{"id":809017,"date":"2026-03-19T04:46:12","date_gmt":"2026-03-19T04:46:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/809017\/"},"modified":"2026-03-19T04:46:12","modified_gmt":"2026-03-19T04:46:12","slug":"lexplorateur-raymond-maufrais-disparu-dans-la-jungle-guyanaise-il-y-a-76-ans-officiellement-declare-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/809017\/","title":{"rendered":"L&rsquo;explorateur Raymond Maufrais, disparu dans la jungle guyanaise il y a 76 ans, officiellement d\u00e9clar\u00e9 mort"},"content":{"rendered":"<p>\n                        L&rsquo;explorateur fran\u00e7ais Raymond Maufrais, disparu en janvier 1950 lors d&rsquo;une exp\u00e9dition dans la jungle guyanaise et dont le corps n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, a \u00e9t\u00e9 officiellement d\u00e9clar\u00e9 mort, mercredi 18 mars 2026 par le tribunal judiciaire de Cayenne, 76 ans apr\u00e8s sa disparition.        <\/p>\n<p class=\"m-pub-dates\">Publi\u00e9 le : 18\/03\/2026 &#8211; 20:05<\/p>\n<p>    3 min    Temps de lecture\n<\/p>\n<p>Raymond Maufrais, introuvable depuis 1950, est donc d\u00e9clar\u00e9 officiellement d\u00e9c\u00e9d\u00e9. \u00ab\u00a0Il aurait 99 ans aujourd&rsquo;hui, \u00e7a laisse peu de place au doute \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 la pr\u00e9sidente du tribunal, Na\u00efma Sajie, avant de prononcer \u00ab\u00a0la mort de Raymond Maufrais au 13 janvier 1950\u00a0\u00bb. Cette date est la derni\u00e8re inscrite dans ses carnets de route, retrouv\u00e9s quelques mois apr\u00e8s sa disparition et plus tard adapt\u00e9s en livre.<\/p>\n<p>Na\u00efma Sajie s&rsquo;est appuy\u00e9e sur l&rsquo;article 88 du Code civil, qui permet de d\u00e9clarer officiellement d\u00e9c\u00e9d\u00e9 tout Fran\u00e7ais \u00ab\u00a0disparu dans des circonstances de nature \u00e0 mettre sa vie en danger lorsque son corps n&rsquo;a pu \u00eatre retrouv\u00e9\u00a0\u00bb. La port\u00e9e de la d\u00e9cision est essentiellement symbolique.<\/p>\n<p>Passionn\u00e9 d&rsquo;aventure, Raymond Maufrais tentait de rallier seul le Br\u00e9sil en passant par le centre de la <strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/guyane\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">Guyane<\/a><\/strong>. Parti du littoral, il avait remont\u00e9 la rivi\u00e8re Mana, rejoint Maripasoula (ouest de la Guyane) \u00e0 pied \u00e0 travers la for\u00eat, puis disparu en se dirigeant vers l&rsquo;est de la Guyane. Il \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 23 ans au moment de son p\u00e9riple.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 1er octobre 1926 \u00e0 Toulon, r\u00e9sistant et d\u00e9cor\u00e9 de la Croix de guerre, Raymond Maufrais \u00e9tait d&rsquo;abord parti en 1946 au Mato Grosso br\u00e9silien, p\u00e9n\u00e9trant dans un territoire alors tr\u00e8s difficile d&rsquo;acc\u00e8s. Cette exp\u00e9dition, juste apr\u00e8s la fin de la p\u00e9riode coloniale, lui avait valu de passer \u00e0 la radio fran\u00e7aise d\u00e8s 1949. Il comparait ce qu&rsquo;il a v\u00e9cu aux films qu&rsquo;il pouvait voir \u00ab\u00a0lorsque (il) \u00e9tai(t) tr\u00e8s jeune, les films de cow-boys, d&rsquo;aventure, de Far West, (&#8230;) l&rsquo;aventure\u00a0\u00bb, selon des archives exhum\u00e9es par France Culture.<\/p>\n<p> Son p\u00e8re Edgar l&rsquo;a cherch\u00e9 en vain pendant plus de 10 ans <\/p>\n<p>Dans ses carnets, retrouv\u00e9s en avril 1950 dans un abri de fortune par un habitant de Camopi, commune de l&rsquo;est de la Guyane peupl\u00e9e majoritairement par les communaut\u00e9s autochtones Way\u00e3mpi et Teko,\u00a0Raymond Maufrais d\u00e9crit des derniers jours marqu\u00e9s par la faim et la maladie et le moment o\u00f9, \u00e0 bout de forces, il doit abattre et manger son chien.<\/p>\n<p>En 76 ans, personne ne s&rsquo;\u00e9tait pench\u00e9 sur la d\u00e9claration de son d\u00e9c\u00e8s, ses parents n&rsquo;ayant jamais accept\u00e9 la mort probable de leur fils unique, et Raymond Maufrais n&rsquo;ayant pas eu de descendance. Les droits d&rsquo;auteur de ses ouvrages n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9clam\u00e9s. Edgard, le p\u00e8re de Raymond Maufrais,\u00a0avait consacr\u00e9 une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 le rechercher \u00e0 travers la Guyane, le Br\u00e9sil et le Suriname, en vain. Il renon\u00e7a en 1964, apr\u00e8s avoir lui-m\u00eame \u00e9chapp\u00e9 de peu \u00e0 la mort lors d&rsquo;une derni\u00e8re exp\u00e9dition de recherche.<\/p>\n<p>L&rsquo;Association des amis d&rsquo;Edgar et Raymond Maufrais (AAERM) a finalement saisi la justice. Son pr\u00e9sident, Geoffroi Crunelle, a expliqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;AFP avoir eu l&rsquo;id\u00e9e lors d&rsquo;un voyage \u00e0 Camopi, commune guyanaise, en 2025.\u00a0\u00ab\u00a0En cherchant, je me suis aper\u00e7u que n&rsquo;importe qui pouvait initier cette d\u00e9marche\u00a0\u00bb, a-t-il dit.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Raymond Maufrais n&rsquo;a pu survivre et tous l&rsquo;ont consid\u00e9r\u00e9 comme mort, soit noy\u00e9, soit de faim et de faiblesse sur une berge\u00a0\u00bb, son corps d\u00e9vor\u00e9 par des poissons carnivores, des ca\u00efmans ou des charognards, selon la requ\u00eate transmise au tribunal par Geoffroi Crunelle, pr\u00e9sident de l&rsquo;Association des amis d&rsquo;Edgar et Raymond Maufrais (AAERM), et cit\u00e9e par France-Guyane.<\/p>\n<p>La port\u00e9e de cette d\u00e9claration tardive de d\u00e9c\u00e8s est surtout symbolique\u00a0: l&rsquo;acte de naissance de Raymond Maufrais \u00e0 Toulon (Var) devrait \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 avec la date du d\u00e9c\u00e8s, de m\u00eame que le registre communal de Camopi, commune o\u00f9 il est officiellement d\u00e9c\u00e9d\u00e9.\u00a0\u00ab\u00a0Dans le myst\u00e8re de la for\u00eat amazonienne, nous avons perdu un \u00e9crivain et un explorateur\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 la pr\u00e9sidente du tribunal, Na\u00efma Sajie. L&rsquo;histoire de ce jeune explorateur disparu a inspir\u00e9 plusieurs livres et un film, La vie pure, sorti en 2015.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L&rsquo;explorateur fran\u00e7ais Raymond Maufrais, disparu en janvier 1950 lors d&rsquo;une exp\u00e9dition dans la jungle guyanaise et dont le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":809018,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[11,1011,27,7644,12,25],"class_list":["post-809017","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-france","tag-actualites","tag-fr","tag-france","tag-guyane","tag-news","tag-republique-francaise"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116254028202015710","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/809017","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=809017"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/809017\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/809018"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=809017"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=809017"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=809017"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}