00e8mes nationaux d\u00e9pass\u00e9s par l\u2019e-commerce<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Pour comprendre cette situation, il faut revenir quelques ann\u00e9es en arri\u00e8re. A l\u2019origine, l\u2019Europe ne manquait pas de solutions. La France disposait de \u201cCartes Bancaires\u201d, la Belgique de \u201cBancontact\u201d, l\u2019Allemagne de \u201cGirocard\u201d et les Pays-Bas d\u2019\u201ciDEAL\u201d. Probl\u00e8me : ces syst\u00e8mes avaient \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour fonctionner \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des fronti\u00e8res. Or, l\u2019explosion du commerce en ligne et du tourisme &#8211; n\u00e9cessitant des paiements transfrontaliers &#8211; a progressivement chang\u00e9 la donne.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, les banques europ\u00e9ennes \u00e9taient face \u00e0 un dilemme : poursuivre avec des syst\u00e8mes nationaux solides mais enferm\u00e9s dans leurs fronti\u00e8res ou choisir des nouveaux syst\u00e8mes accept\u00e9s partout, avec des r\u00e8gles techniques uniques et une capacit\u00e9 \u00e0 accompagner les changements actuels. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Pour une banque, le calcul \u00e9tait simple. En effet, rejoindre Visa ou Mastercard permettait d\u2019offrir imm\u00e9diatement \u00e0 ses clients une carte utilisable partout, sans avoir \u00e0 financer elle-m\u00eame l\u2019extension internationale de son propre syst\u00e8me. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Au d\u00e9part, cette adh\u00e9sion se faisait en compl\u00e9ment : les cartes europ\u00e9ennes portaient ainsi un double logo (celui du r\u00e9seau national et celui de Visa ou Mastercard pour les paiements \u00e0 l\u2019\u00e9tranger). Puis, progressivement, l\u2019\u00e9quilibre s\u2019est invers\u00e9. Les banques ont commenc\u00e9 \u00e0 abandonner leurs sch\u00e9mas domestiques pour passer \u00e0 un r\u00e9seau unique dans un soucis d\u2019optimisation des co\u00fbts et de simplification. <\/p>\n<p>Visa et Mastercard, seuls d\u00e9cideurs des r\u00e8gles du jeu<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Ce basculement progressif a transform\u00e9 la nature du probl\u00e8me : il ne s\u2019agit plus d\u2019un simple choix technologique mais d\u2019une d\u00e9pendance structurelle. Or, Visa et Mastercard ne sont pas de simples prestataires techniques. Ils d\u00e9finissent les r\u00e8gles du jeu, des protocoles de s\u00e9curit\u00e9 aux modalit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s au r\u00e9seau en passant par les conditions tarifaires. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Dans un contexte g\u00e9opolitique extr\u00eamement tendu, cette situation inqui\u00e8te de plus en plus. Moins extr\u00eame qu\u2019une coupure brutale des syst\u00e8mes, ce sont les sanctions cibl\u00e9es, les pressions indirectes et les restrictions de services qui sont d\u00e9sormais redout\u00e9es. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Les pr\u00e9c\u00e9dents existent. Des banques russes ont vu leurs cartes d\u00e9sactiv\u00e9es en 2014 (annexion de la Crim\u00e9e) puis 2022 (guerre en Ukraine). C\u2019est face \u00e0 cette situation que le Kremlin a cr\u00e9\u00e9 son propre r\u00e9seau national, Mir. Egalement, des Etats comme l\u2019Iran ou le Venezuela ont \u00e9t\u00e9 durablement exclus de certains circuits financiers. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">A cette dimension g\u00e9opolitique s\u2019ajoute une d\u00e9pendance \u00e9conomique. En effet, les banques et commer\u00e7ants europ\u00e9ens n\u2019ont pratiquement aucune capacit\u00e9 de n\u00e9gociation. Ainsi, les hausses de frais et les \u00e9volutions impos\u00e9es de standards techniques s\u2019imposent \u00e0 eux. <\/p>\n<p>\u201cUn Airbus des syst\u00e8mes de paiements europ\u00e9en\u201d<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">\u201cJe demande en urgence \u00e0 la commission d\u2019organiser un Airbus des syst\u00e8mes de paiements europ\u00e9en\u201d. Face \u00e0 cette situation, c\u2019est la demande formul\u00e9e par Aurore Lalucq. <a href=\"https:\/\/www.usine-digitale.fr\/article\/pour-contrer-mastercard-et-visa-16-banques-veulent-lancer-un-systeme-de-paiement-europeen-d-ici-2022.N982156\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"https:\/\/www.usine-digitale.fr\/article\/pour-contrer-mastercard-et-visa-16-banques-veulent-lancer-un-systeme-de-paiement-europeen-d-ici-2022.N982156\">L\u2019European Payments Initiative<\/a> &#8211; ou EPI &#8211; tente de r\u00e9pondre \u00e0 cette revendication. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Lanc\u00e9e en 2020 par un consortium de grandes banques europ\u00e9ennes, l\u2019EPI avait pour objectif de d\u00e9velopper une solution de paiement unifi\u00e9e et comp\u00e9titive face au duopole am\u00e9ricain. Depuis sa cr\u00e9ation, le projet &#8211; soutenu par Bruxelles et la BCE &#8211; a rassembl\u00e9 plusieurs dizaines de banques et de prestataires de services de paiement. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Or, la cr\u00e9ation d\u2019un nouveau r\u00e9seau de cartes europ\u00e9en s\u2019est heurt\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique. En effet, c\u2019est un projet extr\u00eamement co\u00fbteux et risqu\u00e9 commercialement. Plusieurs banques ont ainsi quitt\u00e9 le navire. <\/p>\n<p>S\u2019appuyer sur le virement instantan\u00e9 SEPA<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">L\u2019EPI a d\u00e9cid\u00e9 de changer de strat\u00e9gie en choisissant de s\u2019appuyer sur un atout europ\u00e9en sous-exploit\u00e9 : le virement instantan\u00e9 SEPA (Single Euro Payments Area). Il s\u2019agit d\u2019un transfert d\u2019argent de compte \u00e0 compte en temps r\u00e9el et cr\u00e9dit\u00e9 en quelques secondes. De ce syst\u00e8me est n\u00e9 Wero. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Wero est une solution de paiement num\u00e9rique qui permet d\u2019envoyer et de recevoir de l\u2019argent directement entre comptes bancaires, sans passer par un r\u00e9seau de cartes. Autrement dit, c\u2019est l\u2019outil concret qui transforme le virement instantan\u00e9 SEPA en moyen de paiement gr\u00e2ce \u00e0 une application bancaire. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">L\u2019application a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9e aupr\u00e8s du grand public en 2024, d\u2019abord pour les paiements entre particuliers en France, Allemagne et Belgique. En France, BPCE a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 lancer le service entre le 2 septembre et le 2 octobre 2024, suivi du Cr\u00e9dit Agricole le 26 septembre 2024 et du Cr\u00e9dit Mutuel Alliance F\u00e9d\u00e9rale avec un d\u00e9ploiement progressif du 25 septembre au 6 novembre 2024. BNP Paribas et Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale ont ouvert Wero \u00e0 leurs clients \u00e0 partir du 24 octobre 2024, La Banque Postale le 28 octobre 2024, tandis que le Cr\u00e9dit Mutuel Ark\u00e9a a attendu janvier 2025.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Depuis ces dates, Wero est apparu dans les applications bancaires, permettant aux clients d\u2019envoyer de l\u2019argent en virement instantan\u00e9 SEPA. <\/p>\n<p>L\u2019indispensable adoption par les commer\u00e7ants<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Pour l\u2019instant, l\u2019usage principal de Wero est le paiement entre particuliers. Mais l\u2019enjeu r\u00e9el est de le d\u00e9ployer pour le paiement en magasin et en ligne. En effet, c\u2019est l\u00e0 que se joue la cr\u00e9dibilit\u00e9 du projet. Sans acceptation massive par les commer\u00e7ants, aucune solution de paiement ne peut esp\u00e9rer rivaliser avec Visa et Mastercard. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 commer\u00e7ants, le d\u00e9ploiement passe par les grands prestataires de paiement. Wero a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9 chez des acteurs comme Worldline, Nuvei, Unzer, Payone, Mollie ou encore Nets, qui \u00e9quipent d\u00e9j\u00e0 des milliers de sites e-commerce en Europe. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">En Allemagne, ce sont notamment les r\u00e9seaux bancaires Sparkassen et Volksbanken qui ont servi de points d\u2019entr\u00e9e pour les premiers marchands. Pour l\u2019instant, l\u2019usage reste surtout cantonn\u00e9 \u00e0 l\u2019e-commerce, tandis que les paiements en magasin physique d\u00e9pendront de l\u2019int\u00e9gration de Wero dans les terminaux de paiement op\u00e9r\u00e9s par ces m\u00eames acteurs, ce qui en fait une \u00e9tape encore \u00e0 venir.<\/p>\n<p>L\u2019e-euro, un projet ambitieux&#8230;<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">En parall\u00e8le, une autre r\u00e9ponse se dessine : l\u2019euro num\u00e9rique. Port\u00e9 par la BCE, ce projet ambitieux vise \u00e0 cr\u00e9er une forme num\u00e9rique de monnaie de banque centrale, utilisable par les particuliers et les professionnels pour leurs paiements quotidiens.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">D\u2019embl\u00e9e, il convient de pr\u00e9ciser que l\u2019euro num\u00e9rique n\u2019est pas une cryptomonnaie. L\u2019euro num\u00e9rique se pr\u00e9sente comme une monnaie officielle \u00e9mise par la BCE, avec une valeur strictement \u00e9gale \u00e0 l\u2019euro classique, garantie par l\u2019\u00c9tat et int\u00e9gr\u00e9e au syst\u00e8me bancaire. L\u00e0 o\u00f9 une cryptomonnaie est un actif sp\u00e9culatif et ind\u00e9pendant des banques, l\u2019euro num\u00e9rique serait simplement une nouvelle forme de monnaie publique. <\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Sur le papier, l\u2019euro num\u00e9rique pourrait offrir un rail de paiement europ\u00e9en, ind\u00e9pendant des sch\u00e9mas internationaux. Mais le projet avance laborieusement. Apr\u00e8s une phase d\u2019\u00e9tude et de conception men\u00e9e par la BCE entre octobre 2021 et octobre 2023, le projet est entr\u00e9 dans une phase pr\u00e9paratoire de novembre 2023 \u00e0 octobre 2025. Fin octobre 2025, la BCE a d\u00e9cid\u00e9 de passer \u00e0 une nouvelle \u00e9tape consistant \u00e0 pr\u00e9parer concr\u00e8tement l\u2019infrastructure technique et op\u00e9rationnelle en vue d\u2019une \u00e9ventuelle \u00e9mission. <\/p>\n<p>&#8230; Long \u00e0 mettre en place<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Mais rien ne pourra se faire sans base l\u00e9gale : un r\u00e8glement europ\u00e9en sp\u00e9cifique est encore en discussion au Parlement et au Conseil, avec une adoption attendue courant 2026. Ce n\u2019est qu\u2019ensuite que des pilotes pourraient d\u00e9marrer, probablement \u00e0 partir de 2027, pour un \u00e9ventuel lancement grand public qui, dans le meilleur des cas, se situerait vers 2028-2029.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">A court terme, l\u2019euro num\u00e9rique ne remplacera donc pas Visa et Mastercard. Tout au mieux, il introduira une concurrence publique l\u00e0 o\u00f9 r\u00e8gne aujourd\u2019hui un duopole priv\u00e9. Le risque est le m\u00eame du c\u00f4t\u00e9 de Wero : sans adoption marchande, il restera un \u201cPaylib europ\u00e9en\u201d. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ultra-domin\u00e9s par les Am\u00e9ricains Visa et Mastercard, les syst\u00e8mes de paiement constituent l\u2019une des d\u00e9pendances les plus profondes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":683041,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[11,523,1914,5687,78040,7027,73,1011,27,311,48794,12,17050,18931,316,25628,10532,364,4392],"class_list":{"0":"post-683040","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualites","8":"tag-actualites","9":"tag-banque","10":"tag-blockchain","11":"tag-crypto-monnaie","12":"tag-digital-retail","13":"tag-e-commerce","14":"tag-etats-unis","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-informatique","18":"tag-mastercard","19":"tag-news","20":"tag-paiement","21":"tag-plateforme","22":"tag-politique","23":"tag-software","24":"tag-souverainete","25":"tag-union-europeenne","26":"tag-visa"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115942832479832300","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/683040","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=683040"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/683040\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/683041"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=683040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=683040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=683040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}