{"id":683703,"date":"2026-01-23T12:38:10","date_gmt":"2026-01-23T12:38:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/683703\/"},"modified":"2026-01-23T12:38:10","modified_gmt":"2026-01-23T12:38:10","slug":"dans-les-coulisses-du-spectacle-evenement-amadeus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/683703\/","title":{"rendered":"Dans les coulisses du spectacle \u00e9v\u00e9nement Amadeus"},"content":{"rendered":"<p data-module=\"standfirst\" data-context=\"@media (min-width:48em)\">\n    <strong>REPORTAGE &#8211;<\/strong> Quarante ans apr\u00e8s le c\u00e9l\u00e8bre film de Milos Forman, Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s adapte la pi\u00e8ce de Peter Shaffer au Th\u00e9\u00e2tre Marigny avec son propre fr\u00e8re dans le r\u00f4le de Mozart et J\u00e9r\u00f4me Kircher en Salieri. Il a invit\u00e9 le Figaro Magazine \u00e0 assister aux derniers pr\u00e9paratifs d\u2019un spectacle promis au m\u00eame succ\u00e8s que son Cercle des po\u00e8tes disparus.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Comment approcher\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/vox\/culture\/la-flute-enchantee-version-woke-ils-censurent-mozart-parce-qu-ils-sont-incapables-d-egaler-son-chef-d-oeuvre-20240223\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Wolfgang Amadeus Mozart<\/a>\u00a0? \u00c0 la mani\u00e8re d\u2019un d\u00e9tective reliant les fils d\u2019une enqu\u00eate,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/theatre\/2019\/01\/07\/03003-20190107ARTFIG00185-thomas-soliveres-jeune-talent.php\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s<\/a>\u00a0a affich\u00e9, sur le mur de sa loge au\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/musique\/benjamin-biolay-comme-a-la-maison-au-theatre-marigny-20251201\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Th\u00e9\u00e2tre Marigny<\/a>, un imposant moodboard. Sur ce tableau d\u2019une cinquantaine de clich\u00e9s r\u00e9unis en mosa\u00efque, les portraits du compositeur autrichien figurent en bonne place, peints en majest\u00e9 ou tir\u00e9s du chef-d\u2019\u0153uvre de Milos Forman. On y reconna\u00eet aussi le Pierrot de Watteau, un autoportrait d\u2019Egon Schiele, la repr\u00e9sentation malicieuse d\u2019un ch\u00e9rubin ail\u00e9, des photos d\u2019Orange m\u00e9canique de Stanley Kubrick ou de Phantom Thread, le film de Paul Thomas Anderson. Sur des adh\u00e9sifs, en lettres majuscules, sont \u00e9crits, p\u00eale-m\u00eale, les mots \u00ab\u00a0immature\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0solitude\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0besoin d\u2019amour\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0d\u00e9sob\u00e9ir\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0g\u00e9nie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0gr\u00e2ce\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0divin\u00a0\u00bb\u2026 Autant de symboles et d\u2019images, d\u2019id\u00e9es et d\u2019inspirations pour se pr\u00e9parer \u00e0 ce r\u00f4le mythique.<\/p>\n<p>    Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s a d\u00fb se remettre au piano, qu\u2019il avait appris jeune.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du mur, la loge mitoyenne de J\u00e9r\u00f4me Kircher est plus monacale,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/musique\/ravalites-musicales-ces-concurrents-eclipses-par-l-histoire-20210415\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">\u00e0 l\u2019image de Salieri<\/a>, son personnage. Le com\u00e9dien vient surtout d\u2019en prendre possession et n\u2019a pas eu le temps de la d\u00e9corer. Mais il y a d\u00e9j\u00e0 ramen\u00e9 un exemplaire du texte pour le parcourir avant les repr\u00e9sentations, une bougie parfum\u00e9e de La Mamounia, un cadeau ramen\u00e9 du Maroc par Paul, l\u2019un de ses fils, des tisanes, des noisettes et une bo\u00eete de Nicorette. Depuis qu\u2019il a arr\u00eat\u00e9 de fumer, il y a quinze ans, il ne parvient pas \u00e0 s\u2019en passer.<\/p>\n<p>    J\u00e9r\u00f4me Kircher (Salieri) et Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s (Mozart).<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p>                                            <a class=\"fig-a11y-skip\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_pagemag\" data-module=\"a11y-skip\" data-context=\"was @visible\"><br \/>\n    Passer la publicit\u00e9<br \/>\n<\/a>            <\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">\u00c0 dix jours de la premi\u00e8re,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/theatre\/olivier-soliveres-les-spectacles-pour-enfants-se-sont-deringardises-20211111\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s<\/a>\u00a0ne manque pas d\u2019occasions de stresser. Selon son propre aveu, il ne dort plus. Les 16 lustres qui n\u2019ont toujours pas \u00e9t\u00e9 livr\u00e9s ne sont qu\u2019un infime d\u00e9tail parmi tous ceux encore \u00e0 r\u00e9gler. Mais rien ne semble pouvoir entamer son calme notoire. \u00ab\u00a0G\u00e9rer les probl\u00e8mes, l\u2019angoisse des com\u00e9diens, c\u2019est mon travail de metteur en sc\u00e8ne.\u00a0\u00bb Depuis Le Cercle des Po\u00e8tes disparus, dans lequel Thomas n\u2019avait pas pu jouer, faute de place dans son agenda, il cherchait pour son petit fr\u00e8re \u00ab\u00a0un personnage flamboyant et excentrique comme lui\u00a0\u00bb. Amadeus, la pi\u00e8ce de Peter Shaffer qui a inspir\u00e9 \u00e0 Milos Forman son film aux huit Oscars, s\u2019est vite impos\u00e9e pour son c\u00f4t\u00e9 spectaculaire, son extravagance, la beaut\u00e9 des costumes et des perruques, la musique, la r\u00e9f\u00e9rence cin\u00e9matographique iconique.<\/p>\n<p>    Une partition sans fausse note.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">D\u00e8s les premi\u00e8res minutes, Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s nous invite \u00e0 entrer directement dans la m\u00e9moire de Salieri, \u00ab\u00a0un vieux salon poussi\u00e9reux\u00a0\u00bb, au sens premier comme au sens figur\u00e9, d\u2019o\u00f9 resurgissent ses souvenirs avec Mozart, partag\u00e9s entre jalousie et admiration. Dans cet esprit, tout va \u00eatre patin\u00e9, du sol aux costumes fan\u00e9s. Tr\u00e8s fluide et chor\u00e9graphi\u00e9e, ponctu\u00e9e de touches oniriques, la mise en sc\u00e8ne se construit sur un plateau sans d\u00e9cor fixe, habill\u00e9 seulement d\u2019une monumentale tenture blanche et de chandeliers. C\u00f4t\u00e9 cour, un piano attend, pos\u00e9 sur roulettes. Il n\u2019en faut pas plus pour nous emmener \u00e0 Vienne, \u00e0 la fin du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle, embarqu\u00e9s par le g\u00e9nie de Mozart, et c\u2019est bien l\u00e0 toute la magie du th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>    Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s, qui n\u2019oubliera pas d\u2019\u00e9teindre (et de poser) son t\u00e9l\u00e9phone avant de monter sur sc\u00e8ne.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p>                                            Le rire de Mozart<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Il est 10\u00a0heures ce jour-l\u00e0, les r\u00e9p\u00e9titions commencent pour les 14 com\u00e9diens de la troupe. En tenue de ville, jean et sweat-shirt rouge, Laurent d\u2019Olce porte d\u00e9j\u00e0 aux pieds ses souliers de sc\u00e8ne \u00e0 large boucle qui lui rappellent\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/theatre\/theatre-la-comedie-francaise-fait-petiller-les-femmes-savantes-de-moliere-au-rond-point-20260115\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise<\/a>\u00a0o\u00f9 il est rest\u00e9 douze ans. \u00ab\u00a0Mais au Fran\u00e7ais, ils \u00e9taient fabriqu\u00e9s sur mesure\u00a0!\u00a0\u00bb Il incarne Orsini Rosenberg<strong>, <\/strong>le directeur de l\u2019Op\u00e9ra de Vienne qui d\u00e9testait Mozart, c\u00e9l\u00e8bre pour avoir lanc\u00e9 \u00e0 son propos \u00ab\u00a0Trop d\u2019\u00e9clat, trop de notes\u00a0!\u00a0\u00bb. Toute la matin\u00e9e est consacr\u00e9e \u00e0 revoir, en situation, les r\u00e9glages techniques de la tournette, un plateau tournant \u00e0 ras du sol de 8\u00a0m\u00e8tres de diam\u00e8tre qui, selon les sc\u00e8nes, ne bouge pas \u00e0 la m\u00eame vitesse ni ne s\u2019arr\u00eate aux m\u00eames endroits.<\/p>\n<p>    Amadeus retrouve le Th\u00e9\u00e2tre Marigny, 44\u00a0ans apr\u00e8s la mise en sc\u00e8ne de Roman Polanski.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped fig-paragraph--dropped-small\">J\u00e9r\u00f4me Kircher prend place dans un fauteuil au large dos. S\u2019\u00e9l\u00e8ve un adagio en mi b\u00e9mol\u00a0: Salieri d\u00e9couvre pour la premi\u00e8re fois la musique de Mozart qui lui-m\u00eame glisse, immobile, autour de lui, comme dans un songe embrum\u00e9. \u00ab\u00a0Il me semblait avoir entendu la voix de Dieu. Mais pourquoi Dieu avait-il choisi pour instrument cet enfant obsc\u00e8ne\u00a0?\u00a0\u00bb Ce dernier est alors la nouvelle coqueluche des salons viennois o\u00f9 ses \u00e9clats amusent autant qu\u2019ils agacent. \u00c0 le voir sur le plateau, la tignasse d\u00e9color\u00e9e, jouer du piano en mode invers\u00e9, l\u2019\u00e9vidence frappe\u00a0: Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s \u00e9tait bien destin\u00e9 \u00e0 rev\u00eatir les habits de Mozart. Il l\u2019incarne \u00e0 merveille. Son rire r\u00e9sonne haut perch\u00e9, marqueur embl\u00e9matique pour s\u2019approprier le personnage. \u00ab\u00a0J\u2019y ai beaucoup r\u00e9fl\u00e9chi. Je me suis rendu compte que c\u2019est un rire de d\u00e9fense, de g\u00eane, comme celui d\u2019un enfant quand il se rend compte qu\u2019il a commis une b\u00eatise. Il \u00e9tait profond\u00e9ment en qu\u00eate d\u2019amour, celui du public, celui de son p\u00e8re qu\u2019il n\u2019a jamais re\u00e7u.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    La sc\u00e8ne accueillera trois musiciens-com\u00e9diens et quatre chanteurs-com\u00e9diens.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Aux rires fracassants de Mozart lui r\u00e9pondent les murmures des Venticelli.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/cinema\/baz-luhrmann-amadeus-de-milos-forman-a-eu-une-enorme-influence-sur-moi-20220621\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Dans le film de Milos Forman<\/a>, ils \u00e9taient deux. Ici, ils sont sept\u00a0: quatre chanteurs, un violoniste et deux violoncellistes, tous com\u00e9diens \u00e9galement. Confidents et courtisans empress\u00e9s de Salieri, ils incarnent la Cour, racontent, tel un ch\u0153ur grec, l\u2019histoire en cours, susurrent les derniers bruits de couloir, chantent aussi et g\u00e8rent les changements de d\u00e9cor. Depuis la salle, rien n\u2019\u00e9chappe \u00e0 Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s, micro \u00e0 la main. Un seul interpr\u00e8te mal plac\u00e9 ou \u00e0 contretemps met tout le tableau en p\u00e9ril. Il faut que \u00e7a aille vite, que ce soit pr\u00e9cis et carr\u00e9. \u00ab\u00a0C\u2019est souvent la partie la plus partie ingrate des r\u00e9p\u00e9titions, mais c\u2019est aussi dans ces moments-l\u00e0 que l\u2019\u00e9quipe se soude\u00a0\u00bb, confie Lison Pennec qui, apr\u00e8s avoir incarn\u00e9 la compagne de Glenn Gould dans Glenn, naissance d\u2019un prodige, interpr\u00e8te celle de Mozart, Constanze. La matin\u00e9e se termine par une note joyeuse et incongrue, quand une com\u00e9dienne d\u00e9boule \u00e0 la va-vite rejoindre ses partenaires, avec son tire-lait. \u00ab\u00a0On aura tout vu\u00a0!\u00a0\u00bb s\u2019amuse Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s.<\/p>\n<p>    Lison Pennec (Constanze Mozart) m\u00e8ne son partenaire \u00e0 la baguette.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p>                                            <a class=\"fig-a11y-skip\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf_pagemag\" data-module=\"a11y-skip\" data-context=\"was @visible\"><br \/>\n    Passer la publicit\u00e9<br \/>\n<\/a>            <\/p>\n<p>                                            Le combat vain de Salieri<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Apr\u00e8s les r\u00e9glages techniques de la matin\u00e9e, l\u2019apr\u00e8s-midi est consacr\u00e9 \u00e0 la r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019acte\u00a0II. On reconna\u00eet, dans le r\u00f4le de l\u2019empereur Joseph II, \u00c9ric Berger, le Tanguy d\u2019\u00c9tienne Chatiliez. \u00ab\u00a0Je tire toujours sur la m\u00eame ligne. Les empereurs vivent aussi chez leurs parents\u00a0!\u00a0\u00bb L\u2019une de ses r\u00e9pliques, \u00ab\u00a0Mozart est l\u00e0\u00a0\u00bb, prononc\u00e9e tr\u00e8s vite, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9e en coulisses en ritournelle \u00ab\u00a0mozzarella, mozzarella, mozzarella\u00a0\u00bb, une blague pour \u00e9vacuer la tension avant de remonter sur sc\u00e8ne. J\u00e9r\u00f4me Kircher, lui, ne la quitte jamais. Dans ce second acte, Salieri m\u00e8ne ouvertement sa guerre contre Mozart, victime collat\u00e9rale de son conflit avec Dieu. \u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas un hasard si la pi\u00e8ce s\u2019appelle Amadeus et non\u201cMozart\u201d. Amadeus signifie aussi \u201caim\u00e9 par Dieu\u201d. Salieri est l\u2019un des r\u00f4les les plus complexes que j\u2019ai jamais eus \u00e0 jouer. Il ne faut pas en faire un personnage monochrome, uniquement m\u00e9chant. Ce n\u2019est pas un salaud. Il a juste eu une petite graine de Mozart qui s\u2019est implant\u00e9e dans sa t\u00eate et a perturb\u00e9 son rapport \u00e0 la foi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    J\u00e9r\u00f4me Kircher en Salieri avant perruque.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">La journ\u00e9e se termine enfin dans les loges, o\u00f9 les com\u00e9diens d\u00e9couvrent pour la premi\u00e8re fois leurs perruques et apprennent \u00e0 se maquiller, sous la supervision de Nathalie Tissier. Cette \u00ab\u00a0hair and make-up designer\u00a0\u00bb, comme le disent les Anglo-Saxons, n\u2019avait encore jamais travaill\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre. Collaboratrice fid\u00e8le de Jean-Pierre Jeunet, elle vient de terminer un film avec\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/culture\/ca-m-a-evite-de-me-retrouver-en-hopital-psychiatrique-al-pacino-les-revelations-d-un-enrage-du-cinema-20241017\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Al Pacino<\/a>. Elle est aussi \u00e0 l\u2019origine de la c\u00e9l\u00e8bre transformation de Johnny Depp dans Pirates des Cara\u00efbes et dans Charlie et la chocolaterie. Une pointure. \u00ab\u00a0On m\u2019appelle souvent quand il y a des univers visuels forts. C\u2019est un peu ma marque de fabrique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    Lison Pennec, c\u00f4t\u00e9 jardin.<br \/>\n                Nicolas Krief pour \u00abLe Figaro Magazine\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s, rencontr\u00e9 sur un tournage, a jou\u00e9 les entremetteurs pour lui pr\u00e9senter son fr\u00e8re. Ils se sont tout de suite entendus. \u00ab\u00a0Ce qui m\u2019a plu, c\u2019est d\u2019amener ce que j\u2019ai l\u2019habitude de faire au cin\u00e9ma dans son th\u00e9\u00e2tre \u00e0 lui. J\u2019ai aim\u00e9 jouer sur la d\u00e9cr\u00e9pitude de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/musique\/salieri-la-revanche-du-rival-20210415\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Mozart<\/a> . Il commence la pi\u00e8ce jeune, flamboyant. Et plus la pi\u00e8ce avance, plus ses perruques se d\u00e9t\u00e9riorent, puis ses cheveux aussi, son visage se d\u00e9fait. Malgr\u00e9 ce talent extraordinaire, il meurt tr\u00e8s jeune, marqu\u00e9 par la mis\u00e8re et les tourments. \u00c0 la fin, fi\u00e9vreux et en sueur, il n\u2019est plus du tout maquill\u00e9.\u00a0\u00bb Mais sa musique, elle, est rest\u00e9e \u00e9ternelle.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">\u00abAmadeus\u00bb, de Peter Shaffer, adapt\u00e9 et mis en sc\u00e8ne par Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s, avec Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s, J\u00e9r\u00f4me Kircher, \u00c9ric Berger, Laurent d\u2019Olce, Lison Pennec\u2026 Th\u00e9\u00e2tre Marigny (Paris 8e).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"REPORTAGE &#8211; Quarante ans apr\u00e8s le c\u00e9l\u00e8bre film de Milos Forman, Olivier Soliv\u00e9r\u00e8s adapte la pi\u00e8ce de Peter&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":683704,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1359],"tags":[58,59,1011,27,32708,973,60749],"class_list":{"0":"post-683703","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-people","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-fr","11":"tag-france","12":"tag-mozart","13":"tag-people","14":"tag-theatre-marigny"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115944456465842990","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/683703","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=683703"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/683703\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/683704"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=683703"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=683703"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=683703"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}