{"id":728820,"date":"2026-02-12T07:08:15","date_gmt":"2026-02-12T07:08:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/728820\/"},"modified":"2026-02-12T07:08:15","modified_gmt":"2026-02-12T07:08:15","slug":"gisele-pelicot-raconte-sa-relation-avec-ses-enfants-il-est-faux-de-croire-que-le-drame-rassemble-une-famille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/728820\/","title":{"rendered":"Gis\u00e8le Pelicot raconte sa relation avec ses enfants, il est \u00ab\u00a0faux de croire que le drame rassemble une famille\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>        <img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/3c6b796_upload-1-l2b8ortihphs-screenshot-2026-02-11-at-4-01-58-pm.png\"  width=\"728\" height=\"410\" alt=\"Dans son unique entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, Gis\u00e8le P\u00e9licot explique dans La Grande Librairie pourquoi le drame n\u2019a pas soud\u00e9 sa famille et comment chacun de ses enfants avance \u00e0 son propre rythme.\"\/>  <\/p>\n<p>La Grande Librairie (Capture d\u2019\u00e9cran)<\/p>\n<p>Dans son unique entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, Gis\u00e8le P\u00e9licot explique dans La Grande Librairie pourquoi le drame n\u2019a pas soud\u00e9 sa famille et comment chacun de ses enfants avance \u00e0 son propre rythme.<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Invit\u00e9e de La Grande Librairie pour \u00e9voquer la sortie de son livre Et la joie de vivre, publi\u00e9 le 17\u00a0f\u00e9vrier dans 22 pays, Gis\u00e8le Pelicot s\u2019est longuement exprim\u00e9e sur ce que le proc\u00e8s a laiss\u00e9 derri\u00e8re lui. Depuis la r\u00e9v\u00e9lation, en 2020, des viols qu\u2019elle a subis pendant des ann\u00e9es sous s\u00e9dation, et la condamnation de son ex-mari Dominique Pelicot \u00e0 vingt ans de r\u00e9clusion criminelle, son nom est devenu celui d\u2019un symbole. Mais sur le plateau de France 5, c\u2019est d\u2019abord en m\u00e8re qu\u2019elle a parl\u00e9.<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Interrog\u00e9e sur les cons\u00e9quences du drame au sein de sa famille, elle balaie d\u2019embl\u00e9e une id\u00e9e largement r\u00e9pandue\u00a0: \u00ab\u00a0Je pense qu\u2019il est faux de croire que le drame rassemble une famille. Je pense que c\u2019est une d\u00e9flagration qui a tout emport\u00e9.\u00a0\u00bb Loin du r\u00e9cit d\u2019une unit\u00e9 retrouv\u00e9e dans l\u2019\u00e9preuve, Gis\u00e8le Pelicot d\u00e9crit une reconstruction fragment\u00e9e, dans laquelle chacun avance selon son propre rythme. \u00ab\u00a0Chacun aujourd\u2019hui essaye de se reconstruire comme il peut. Il nous faut du temps et chacun \u00e0 son rythme. Moi, j\u2019ai trouv\u00e9 le mien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Cette pr\u00e9cision est essentielle dans son discours. Elle affirme avoir entam\u00e9 son propre chemin, mais reconna\u00eet que la situation n\u2019est pas la m\u00eame pour ses enfants. \u00ab\u00a0Moi, j\u2019ai choisi de vivre avec monsieur Pelicot. Eux n\u2019ont pas choisi leur p\u00e8re. Donc la place est diff\u00e9rente pour eux et je pense que le chemin sera un peu plus long.\u00a0\u00bb Par cette phrase, elle souligne une diff\u00e9rence fondamentale\u00a0: celle entre la responsabilit\u00e9 d\u2019un choix conjugal et la violence d\u2019un h\u00e9ritage subi.<\/p>\n<p>    \u00ab\u00a0Condamn\u00e9e \u00e0 un enfer perp\u00e9tuel\u00a0\u00bb    <\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">La situation de sa fille Caroline, qui a d\u00e9pos\u00e9 plainte contre son p\u00e8re, occupe une place particuli\u00e8re dans son r\u00e9cit. Gis\u00e8le Pelicot \u00e9voque \u00ab\u00a0ce doute\u2026 qui la condamne \u00e0 un enfer perp\u00e9tuel\u00a0\u00bb et pr\u00e9cise qu\u2019elle attend toujours des r\u00e9ponses. \u00ab\u00a0Elle attend des r\u00e9ponses de son p\u00e8re. Aujourd\u2019hui, j\u2019essaierai de l\u2019accompagner du mieux que je peux.\u00a0\u00bb Elle explique que le lien s\u2019est timidement renou\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Caroline, \u00e7a y est [\u2026] On s\u2019appelle aujourd\u2019hui. On a repris rendez-vous ensemble. J\u2019esp\u00e8re que les choses vont s\u2019apaiser pour elle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Pour son fils David, en revanche, le silence domine encore. Elle ne le dramatise pas, mais l\u2019accepte. \u00ab\u00a0\u00c7a demande un peu plus de temps. Je respecte ce silence parce qu\u2019il faut du temps pour gu\u00e9rir, il faut du temps pour cicatriser.\u00a0\u00bb Loin d\u2019imposer une r\u00e9conciliation ou d\u2019en faire un objectif imm\u00e9diat, elle dit comprendre que la blessure ne se referme pas au m\u00eame rythme pour tous.<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Dans son livre, co\u00e9crit avec Judith Perrignon, Gis\u00e8le Pelicot revient sur cinquante ann\u00e9es de vie commune, \u00e9voquant \u00e0 la fois les violences r\u00e9v\u00e9l\u00e9es et les souvenirs heureux. Un choix qui a pu surprendre. Elle assume pourtant de ne pas vouloir effacer enti\u00e8rement son pass\u00e9 conjugal. \u00ab\u00a0Si j\u2019efface ces souvenirs-l\u00e0, je meurs\u00a0\u00bb, confie-t-elle ailleurs dans l\u2019entretien. Elle explique avoir voulu conserver \u00ab\u00a0les bons moments\u00a0\u00bb et enfermer le reste \u00ab\u00a0\u00e0 double tour\u00a0\u00bb. Pour ses enfants, reconna\u00eet-elle, la d\u00e9marche peut \u00eatre diff\u00e9rente\u00a0: \u00ab\u00a0Moi, avec toute cette boue, j\u2019ai voulu mettre de la couleur dans ma vie. Pour mes enfants, c\u2019est s\u00fbrement diff\u00e9rent parce qu\u2019ils n\u2019occupent pas la m\u00eame place.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Le livre est aussi adress\u00e9 \u00e0 eux. \u00ab\u00a0J\u2019esp\u00e8re qu\u2019ils trouveront les r\u00e9ponses\u00a0\u00bb, confie-t-elle \u00e0 Augustin Trapenard. Elle \u00e9voque \u00e9galement ses petites-filles, encore adolescentes, qui connaissent aujourd\u2019hui \u00ab\u00a0Mamie\u00a0\u00bb sans forc\u00e9ment mesurer ce que repr\u00e9sente son histoire. \u00ab\u00a0Peut-\u00eatre qu\u2019un jour, mes petites filles d\u00e9couvriront qui est leur grand-m\u00e8re. Aujourd\u2019hui, elles connaissent Maminou, Mamie, mais elles ne savent pas qui est Gis\u00e8le Pelicot.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"asset asset-text\">Au fil de l\u2019entretien, elle refuse les qualificatifs d\u2019\u00ab\u00a0ic\u00f4ne\u00a0\u00bb ou d\u2019\u00ab\u00a0h\u00e9ro\u00efne\u00a0\u00bb, pr\u00e9f\u00e9rant se d\u00e9finir comme \u00ab\u00a0une femme ordinaire qui s\u2019est oppos\u00e9e au huis clos\u00a0\u00bb. Pourtant, son t\u00e9moignage d\u00e9passe sa seule histoire personnelle et s\u2019inscrit dans un d\u00e9bat plus large sur la place des victimes et la mani\u00e8re dont la soci\u00e9t\u00e9 les regarde. Si elle a trouv\u00e9 une forme d\u2019apaisement, elle ne pr\u00e9tend pas que le proc\u00e8s a referm\u00e9 toutes les plaies familiales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La Grande Librairie (Capture d\u2019\u00e9cran) Dans son unique entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, Gis\u00e8le P\u00e9licot explique dans La Grande Librairie pourquoi&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":728821,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[11,10722,1011,27,303,12,11218,25],"class_list":{"0":"post-728820","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualites","8":"tag-actualites","9":"tag-augustin-trapenard","10":"tag-fr","11":"tag-france","12":"tag-justice","13":"tag-news","14":"tag-proces-des-viols-de-mazan","15":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116056405123771000","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/728820","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=728820"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/728820\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/728821"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=728820"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=728820"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=728820"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}