{"id":685323,"date":"2026-01-24T05:27:26","date_gmt":"2026-01-24T05:27:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/685323\/"},"modified":"2026-01-24T05:27:26","modified_gmt":"2026-01-24T05:27:26","slug":"a-bruxelles-elene-shatberashvili-revele-sa-peinture-intime-et-spirituelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/685323\/","title":{"rendered":"\u00c0 Bruxelles, Elen\u00e9 Shatberashvili r\u00e9v\u00e8le sa peinture intime et spirituelle"},"content":{"rendered":"<p class=\"editor-content__paragraph\">Discr\u00e8te, <strong>Elene Shatberashvili<\/strong> (n\u00e9e en 1990) parle d\u2019une <strong>voix douce et pos\u00e9e<\/strong>. Elle en dit peu, mais suffisamment pour entrouvrir la porte de ses doutes et de ses errances, r\u00e9v\u00e9lant <strong>son besoin de se mettre en retrait<\/strong> d\u2019un monde de l\u2019art ultra-sollicitant, besoin qu\u2019elle t\u00e2che toutefois de dompter pour s\u2019adapter enfin. Un jour de janvier, elle nous accueille dans <strong>son nouvel atelier<\/strong>, encore en d\u00e9sordre car elle vient de s\u2019y installer, sous la lumi\u00e8re blafarde de plafonniers de bureaux \u2013 nous sommes ici dans <strong>les nouveaux locaux de <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/poush-lincubateur-devenu-incontournable-pour-les-artistes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Poush<\/a><\/strong>, qui transforme des b\u00e2timents d\u00e9saffect\u00e9s en ateliers d\u2019artistes, cette fois-ci <strong>\u00e0 deux pas de la porte d\u2019Aubervilliers<\/strong> et de l\u2019immense 19M.<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">On l\u2019a d\u00e9couverte il y a plusieurs ann\u00e9es, lorsqu\u2019elle \u00e9tait <strong>nomm\u00e9e \u00e0 la bourse R\u00e9v\u00e9lations Emerige<\/strong> en 2020\u00a0; un moment d\u00e9clencheur pour sa carri\u00e8re, confie-t-elle, apr\u00e8s lequel les sollicitations se sont encha\u00een\u00e9es. R\u00e9cemment, toute la France a pu d\u00e9couvrir son <strong>Autoportrait avec des ic\u00f4nes #1 <\/strong>(2018) en couverture du succ\u00e8s de librairie <strong>Mon vrai nom est Elisabeth d\u2019Ad\u00e8le Yon<\/strong> (\u00e9d. du Sous-sol 2025). On la retrouve <strong>cet hiver \u00e0 Bruxelles<\/strong>, o\u00f9 elle b\u00e9n\u00e9ficie de sa <strong>quatri\u00e8me exposition en solo<\/strong> \u2013 ou presque, puisque le commissaire Jo\u00ebl Riff aime \u00e0 faire des <strong>\u00ab\u00a0solos augment\u00e9s\u00a0\u00bb<\/strong>, ce qui a permis \u00e0 l\u2019artiste de s\u2019entourer d\u2019autres cr\u00e9ateurs, comme la peintre <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/au-musee-dorsay-nathanaelle-herbelin-face-a-bonnard-vallotton-vuillard\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Nathana\u00eblle Herbelin<\/a>, et de faire r\u00e9sonner son travail avec leurs pratiques.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/webmaurine_tric-0932-964x789.jpg\" alt=\"Elene Shatberashvili nous accueille dans son nouvel atelier, encore en d\u00e9sordre car elle vient de s\u2019y installer\" width=\"964\" height=\"789\"\/><\/p>\n<p>Elene Shatberashvili nous accueille dans son nouvel atelier, encore en d\u00e9sordre car elle vient de s\u2019y installer, 2026<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Maurine Tric pour BeauxArts.com<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">L\u2019exercice lui a plu, nous explique-t-elle, elle a aim\u00e9 sugg\u00e9rer des noms, s\u2019int\u00e9resser \u00e0 ceux du commissaire. \u00ab\u00a0Je me suis sentie rassur\u00e9e de pouvoir <strong>faire venir des amis artistes en renfort<\/strong>, sourit-elle. Et j\u2019\u00e9tais honor\u00e9e et heureuse d\u2019avoir autour de moi <strong>des gens qui me sont chers<\/strong>.\u00a0\u00bb D\u2019autres, probablement, auraient craint de recevoir moins de lumi\u00e8re en partageant ainsi l\u2019espace de La Verri\u00e8re, mais Elene Shatberashvili ne pense pas comme \u00e7a\u00a0; tout au long de l\u2019interview, elle appara\u00eetra <strong>singuli\u00e8rement humaine<\/strong>, confiant son habitude de faire des siestes dans son atelier, sa \u00ab\u00a0fuite\u00a0\u00bb face \u00e0 certaines sollicitations trop oppressantes, son rejet des deadlines si courantes dans le monde des galeries, o\u00f9 il faut produire \u00e0 toute allure pour pouvoir vendre.<\/p>\n<p>De Tbilissi \u00e0 Paris<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Elle est <strong>n\u00e9e \u00e0 Tbilissi<\/strong>, dans une G\u00e9orgie post-sovi\u00e9tique et \u00ab\u00a0isol\u00e9e du monde\u00a0\u00bb, raconte-t-elle, \u00ab\u00a0<strong> en pleine crise \u00e9conomique<\/strong>\u00a0\u00bb \u2013 pas d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, pas d\u2019eau chaude, du moins pas pour sa famille issue de la classe moyenne. Petit \u00e0 petit, la jeune Elene verra son pays \u00ab\u00a0se transformer\u00a0\u00bb et<strong> s\u2019ouvrir peu \u00e0 peu au monde<\/strong>. \u00c0 sept ans, elle commence \u00e0 suivre des <strong>cours de peinture<\/strong>\u00a0avec un professeur qui la marque\u00a0; elle reste\u00a0son \u00e9l\u00e8ve durant dix ans. \u00ab\u00a0Il ne nous a pas uniquement appris \u00e0 peindre, mais aussi<strong> \u00e0 r\u00eaver<\/strong>, \u00e0 ne pas penser \u00e0 l\u2019argent\u00a0; il nous a <strong>enseign\u00e9 l\u2019\u00e9thique du m\u00e9tier<\/strong> de peintre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/webmaurine_tric-1035-964x643.jpg\" alt=\"R\u00e9cemment, Elene Shatberashvili a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e par le mus\u00e9e du Louvre \u00e0 proposer une copie d\u2019une de ses \u0153uvres\" width=\"964\" height=\"643\"\/><\/p>\n<p>R\u00e9cemment, Elene Shatberashvili a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e par le mus\u00e9e du Louvre \u00e0 proposer une copie d\u2019une de ses \u0153uvres, 2026<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Maurine Tric pour BeauxArts.com<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Contrainte par \u00ab\u00a0ce pays en crise permanente\u00a0\u00bb et en mal d\u2019id\u00e9al, elle s\u2019engage dans des <strong>\u00e9tudes d\u2019architecture<\/strong>, qu\u2019elle <strong>poursuit \u00e0 Paris<\/strong> gr\u00e2ce \u00e0 une aide de sa tante, qui y vit et peut la loger. \u00c0 Malaquais, l\u2019\u00e9cole d\u2019architecture coll\u00e9e aux Beaux-Arts de Paris, elle se fait <strong>remarquer par le peintre Yves B\u00e9lorgey<\/strong>. Il l\u2019encourage \u00e0 traverser les murs, pour se retrouver c\u00f4t\u00e9 Beaux-Arts. Ce qu\u2019elle fait, jusqu\u2019\u00e0 <strong>l\u2019atelier de <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/philippe-cognee-la-peinture-dans-la-peau\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Philippe Cogn\u00e9e<\/a><\/strong>, o\u00f9 elle <strong>rencontre Nathana\u00eblle Herbelin<\/strong>, dont elle connaissait d\u00e9j\u00e0 la peinture pour l\u2019avoir vue dans une exposition et qui deviendra l\u2019une de ses amies les plus proches. Suivront<strong> cinq ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes<\/strong>, \u00e0 nouveau, men\u00e9es en parall\u00e8le d\u2019un travail \u00e0 temps plein dans une galerie, source indispensable de revenus.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/au-musee-dorsay-nathanaelle-herbelin-face-a-bonnard-vallotton-vuillard\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Au mus\u00e9e d\u2019Orsay, Nathana\u00eblle Herbelin face \u00e0 Bonnard, Vallotton, Vuillard\u2026<\/a><\/p>\n<p>Des autoportraits troublants<\/p>\n<blockquote class=\"editor-content__blockquote editor-content__blockquote--align-left\">\n<p>M\u00eame les objets les plus anodins disent quelque chose\u00a0: sur une petite toile, \u00ab\u00a0deux verres se rencontrent comme des amoureux\u00a0\u00bb\u00a0; sur une autre, deux cerises, l\u2019une claire, l\u2019autre fonc\u00e9e, donnent \u00e0 voir un face-\u00e0-face entre deux fruits, l\u2019un venu de France, l\u2019autre de G\u00e9orgie.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Heureusement, la fin des \u00e9tudes s\u2019encha\u00eene avec la nomination au prix Emerige, laquelle va de pair avec une <strong>belle \u00ab\u00a0visibilit\u00e9\u00a0\u00bb<\/strong>, nous pr\u00e9cise-elle, et un atelier pr\u00eat\u00e9 gracieusement durant trois ans. Aujourd\u2019hui, Elene Shatberashvili fait partie des <strong>peintres les plus prometteuses de sa g\u00e9n\u00e9ration<\/strong>, et les expositions se multiplient. R\u00e9cemment, elle a m\u00eame \u00e9t\u00e9 <strong>invit\u00e9e par le mus\u00e9e du Louvre<\/strong> \u00e0 proposer une copie d\u2019\u0153uvres de ses collections\u00a0; elle en a r\u00e9alis\u00e9 deux, une ic\u00f4ne byzantine et un autoportrait fa\u00e7on <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/albrecht-durer-en-2-minutes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00fcrer<\/a>, d\u00e9sormais expos\u00e9s au Centre Pompidou-Metz. La France lui sied donc \u00e0 merveille, m\u00eame si <strong>la G\u00e9orgie<\/strong> ne quitte pas son esprit. Elle y est revenue au d\u00e9but de sa vingtaine, le temps d\u2019une ann\u00e9e destin\u00e9e \u00e0 \u00ab\u00a0rencontrer \u00e0 nouveau mon pays\u00a0\u00bb, et sait qu\u2019elle y<strong> retournera un jour<\/strong>, mais s\u2019enracine pour le moment en France, o\u00f9 son travail fascine.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/webmaurine_tric-1052-964x672.jpg\" alt=\"Elene Shatberashvili produit un autoportrait une \u00e0 deux fois par an depuis la fin de ses \u00e9tudes\" width=\"964\" height=\"672\"\/><\/p>\n<p>Elene Shatberashvili produit un autoportrait une \u00e0 deux fois par an depuis la fin de ses \u00e9tudes, 2026<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Maurine Tric pour BeauxArts.com<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Difficile en effet de ne pas se sentir troubl\u00e9, regard\u00e9 droit dans les yeux par ses <strong>autoportraits<\/strong>, qu\u2019elle produit une \u00e0 deux fois par an depuis la fin de ses \u00e9tudes, et qui sont pour elle <strong>\u00ab\u00a0une forme de journal\u00a0\u00bb<\/strong>. La facture change volontiers, oscillant de la <strong>figuration nette<\/strong> \u00e0 une <strong>\u00ab\u00a0abstractisation des formes\u00a0\u00bb<\/strong> plus \u00e9nigmatique. <strong>Sa figure, son corps<\/strong> se retrouvent tant\u00f4t projet\u00e9s dans un espace indistinct, color\u00e9 comme une brume, dans une peinture \u00e0 l\u2019apparence volontairement inachev\u00e9e, ou encore assis nue sur une chaise bleue, devant deux robes suspendues au plafond.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/webmaurine_tric-1182-964x643.jpg\" alt=\"Les autoportraits d\u2019Elene Shatberashvili passent aussi par d\u2019autres genres de peintures, notamment des natures mortes\" width=\"964\" height=\"643\"\/><\/p>\n<p>Les autoportraits d\u2019Elene Shatberashvili passent aussi par d\u2019autres genres de peintures, notamment des natures mortes, 2026<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Maurine Tric pour BeauxArts.com<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">L\u2019autoportrait passe aussi par d\u2019autres genres de peintures, notamment des <strong>natures mortes<\/strong>. L\u00e0, <strong>les objets, livres, v\u00eatements<\/strong> qui l\u2019entourent <strong>racontent sa vie<\/strong>, ses souvenirs\u00a0: on y verra un poudrier offert par sa tante, une <strong>robe port\u00e9e par sa m\u00e8re<\/strong>, une Bible qu\u2019elle lit et relit, une photographie de son fr\u00e8re. M\u00eame si elle d\u00e9clare ne pas vouloir \u00ab\u00a0que la G\u00e9orgie devienne quelque chose d\u2019exotique \u00e0 exploiter\u00a0\u00bb, elle la convoque bien s\u00fbr souvent dans ces motifs, et \u00e0 travers <strong>ses ic\u00f4nes<\/strong> qui reviennent si souvent.<\/p>\n<p>Un travail grave et m\u00e9lancolique<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">M\u00eame <strong>les objets les plus anodins <\/strong>disent quelque chose\u00a0: sur une petite toile, \u00ab\u00a0deux verres se rencontrent comme des amoureux\u00a0\u00bb\u00a0; sur une autre, deux cerises, l\u2019une claire, l\u2019autre fonc\u00e9e, donnent \u00e0 voir un face-\u00e0-face entre deux fruits, l\u2019un venu de France, l\u2019autre de G\u00e9orgie. Ces <strong>clins d\u2019\u0153il \u00e0 son histoire intime<\/strong> s\u2019incarnent aussi dans des <strong>choix de couleurs<\/strong>, comme ce rouge qui la fascine depuis qu\u2019elle a fait une r\u00e9sidence de cr\u00e9ation en pleine campagne, au milieu des coquelicots. Quant \u00e0 son<strong> \u00ab\u00a0obsession pour les formes rondes\u00a0\u00bb<\/strong>, elle lui vient de sa lecture du psychiatre Carl Gustav Jung, dont elle cite souvent les <strong>r\u00e9flexions sur les symboles<\/strong>.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/webmaurine_tric-1187-964x643.jpg\" alt=\"Il y a de la gravit\u00e9 dans le travail d\u2019Elene Shatberashvili\" width=\"964\" height=\"643\"\/><\/p>\n<p>Il y a de la gravit\u00e9 dans le travail d\u2019Elene Shatberashvili, 2026<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Maurine Tric pour BeauxArts.com<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Il y a de la gravit\u00e9 dans ce travail qui, rit-elle, \u00ab\u00a0manque d\u2019humour\u00a0\u00bb. Oui, Elene Shatberashvili <strong>peint avec s\u00e9rieux<\/strong>. Une toile \u00e0 la fois, et <strong>chacune entra\u00eenant la suivante<\/strong>. Sans doute, lui dit-on, l\u2019exposition id\u00e9ale les alignerait toutes, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, chronologiquement. \u00ab\u00a0C\u2019est <strong>un seul chemin de formes<\/strong>\u00a0\u00bb, r\u00e9pond-t-elle. \u00ab\u00a0Les m\u00eames formes reviennent.\u00a0\u00bb Celles-ci parlent de <strong>la difficult\u00e9 d\u2019\u00eatre soi, en exil<\/strong>, loin de son pays. De la difficult\u00e9 de peindre aussi\u00a0; en nous montrant ses toiles, en cet apr\u00e8s-midi de janvier, l\u2019artiste <strong>critiquera parfois vertement son travail<\/strong>. De la difficult\u00e9, encore, de devoir<strong> vivre de son art<\/strong> et vendre ses toiles dans lesquelles elle met tant d\u2019elle-m\u00eame, de ses proches, de ses amours, de ses souvenirs. Elle le confesse\u00a0: en apprenant la vente de certaines, elle a pleur\u00e9.<\/p>\n<p>  Arrow<\/p>\n<p>Elene Shatberashvili. Quatre<\/p>\n<p>Du 15 janvier 2026 au 11 avril 2026<\/p>\n<p class=\"url-expo\"><a href=\"https:\/\/www.fondationdentreprisehermes.org\/fr\/projet\/quatre-la-verriere\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.fondationdentreprisehermes.org<\/a><\/p>\n<p class=\"annexe-content__infos\">La Verri\u00e8re &#8211; Fondation d&rsquo;entreprise Herm\u00e8s \u2022 50, boulevard de Waterloo \u2022 1000 Bruxelles<br \/><a href=\"https:\/\/www.fondationdentreprisehermes.org\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.fondationdentreprisehermes.org<\/a><\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/reportages\/fanny-testas-et-sonia-soraya-un-gout-du-collectif-et-de-la-debrouille-sans-grain-de-sable\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fanny Testas et Sonia Saroya : un go\u00fbt du collectif et de la d\u00e9brouille sans grain de sable<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Discr\u00e8te, Elene Shatberashvili (n\u00e9e en 1990) parle d\u2019une voix douce et pos\u00e9e. 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