{"id":739430,"date":"2026-02-16T23:16:13","date_gmt":"2026-02-16T23:16:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/739430\/"},"modified":"2026-02-16T23:16:13","modified_gmt":"2026-02-16T23:16:13","slug":"lacteur-americain-robert-duvall-connu-pour-ses-roles-dans-le-parrain-et-apocalypse-now-est-decede","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/739430\/","title":{"rendered":"L\u2019acteur am\u00e9ricain Robert Duvall, connu pour ses r\u00f4les dans Le Parrain et Apocalypse Now, est d\u00e9c\u00e9d\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>\n    Employ\u00e9 aussi bien par Hathaway, Sturges, Peckinpah, Lumet ou Altman, l\u2019acteur oscaris\u00e9 en 1984 s\u2019est \u00e9teint \u00e0 son domicile \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 95 ans.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u200aRamenez-moi \u00e7a \u00e0 l\u2019\u00e2ge de pierre\u00a0!\u00a0\u00bb Dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/cinema\/apocalypse-now-et-le-nouveau-film-de-guerre-20200821\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Apocalypse Now<\/a> \u00a0(1979), il est le jouissif lieutenant-colonel Kilgore (\u00ab\u200atuer atrocement\u00a0\u00bb), le chef d\u2019un escadron h\u00e9liport\u00e9 qui, insoucieux des balles, tout \u00e0 sa passion pour le surf, ordonne la prise d\u2019une vague id\u00e9ale \u00e0 son arm\u00e9e et, \u00e0 l\u2019appui a\u00e9rien, de napalmer la plage. Vi\u00eat-cong et villageois inclus. Sous son Stetson galonn\u00e9 \u00e0 la John Wayne, il symbolise alors l\u2019imp\u00e9rialisme am\u00e9ricain comme personne (pas m\u00eame dans\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/cinema\/francis-ford-coppola-tous-mes-films-sont-des-autoportraits-20240924\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">le chef-d\u2019\u0153uvre de Coppola<\/a>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/festival-de-cannes\/brando-mitchum-nicholson-avant-johnny-depp-hollywood-a-eu-son-lot-de-tetes-brulees-20230515\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Brando<\/a>\u00a0en colonel Kurtz, officier en rupture de ban, devenu fou et bon \u00e0 abattre). Il donne \u00e0 ce personnage un caract\u00e8re tout \u00e0 la fois grandiose et h\u00e9ro\u00efque, bouffon et meurtrier. Fascinant en somme. Celui qui lui vaudra en 1980 le Golden Globe du meilleur acteur dans un second r\u00f4le.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La cons\u00e9cration, enfin, pour Robert Selden Duvall, qui s\u2019est \u00e9teint \u00e0 95 ans apr\u00e8s une magnifique carri\u00e8re tant sur le front des studios hollywoodiens que du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant\u00a0? Pas compl\u00e8tement. Il lui a fallu patienter encore quatre ans avant d\u2019int\u00e9grer le club des v\u00e9ritables g\u00e9ants am\u00e9ricains, les titulaires de l\u2019Oscar du meilleur acteur tout court. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 Tendre bonheur (1983), une chronique country sign\u00e9e Bruce Beresford, qu\u2019il d\u00e9croche la statuette. Lorsqu\u2019il enfile ce costume de chanteur alcoolique et has been, l\u2019acteur a d\u00e9j\u00e0 plus de vingt ans de carri\u00e8re. Son visage est d\u00e9sormais tann\u00e9. Mais la plus grande surprise est que ce grand laconique chante juste, et m\u00eame avec l\u2019accent de l\u2019Oklahoma (pour ces prises, il a sillonn\u00e9 le centre du pays et \u00e9cout\u00e9 nombre de groupes locaux). M\u00eame Willie Nelson, l\u2019ic\u00f4ne texane du genre, a salu\u00e9 la prestation, persuad\u00e9 que Duvall \u00e9tait du cru alors qu\u2019il est n\u00e9 en Californie et a grandi sur la c\u00f4te Est (Maryland).<\/p>\n<p>                                            <a class=\"fig-a11y-skip\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\" is=\"fig-a11y-skip\" data-trigger-mode=\"visible-once\"><br \/>\n    Passer la publicit\u00e9<br \/>\n<\/a>            <\/p>\n<p>                                            Une mentalit\u00e9 r\u00e9actionnaire<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour ce Tendre Bonheur, il retrouvait au sc\u00e9nario Horton Foote, le dramaturge qui l\u2019avait fait monter sur les planches, en 1958. La pi\u00e8ce, A View from the Bridge d\u2019Arthur Miller (adapt\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e en France par Marcel Aym\u00e9), l\u2019avait lanc\u00e9 \u00e0 Broadway. Puis permis de d\u00e9crocher un premier cachet au cin\u00e9ma, en 1962, dans To Kill a Mockingbird, de Robert Mulligan. Un classique adapt\u00e9 par Foote du roman antis\u00e9gr\u00e9gationniste \u00e9ponyme. Cette \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9e par trois Oscars, dont un pour Gregory Peck qui tient de premier r\u00f4le. Duvall y est Boo Radley, un pauvre h\u00e8re silencieux, un reclus que la ville cache car il sait tout de la violence du Sud. Tout Duvall est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, dans ce masque d\u2019une Am\u00e9rique innocente \u00e0 l\u2019origine mais devenue monstrueuse par ses secrets.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La plupart de ses personnages ult\u00e9rieurs trimbalent ce refoul\u00e9. D\u2019o\u00f9 leur regret du \u00ab\u200abon vieux temps\u00a0\u00bb et leur d\u00e9phasage profond. Duvall lui-m\u00eame, dans ses rares interviews, n\u2019a pas cach\u00e9 sa mentalit\u00e9 r\u00e9actionnaire. Cela n\u2019emp\u00eache pas d\u2019\u00e9couter ce que dit le monstre, que ce soit \u00e0 travers ses cow-boys, ses mafieux ou ses militaires. Son c\u00f4t\u00e9 martial, torse bomb\u00e9 et proche du grognard, Duvall l\u2019avait sans doute emprunt\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re, contre-amiral de l\u2019US Navy. Peut-\u00eatre aussi \u00e0 sa m\u00e8re, actrice et apparent\u00e9e au g\u00e9n\u00e9ral Lee, c\u00e9l\u00e8bre sudiste de la guerre de S\u00e9cession. Elle lui avait donn\u00e9 le jour en 1931 \u00e0 San Diego. S\u00fbrement aussi, l\u2019int\u00e9ress\u00e9 se souvenait-il de son service militaire\u00a0: deux ans dans une Cor\u00e9e ravag\u00e9e par une guerre, pr\u00e9lude \u00e0 celle du Vietnam.<\/p>\n<p>                                            Robert Duvall sait panacher, reprenant quand il le faut la veste du cow-boy, le pardessus du malfrat, le mastic du d\u00e9tective ou la casquette du flic de rue<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Remerci\u00e9 par une bourse, le jeune homme s\u2019inscrit en 1955 \u00e0 des\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/conjoncture\/ecrases-par-le-cout-de-la-vie-les-artistes-quittent-new-york-20260215\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">cours de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 New York<\/a>. Bonne pioche\u00a0: il \u00e9tudie selon la fructueuse m\u00e9thode de l\u2019Actors Studio, qui consiste justement \u00e0 puiser dans son v\u00e9cu pour cr\u00e9er l\u2019\u00e9motion. Cela dit, Duvall a relativis\u00e9 cette approche\u00a0: \u00ab\u200aPas besoin de b\u00e9quilles quand on sait se mouvoir dans l\u2019espace.\u00a0\u00bb Tel \u00e9tait le v\u00e9ritable secret de sa pr\u00e9sence. \u00c0 Manhattan, il croise de nombreuses autres stars en germe. Ses colocataires, \u00e9tudiants comme lui, s\u2019appellent m\u00eame Dustin Hoffman et Gene Hackman. Des apparitions \u00e9pisodiques dans des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es le font vivre. Et, dans une moindre mesure, des interventions plus ou moins notables au cin\u00e9ma. Citons celle d\u2019un bourgeois sudiste fort pleutre dans La Poursuite impitoyable (1966), d\u2019Arthur Penn\u200a; celle d\u2019un chauffeur de taxi sto\u00efque dans Bullitt (1968), de Peter Yates\u200a; ou encore celle d\u2019un \u00ab\u200aoutlaw\u00a0\u00bb affrontant un John Wayne sur le retour dans Cent dollars pour un sh\u00e9rif (1969), de Henry Hathaway.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Duvall travaille pour la premi\u00e8re fois avec Robert Altman lors de son Objectif Lune (1967). Idem avec Francis Ford Coppola, r\u00e9alisateur en 1969 des Gens de la pluie. Mais, pour sa part, \u00e0 l\u2019aube de la d\u00e9cennie nouvelle, c\u2019est son r\u00f4le du major Frank Burns dans le M.A.S.H, d\u2019Altman, qui lui ouvre la voie du succ\u00e8s. Ce commandant d\u2019un h\u00f4pital militaire, puritain et autoritaire, est ridiculis\u00e9 par ses troupes (elles le surprennent tandis qu\u2019il besogne furieusement son infirmi\u00e8re en chef). La cause hippie triomphe. Mais ce ne sera pas pour longtemps. Dans la dystopie THX 1138 (1971), premier long-m\u00e9trage (oubliable) de George Lucas &#8211; et produit par Coppola -, o\u00f9 Duvall a enfin le premier r\u00f4le, son personnage ne r\u00e9ussit qu\u2019in extremis \u00e0 s\u2019extraire d\u2019un monde absolument orwellien.<\/p>\n<p>                                            Premi\u00e8re nomination avec Le Parrain<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Bient\u00f4t la cravate sera redevenue de rigueur\u00a0: Coppola lui offre comme sur un plateau d\u2019argent le personnage de Tom Hagen, fils adoptif et conseiller du Parrain dans deux des volets de la saga. Le r\u00f4le, qui lui permet de donner la r\u00e9plique \u00e0 son a\u00een\u00e9 v\u00e9n\u00e9r\u00e9 Marlon Brando, lui va comme un gant. Il lui vaudra, en 1972, sa premi\u00e8re nomination aux Oscars. Puis, en 1979, la collaboration se poursuit\u00a0: Apocalypse Now sera plus qu\u2019une victoire, un filon. Duvall conserve ainsi l\u2019uniforme dans The Great Santini (1979), o\u00f9 il est \u00e0 nouveau un h\u00e9ros de guerre grand-guignolesque, un Marine exemplaire sauf qu\u2019il n\u2019arrive pas \u00e0 diriger sa famille comme ses hommes (nomination comme meilleur acteur).<\/p>\n<p>                                            <a class=\"fig-a11y-skip\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\" is=\"fig-a11y-skip\" data-trigger-mode=\"visible-once\"><br \/>\n    Passer la publicit\u00e9<br \/>\n<\/a>            <\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La figure du grad\u00e9 atrabilaire pourrait \u00e0 cette p\u00e9riode devenir un clich\u00e9. Heureusement, l\u2019acteur sait panacher, reprenant quand il le faut la veste du cow-boy, le pardessus du malfrat, le mastic du d\u00e9tective ou la casquette du flic de rue. L\u2019attestent, dans la seconde cat\u00e9gorie, \u00c9chec \u00e0 l\u2019organisation (1973), perle m\u00e9connue de polar sec et tendu sign\u00e9e John Flynn, hommage \u00e0 l\u2019\u00e2ge d\u2019or du film noir hollywoodien. Ou, trente-quatre ans plus tard, le tout aussi nerveux La nuit nous appartient, de James Gray. Notons enfin entre ces deux p\u00e9pites le bon Colors (1988), de Dennis Hopper avec Sean Penn, et Sanglantes Confessions (1981), d\u2019Ulu Grosbard, o\u00f9 Duvall joue comme en miroir avec\u00a0<a href=\"http:\/\/madame.lefigaro.fr\/celebrites\/culture\/selon-jodie-foster-robert-de-niro-n-etait-pas-la-personne-la-plus-interessante-du-monde-sur-le-tournage-de-taxi-driver-20251202\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"MADAME\">Robert De Niro<\/a>, lui prenant jusqu\u2019\u00e0 ses tics, l\u2019un et l\u2019autre incarnant deux fr\u00e8res.<\/p>\n<p>                                            Robert Duvall aimait les gens simples de l\u2019\u00e2pre Am\u00e9rique profonde, qu\u2019elle soit urbaine ou rurale. C\u2019\u00e9tait un enfant de Faulkner, des romans de Cormac McCarthy ou de Larry McMurtry<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Mais, de l\u2019aveu m\u00eame de l\u2019int\u00e9ress\u00e9, les westerns sont ce qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re tourner. \u00ab\u200aPour les chevaux\u00a0\u00bb, a confess\u00e9 cet heureux propri\u00e9taire d\u2019un ranch en Virginie. \u00c0 ce compte, hors-la-loi ou justicier, tout lui va. Apr\u00e8s John Wayne, ne l\u2019a-t-on pas vu affronter Clint Eastwood (dans Joe Kidd, de John Sturges, 1972)\u00a0? En 1993, Robert Duvall cavalcade en \u00e9claireur au c\u00f4t\u00e9 de son vieil ami et presque alter ego Gene Hackman, dans Geronimo, de Walter Hill. La m\u00eame ann\u00e9e, il est le d\u00e9tective patelin charg\u00e9 d\u2019enqu\u00eate dans Chute libre, de Joel Schumacher. Cette fois il traque Michael Douglas.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">En 2003, le revoil\u00e0 remont\u00e9 sur ses grands chevaux. Dans Open Range, de Kevin Costner. Et aussi dans Gods and Generals, de Ronald F. Maxwell, o\u00f9 il incarne pr\u00e9cis\u00e9ment son anc\u00eatre le g\u00e9n\u00e9ral Lee\u00a0! Entre-temps, il a pris la direction des op\u00e9rations, sc\u00e9narisant et r\u00e9alisant, en 1998, Le Pr\u00e9dicateur, o\u00f9 il incarne de mani\u00e8re touchante et totalement lib\u00e9r\u00e9e un alcoolique repenti. En 2002, il tient les r\u00eanes d\u2019Assassination Tango et, en 2015, de Wild Horses, un film qu\u2019il s\u2019est taill\u00e9 \u00e0 ses mesures, le produit d\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019instar d\u2019une douzaine d\u2019autres.<\/p>\n<p>                                            Du patron de cha\u00eene au ranger bourru<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Lors d\u2019Assassination Tango (2002), thriller qui a pour cadre le milieu de la danse, succ\u00e8s critique et nouvelle nomination aux Oscars, Duvall a rencontr\u00e9 l\u2019actrice d\u2019origine argentine Luciana Pedraza. Depuis 2005, cette partenaire \u00e0 l\u2019\u00e9cran est devenue sa seconde \u00e9pouse. Ce pas de deux romantique ne gommera pas le \u00ab\u200atough guy\u00a0\u00bb qui sommeille en lui. \u00c0 preuve sa derni\u00e8re apparition \u00e0 l\u2019\u00e9cran, en 2022. Dans ce The Pale Blue Eye, de Scott Cooper, aussi burin\u00e9 que multim\u00e9daill\u00e9 qu\u2019il soit, il a r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 l\u2019acad\u00e9mie militaire de West Point.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, Duvall aimait les gens simples de l\u2019\u00e2pre Am\u00e9rique profonde, qu\u2019elle soit urbaine ou rurale. C\u2019\u00e9tait un enfant de Faulkner, des romans de\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/livres\/l-ecrivain-americain-cormac-mccarthy-est-mort-a-l-age-de-89-ans-20230613\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Cormac McCarthy<\/a>\u00a0ou de Larry McMurtry. Avec Tommy Lee Jones et ses complices du Parrain (\u00e0 commencer par son proche ami James Caan), il excellait \u00e0 manier le lasso dans la poussi\u00e8re. Il restera un de ces rangers bourrus, arch\u00e9types du grand Ouest. Voir l\u2019excellente s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e Lonesome Dove. Mais Duvall savait tout jouer, capable d\u2019incarner un patron de cha\u00eene sans \u00e9tats d\u2019\u00e2me &#8211; Network\u00a0: Main basse sur la t\u00e9l\u00e9vision (1976), de Sidney Lumet -, un\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/en-russie-l-eternel-retour-de-staline-20231030\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Staline<\/a>\u00a0de 20 \u00e0 73 ans, un Eichmann ou encore cet esclavagiste tuant froidement des Noirs \u00e9vad\u00e9s de sa plantation (Convicts, de Peter Masterson, sorti en 1991, et \u00e0 nouveau d\u2019apr\u00e8s l\u2019\u0153uvre du mentor Horton Foote). Bref, donnant toujours de la complexit\u00e9 \u00e0 ses r\u00f4les, \u00e0 commencer par ceux de m\u00e9chants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Employ\u00e9 aussi bien par Hathaway, Sturges, Peckinpah, Lumet ou Altman, l\u2019acteur oscaris\u00e9 en 1984 s\u2019est \u00e9teint \u00e0 son&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":739431,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1359],"tags":[650,58,59,1011,27,59415,973],"class_list":{"0":"post-739430","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-people","8":"tag-cinema","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-le-parrain","14":"tag-people"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116082860728480409","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/739430","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=739430"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/739430\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/739431"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=739430"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=739430"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=739430"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}