{"id":698046,"date":"2026-01-29T20:01:13","date_gmt":"2026-01-29T20:01:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/698046\/"},"modified":"2026-01-29T20:01:13","modified_gmt":"2026-01-29T20:01:13","slug":"stop-ou-encore-alter1fo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/698046\/","title":{"rendered":"stop ou encore ? \u2013 Alter1fo"},"content":{"rendered":"<p class=\"dark-gray \" style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00c0 l\u2019approche du premier tour des \u00e9lections municipales, la ritournelle du \u00ab faire de la politique autrement \u00bb refait surface dans la bouche des candidat\u00b7es. Proximit\u00e9, \u00e9coute, concertation, co-construction\u2026 les mots-cl\u00e9s et autres \u00e9l\u00e9ments de langage circulent \u00e0 foison, avec la promesse, jur\u00e9-crach\u00e9, de l\u2019av\u00e8nement d\u2019une v\u00e9ritable d\u00e9mocratie participative. Mais \u00e0 force d\u2019\u00eatre invoqu\u00e9e, cette formule n\u2019a-t-elle pas perdu de sa substance ? Car sur le terrain, le foss\u00e9 entre les intentions et leur mise en \u0153uvre demeure. Pire, se creuse parfois.<br \/>Ce diagnostic a \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur d\u2019un caf\u00e9-d\u00e9bat organis\u00e9 par le <a href=\"https:\/\/www.clubpresse-bretagne.com\/page\/2538847-accueil\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Club de la Presse de Bretagne,<\/a> en pr\u00e9sence de Manon Loisel, co-autrice de <a href=\"https:\/\/www.editionstextuel.com\/livre\/pour_en_finir_avec-_la_democratie_participative\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pour en finir avec la d\u00e9mocratie participative<\/a>. De ces \u00e9changes, nous avons retenu quelques r\u00e9flexions qu\u2019il nous semblait utile de coucher sur le papier, et de garder en t\u00eate. Et pour continuer \u00e0 faire avancer le schmilblick, Xavier Desmots, adjoint d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9mocratie locale et \u00e0 la participation citoyenne de la ville de Rennes, a accept\u00e9 de revenir avec nous sur certains points.<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-150640 size-large aligncenter\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Capture2-700x355.jpg\" alt=\"lubpresse-bretagne.com\" width=\"640\" height=\"325\"  \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-150685 size-medium\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/pour-en-finir-avec-la-democratie-participative-197x300.jpg\" alt=\"\" width=\"197\" height=\"300\"  \/>On a tendance \u00e0 l\u2019oublier, mais la <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2025\/10\/20\/crise-democratique-des-symptomes-de-plus-en-plus-inquietants_6648228_3232.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">crise d\u00e9mocratique<\/a> qui s\u2019aggrave depuis 20 ans ne vient pas d\u2019un manque d\u2019id\u00e9es ou d\u2019engagement citoyen. Bien au contraire. Le probl\u00e8me, le vrai, c\u2019est l\u2019\u00e9coute. Ou plut\u00f4t l\u2019absence d\u2019\u00e9coute de nos institutions. Selon Manon Loisel, ces derni\u00e8res sont enferm\u00e9es dans une forme de \u00ab <strong>surdit\u00e9 structurelle<\/strong> \u00bb, leur fonctionnement reposant sur une accumulation de comit\u00e9s de pilotage, de r\u00e9unions techniques, et de r\u00e9formes successives. Bref, cet indigeste gloubi-Boulga n\u2019aide pas \u00e0 entendre ce qui se dit r\u00e9ellement.<br \/>De plus, beaucoup de collectivit\u00e9s continuent d\u2019agir comme si la parole citoyenne n\u2019existait que lorsqu\u2019elles d\u00e9cident de la convoquer. Comme le r\u00e9sume Manon Loisel : \u00ab<strong> Les collectivit\u00e9s ont l\u2019impression d\u2019avoir le monopole de l\u2019expression citoyenne, comme s\u2019il fallait absolument qu\u2019elles organisent un d\u00e9bat pour que la parole s\u2019exprime<\/strong> \u00bb. Sauf que les citoyen\u00b7nes n\u2019ont pas attendu le feu vert des municipalit\u00e9s, ni les ateliers labellis\u00e9s d\u00e9mocratie participative, pour prendre la parole. En France, \u00e7a parle, \u00e7a d\u00e9bat, \u00e7a s\u2019organise. Partout, tout le temps. Dans les halls d\u2019immeubles, sur les r\u00e9seaux sociaux, \u00e0 travers des p\u00e9titions, des r\u00e9unions de quartier, des collectifs spontan\u00e9s. Dans un pays aussi politis\u00e9, que certains moquent pour ses \u00ab Gaulois r\u00e9fractaires \u00bb, le d\u00e9fi n\u2019est donc pas d\u2019empiler de nouveaux dispositifs participatifs. Il est ailleurs. Apprendre \u00e0 \u00e9couter l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a se passe vraiment, l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a cause. Et tant que la participation restera un espace sous contr\u00f4le institutionnel, elle passera \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa promesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre mythe : croire que multiplier les ateliers, les panels et autres enqu\u00eates publiques suffit \u00e0 cr\u00e9er de l\u2019\u00e9coute. Spoiler Alert, c\u2019est faux ! \u00ab <strong>Faire parler, favoriser l\u2019expression, tendre le micro aux citoyen\u00b7nes ne nous aide pas \u00e0 mieux \u00e9couter <\/strong>\u00bb, affirme Manon Loisel. L\u2019exemple donn\u00e9 de certaines conventions citoyennes est assez frappant. \u00ab <strong>On a mis 500 000, 600 000 ou 700 000 euros dans l\u2019organisation d\u2019une convention citoyenne, mais on n\u2019a pas pris le temps d\u2019en faire quelque chose.<\/strong> \u00bb Finalement, tout est investi dans l\u2019organisation, mais presque rien pour analyser, r\u00e9pertorier, traduire politiquement ce qui en sort. R\u00e9sultat : des avis, des propositions, des id\u00e9es en pagaille\u2026 qui finissent trop souvent \u00e0 prendre la poussi\u00e8re dans un placard. Non pas par malveillance, mais plut\u00f4t par manque de temps, de m\u00e9thode et, allez \u00e7a balance ici, peut-\u00eatre aussi de volont\u00e9 politique. Car \u00e9couter n\u2019est pas simplement entendre. C\u2019est accepter d\u2019\u00eatre bouscul\u00e9\u00b7e, contredit\u00b7e, remis\u00b7e en question. Comme le rappelle Manon Loisel justement : \u00ab <strong>La d\u00e9mocratie ne consiste pas \u00e0 produire du consensus \u00e0 tout prix, mais \u00e0 s\u2019organiser autour de d\u00e9saccords assum\u00e9s.<\/strong> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre l\u00e9gende urbaine, peut-\u00eatre que celle-ci vous est famili\u00e8re si vous nous lisez r\u00e9guli\u00e8rement : la participation citoyenne favoriserait des \u00e9changes horizontaux, o\u00f9 tout le monde aurait la m\u00eame chance de s\u2019exprimer. Sur le papier, c\u2019est s\u00e9duisant. Dans la r\u00e9alit\u00e9, beaucoup moins. Car ces dispositifs reposent sur un biais social r\u00e9el : ils profitent \u00e0 celles et ceux qui peuvent se rendre disponibles, qui ont une certaine aisance \u00e0 l\u2019oral ou qui ma\u00eetrisent \u00e0 minima les codes du d\u00e9bat public. Ce sont donc toujours les m\u00eames profils qui se retrouvent surrepr\u00e9sent\u00e9s : retrait\u00e9\u00b7es, personnes dipl\u00f4m\u00e9es, classes moyennes et sup\u00e9rieures\u2026 et un groupe souvent pass\u00e9 sous silence : les propri\u00e9taires. Manon Loisel raconte ainsi une discussion avec le maire d\u2019une petite commune du Lot : \u00ab <strong>La population est compos\u00e9e \u00e0 parts \u00e9gales de locataires et de propri\u00e9taires, vivant pour moiti\u00e9 en logements collectifs et pour moiti\u00e9 en pavillons. Pourtant, au Conseil municipal, 100 % des \u00e9lu\u00b7es sont propri\u00e9taires de maisons.<\/strong> \u00bb\u00a0Pendant ce temps, les classes populaires, les parents isol\u00e9\u00b7es, les locataires ou les jeunes restent largement absent\u00b7es. Non pas parce qu\u2019ils et elles ne veulent pas participer, mais parce que le syst\u00e8me ne se donne pas les moyens de les repr\u00e9senter.\u00a0Cette invisibilisation n\u2019est pas neutre : elle p\u00e8se lourd dans les arbitrages budg\u00e9taires, les priorit\u00e9s politiques et les choix d\u2019am\u00e9nagement. Comme le r\u00e9sume Manon Loisel : \u00ab <strong>C\u2019est tr\u00e8s difficile de faire venir du monde pour discuter des politiques publiques. Alors souvent, on fait avec celles et ceux qui sont l\u00e0. C\u2019est ce que j\u2019appelle la pr\u00e9sentocratie : la prime \u00e0 celles et ceux qui sont pr\u00e9sent\u00b7es.<\/strong> \u00bb Au final, la d\u00e9mocratie participative, telle qu\u2019elle est majoritairement pratiqu\u00e9e aujourd\u2019hui, produit un dispositif avec ses propres exclusions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bon. Maintenant qu\u2019on a dit tout \u00e7a : la d\u00e9mocratie participative, stop ou encore ? La question est vite r\u00e9pondue. Et bien, non ! C\u2019\u00e9tait tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de la soir\u00e9e, Manon Loisel n\u2019est pas si cat\u00e9gorique, bien au contraire. Pour elle, le \u00ab <strong>moins pire<\/strong> \u00bb des fonctionnements d\u00e9mocratiques, dans une soci\u00e9t\u00e9 structurellement in\u00e9galitaire, reste celui qui repose sur un principe simple : une personne, une voix. Et cela passe, qu\u2019on le veuille ou non, par un syst\u00e8me de repr\u00e9sentation. Parler de repr\u00e9sentant\u00b7es plut\u00f4t que d\u2019\u00e9lu\u00b7es n\u2019est pas un d\u00e9tail s\u00e9mantique : cela rappelle que leur r\u00f4le premier n\u2019est pas seulement de d\u00e9cider, mais de porter la voix de l\u2019ensemble de la population, et surtout de celles et ceux qui ne s\u2019expriment pas. Les absent\u00b7es. Les plus pr\u00e9caires. Les abstentionnistes. Les enfants. Les personnes \u00e9trang\u00e8res priv\u00e9es du droit de vote (liste non exhaustive, NDLR).\u00a0\u00a0La d\u00e9mocratie participative peut faire partie de la solution, mais \u00e0 condition de \u00ab <strong>se retrousser s\u00e9rieusement les manches<\/strong> \u00bb. Car telle qu\u2019elle est majoritairement pratiqu\u00e9e aujourd\u2019hui, elle ne corrige pas les in\u00e9galit\u00e9s d\u00e9mocratiques : elle les refl\u00e8te. Pire, elle les accentue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Alter1fo : Fort de votre exp\u00e9rience d\u2019\u00e9lu, comment avez-vous accueilli les critiques formul\u00e9es par Manon Loisel lors du caf\u00e9 citoyen de mercredi dernier ?<\/strong><\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-150682\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/DESMOTS-Xavier-scaled-1-238x300.jpg\" alt=\"\" width=\"238\" height=\"300\"  \/><\/strong>Xavier Desmots : J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 connaissance de ses prises de position \u00e0 travers la lecture de l\u2019ouvrage qu\u2019elle a co\u00e9crit avec Nicolas Rio, Pour en finir avec la d\u00e9mocratie participative (Textuel, 2024). Le titre, volontairement provocateur, a heurt\u00e9 une partie des acteurs tr\u00e8s investis dans la participation citoyenne, tout en confortant ses d\u00e9tracteurs. Mon regard sur ce livre est donc critique, m\u00eame s\u2019il a eu le m\u00e9rite de susciter le d\u00e9bat et de nous interroger sur nos pratiques.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">Mon ressenti est, au final, assez ambivalent. Je ne partage pas l\u2019ensemble des analyses propos\u00e9es, m\u00eame si plusieurs la plupart des constats sont pertinents, des constats que nous avions d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9s. Oui, certains dispositifs de d\u00e9mocratie participative peuvent parfois contribuer \u00e0 renforcer le pouvoir de celles et ceux qui le d\u00e9tiennent d\u00e9j\u00e0. C\u2019est une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019il serait malhonn\u00eate de nier. En revanche, certaines critiques me paraissent parfois un peu caricaturales. Rappelons que la participation citoyenne, et cela n\u2019est pas contextualis\u00e9 dans leur ouvrage, reste une politique publique, relativement r\u00e9cente. En France, on a connu les premiers conseils de quartier d\u00e8s les ann\u00e9es 1980, mais le sujet de la participation citoyenne en tant que tel, et ses dispositifs r\u00e9ellement structur\u00e9s, sont encore jeunes et largement exp\u00e9rimentaux.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">\u25a0 <strong>Lors de la soir\u00e9e, il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que les institutions auraient tendance \u00e0 encadrer excessivement l\u2019expression citoyenne. \u00c0 Rennes, les dispositifs participatifs sont effectivement nombreux : Fabrique citoyenne, budget participatif, enqu\u00eates, concertations\u2026 Quel est votre regard l\u00e0-dessus ?<\/strong><\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">Je partage une grande partie des constats formul\u00e9s. En revanche, ils ne prennent en compte qu\u2019un seul volet de la participation citoyenne, ce qui constitue, \u00e0 mes yeux, un point de d\u00e9saccord majeur. Une part importante de la d\u00e9mocratie locale n\u2019y est pas suffisamment consid\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">En effet, la critique se concentre essentiellement sur la mani\u00e8re dont la participation citoyenne s\u2019ins\u00e8re, \u00e0 un moment donn\u00e9, dans la construction des politiques publiques, en laissant de c\u00f4t\u00e9 l\u2019ensemble des dispositifs qui favorisent l\u2019initiative citoyenne. Or, \u00e0 Rennes, cette participation est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la vie associative. Nous faisons le choix de laisser vivre les collectifs et les associations, sans chercher \u00e0 tout encadrer. Ces acteurs jouent un r\u00f4le de contre-pouvoir indispensable, et leur donner les moyens d\u2019agir de mani\u00e8re autonome contribue aussi \u00e0 une d\u00e9mocratie locale plus vivante.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, Manon Loisel ne tient pas compte de certains dispositifs, comme ceux qui permettent la contestation des d\u00e9cisions publiques ou encore les d\u00e9marches de co-construction. L\u2019enjeu n\u2019est donc pas seulement de consulter, mais aussi de permettre aux citoyennes et aux citoyens d\u2019interpeller, de contester et de formuler des propositions. Dans cette perspective, les travaux de chercheurs comme Julien Talpin (chercheur en science politique et directeur de recherche au CNRS, NDLR), qui plaident pour un renforcement des droits d\u2019interpellation afin d\u2019accro\u00eetre le pouvoir d\u2019agir, notamment des publics aujourd\u2019hui sous-repr\u00e9sent\u00e9s, me paraissent constituer une piste \u00e0 explorer.<\/p>\n<p class=\"light-gray \"><strong>+d1fos : <\/strong>En 2024, la Ville de Rennes a mis en place le droit d\u2019interpellation, un nouvel outil permettant aux habitantes et aux habitants de faire entendre leur voix.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\"><strong>\u25a0 \u00c0 Rennes, le budget participatif demeure l\u2019un des dispositifs embl\u00e9matiques de la d\u00e9mocratie locale, lanc\u00e9 sous l\u2019impulsion de votre famille politique Europe \u00c9cologie Les Verts (EELV). Avec le recul, quels en sont, selon vous, les principaux atouts et les limites ?<\/strong><\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">Le budget participatif est un outil pertinent, mais il ne constitue qu\u2019un dispositif parmi d\u2019autres. Je partage en partie l\u2019analyse de Manon Loisel, selon laquelle il est indispensable de sortir de cette logique fond\u00e9e sur les dispositifs. L\u2019une des principales limites de la d\u00e9mocratie participative r\u00e9side, en effet, aujourd\u2019hui, dans le cloisonnement de l\u2019action publique. Ce qui manque, c\u2019est un v\u00e9ritable parcours citoyen, clair, simple et accessible, permettant \u00e0 toute habitante ou tout habitant porteur d\u2019une id\u00e9e, d\u2019une revendication ou d\u2019une opposition d\u2019identifier imm\u00e9diatement le bon point d\u2019entr\u00e9e, sans avoir \u00e0 ma\u00eetriser la complexit\u00e9 administrative. C\u2019est l\u00e0 un axe d\u2019am\u00e9lioration majeur pour notre action.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">\u25a0 <strong>Malgr\u00e9 tout, on entend principalement de la d\u00e9ception chez des habitant\u00b7es ayant particip\u00e9 \u00e0 ce type de dispositifs (on pense \u00e0 certains collectifs de riveraines et riverains, par exemple.) En tant qu\u2019\u00e9lu, comment vivez-vous cette situation ?<\/strong><\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">C\u2019est vrai. Il y en a qui repartent frustr\u00e9\u00b7es, parfois m\u00eame d\u00e9courag\u00e9\u00b7es. Mais il y en a aussi qui repartent tr\u00e8s satisfait\u00b7es, notamment des personnes qui n\u2019avaient jamais particip\u00e9 auparavant et qui d\u00e9couvrent qu\u2019elles peuvent agir. Et \u00e7a aussi, le livre n\u2019en parle finalement que tr\u00e8s peu. La d\u00e9cision publique implique parfois des arbitrages. Mais partager le pouvoir, m\u00eame imparfaitement, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 en retirer une part aux \u00e9lus et aux \u00e9lues. Et politiquement, ce n\u2019est pas neutre.<br \/>Par ailleurs, la Ville s\u2019inscrit dans une d\u00e9marche d\u2019\u00e9valuation et d\u2019am\u00e9lioration permanente. Nous tirons des enseignements de chaque temps de dialogue avec les habitant.es pour faire en sorte d\u2019am\u00e9liorer nos m\u00e9thodes. Nous sommes aujourd\u2019hui beaucoup plus clairs et transparents sur les objectifs de chaque temps et les marges de man\u0153uvre donn\u00e9es aux habitants. En outre, nous appliquons le \u00ab\u00a0droit de suite\u00a0\u00bb, c\u2019est \u00e0 dire, que la Ville s\u2019engage \u00e0 syst\u00e9matiquement revenir vers les habitants pour les informer de mani\u00e8re argument\u00e9e sur ce qui a \u00e9t\u00e9 effectivement pris en compte ou non pris en compte suite \u00e0 la concertation.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">\u25a0 <strong>Restez-vous optimiste, comme Manon Loisel qui aspire \u00e0 \u00ab se retrousser les manches \u00bb ?<\/strong><\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">Oui, sinc\u00e8rement. La participation citoyenne nous oblige \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la gouvernance locale, \u00e0 exp\u00e9rimenter et \u00e0 nous remettre en question. Personne ne pr\u00e9tend d\u00e9tenir la v\u00e9rit\u00e9, mais nous pouvons aboutir \u00e0 quelque chose de r\u00e9ellement int\u00e9ressant, \u00e0 condition d\u2019accepter l\u2019exp\u00e9rimentation, les erreurs et les ajustements permanents.<\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">\u25a0 <strong>Merci beaucoup pour cet \u00e9change.<\/strong><\/p>\n<p class=\"docx_normalweb\" style=\"text-align: justify;\">Merci \u00e0 vous.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-119276 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Sans-titre-1-e1546240877471.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"62\"  \/><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"E1NzGJOY2O\">\n<p><a href=\"https:\/\/alter1fo.com\/rennes-des-conseils-de-quartier-encore-peu-representatifs-et-a-limpact-limite-150261\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rennes : des conseils de quartier encore peu repr\u00e9sentatifs\u2026 et \u00e0 l\u2019impact limit\u00e9 ?<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"hXSPVv5Ieo\">\n<p><a href=\"https:\/\/alter1fo.com\/participation-en-baisse-pour-cette-saison-6-du-bp-139019\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Participation en baisse pour la saison 6 du Budget Participatif<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 l\u2019approche du premier tour des \u00e9lections municipales, la ritournelle du \u00ab faire de la politique autrement \u00bb&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":698047,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2821],"tags":[1111,11,829,1777,674,1011,27,12,584,25],"class_list":{"0":"post-698046","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rennes","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-bretagne","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-rennes","17":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115980172491793927","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/698046","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=698046"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/698046\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/698047"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=698046"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=698046"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=698046"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}