{"id":833097,"date":"2026-03-29T16:22:13","date_gmt":"2026-03-29T16:22:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/833097\/"},"modified":"2026-03-29T16:22:13","modified_gmt":"2026-03-29T16:22:13","slug":"portrait-des-docks-de-bayonne-a-la-mairie-de-biarritz-en-passant-par-les-sommets-du-rugby-serge-blanco-lhomme-aux-mille-vies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/833097\/","title":{"rendered":"Portrait &#8211; Des docks de Bayonne \u00e0 la mairie de Biarritz, en passant par les sommets du rugby : Serge Blanco, l\u2019homme aux mille vies"},"content":{"rendered":"<p>\n                Des docks de Bayonne au sommet du rugby, des plateaux t\u00e9l\u00e9 \u00e0 la mairie de Biarritz, Serge Blanco (67 ans) a multipli\u00e9 les vies, entre francs succ\u00e8s et zones de friction.\n            <\/p>\n<p>Il avait d\u00e9marr\u00e9 dans le bruit des machines, l\u2019odeur du fioul, la graisse incrust\u00e9e sous les ongles. Le voil\u00e0 d\u00e9sormais aux commandes d\u2019une ville de 30\u00a0000 habitants. \u00ab\u00a0J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 bosser \u00e0 16 ans. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 docker au port de Bayonne\u00a0: \u00e0 5\u00a0heures du matin, on te choisissait &#8211; ou pas &#8211; pour d\u00e9charger les bateaux. J\u2019ai aussi d\u00e9cap\u00e9 des avions, lav\u00e9 des voitures, \u00e9t\u00e9 ouvrier chez Dassault.\u00a0\u00bb Du rugbyman Blanco, on a aussi tout dit, tout \u00e9crit. On l\u2019a consacr\u00e9 comme le plus grand arri\u00e8re de tous les temps, celui que l\u2019on surnomme encore le Pel\u00e9 du rugby. \u00ab\u00a0Sur le terrain, dit son ancien co\u00e9quipier Eric Champ, c\u2019\u00e9tait une panth\u00e8re. Sa foul\u00e9e \u00e9tait immense. Moi qui suis fan de voile, j\u2019avais m\u00eame l\u2019impression de suivre un bateau quillard portant.\u00a0\u00bb\u00a0La fascination qu\u2019il exer\u00e7ait d\u00e9passait le jeu, au point de susciter autant de protection que de crainte. Champ poursuit\u00a0: \u00ab\u00a0Lors du quart de finale de Coupe du monde en 1991, les Anglais en avaient apr\u00e8s lui. Ils voulaient effacer du terrain le meilleur joueur du monde. Alors j\u2019ai d\u00fb s\u00e9vir pour le prot\u00e9ger et\u2026 mon poing est malheureusement tomb\u00e9 sur la gueule de leur ailier, Nigel Heslop.\u00a0\u00bb\u00a0L\u2019histoire ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Quarante ans plus tard, Champ croise dans un restaurant de Lyon un certain Simon Halliday, depuis devenu pr\u00e9sident des coupes d\u2019Europe. Celui-ci lui glisse, sourire en coin\u00a0: \u00ab\u00a0Eric, vous avez fait ma carri\u00e8re. Quand Heslop est sorti, assomm\u00e9, je suis entr\u00e9 en jeu et je n\u2019ai plus jamais quitt\u00e9 le XV de la Rose.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tr\u00e8s vite, la notori\u00e9t\u00e9 de Serge Blanco d\u00e9passe le seul cadre du rugby. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 les joueurs vivent encore loin des projecteurs, lui anticipe d\u00e9j\u00e0 l\u2019\u00e8re moderne. \u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 le premier rugbyman \u00e0 avoir un agent d\u2019image (Anne Cassel, l\u2019\u00e9pouse de l\u2019acteur Jean-Pierre Cassel), qui faisait l\u2019interface avec la presse, les \u00e9v\u00e9nements hors rugby, les possibles partenaires\u2026 J\u2019avais un petit r\u00e9seau et, tous les ans \u00e0 Biarritz, j\u2019organisais aussi les \u201cOlympiades\u201d avec des vedettes de la chanson, des grands sportifs\u2026 Le jour de mon jubil\u00e9 en 1995, beaucoup de ces gens \u00e9taient d\u2019ailleurs pr\u00e9sents\u00a0: Michel Creton, Patrick Bruel, Pascal L\u00e9gitimus, Nagui, Claude Brasseur, Alain Giresse, Yannick Noah, Michel Platini\u2026\u00a0\u00bb Cette notori\u00e9t\u00e9, Serge Blanco va ensuite tenter de la transformer en empire. En 1994, il lance sa marque de v\u00eatements avec un ancien professeur de sport, Jean-Jacques Lauby. Le nom claque, le business prend mais l\u2019apr\u00e8s-carri\u00e8re n\u2019est pas pour lui qu\u2019une ligne droite. Il investit, diversifie, se lance dans la thalassoth\u00e9rapie \u00e0 Hendaye, reprend le ch\u00e2teau de Brindos \u00e0 Anglet, s\u2019essaie \u00e0 l\u2019h\u00f4tellerie haut de gamme. Entrepreneur instinctif, il avance comme il jouait\u00a0: sans calcul excessif. Le succ\u00e8s, pourtant, reste contrast\u00e9. En janvier\u00a02020, sa holding est plac\u00e9e en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Bayonne et un an plus tard, la thalassoth\u00e9rapie et l\u2019h\u00f4tel Iba\u00efa sont c\u00e9d\u00e9s au fonds d\u2019investissement Osae Partners, mettant un terme \u00e0 plusieurs ann\u00e9es de proc\u00e9dures.<\/p>\n<p><strong>Sur Canal, \u00ab\u00a0Et beh c\u2019est bien pour le rugby\u00a0!\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Car chez Blanco, rien n\u2019est jamais lin\u00e9aire. Entre\u00a01995 et\u00a01998, on le retrouve ainsi consultant sur Canal +, prolongeant autrement ce que ses jambes ne peuvent plus exprimer. \u00ab\u00a0Serge \u00e9tait mon partenaire \u00e0 l\u2019antenne, se souvient Eric Bayle. Les matchs \u00e9taient \u00e0 14h30 et, \u00e9videmment, on sortait \u00e0 peine de table au moment de prendre le micro. Un jour, \u00e0 Toulon, il avait voulu manger une bouillabaisse chez Andr\u00e9 Herrero et sur une malencontreuse faute de main, avait massacr\u00e9 sa chemise, nous poussant \u00e0 lui en trouver une autre au dernier moment. [\u2026] Il avait d\u2019ailleurs un go\u00fbt assez particulier en mati\u00e8re d\u2019harmonie vestimentaire. Il \u00e9tait un mannequin ambulant pour sa marque mais les assortiments choisis n\u2019\u00e9taient pas toujours du meilleur go\u00fbt. Aujourd\u2019hui, \u00e7a ferait le tour des r\u00e9seaux sociaux.\u00a0\u00bb\u00a0Au micro, le Pel\u00e9 du rugby avait aussi sa signature. Bayle poursuit\u00a0: \u00ab\u00a0Il avait ses formules, ses convictions. Apr\u00e8s un beau mouvement, il disait toujours \u201cEt beh c\u2019est bien pour le rugby\u00a0!\u201d quand sur les d\u00e9cisions litigieuses, il jurait ses grands dieux que l\u2019arbitre avait toujours raison sans en penser un tra\u00eetre mot, \u00e9videmment.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et puis il y avait les saillies, nourries de ce vieux jeu bayonnais-biarrot qu\u2019ils entretenaient tous les deux. Bayle, encore\u00a0: \u00ab\u00a0Un jour, en commentant les d\u00e9buts d\u2019Agustin Pichot avec l\u2019Argentine, mon partenaire l\u00e2che en direct\u00a0: \u201cJe le prendrais bien \u00e0 Biarritz, celui-l\u00e0.\u201d Je lui ai r\u00e9pondu aussit\u00f4t\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est dommage, Serge\u00a0: Pichot ne veut jouer que dans un grand club\u2026\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb\u00a0Pour Blanco, l\u2019aventure t\u00e9l\u00e9 s\u2019arr\u00eata l\u00e0 o\u00f9 d\u00e9buta une autre vie. En 1998, il prit donc la t\u00eate de la toute nouvelle Ligue nationale de rugby, qu\u2019il pr\u00e9sidera pendant dix ans. Dix ann\u00e9es \u00e0 ferrailler \u00e0 fleurets mouchet\u00e9s avec Bernard Lapasset, le patron f\u00e9d\u00e9ral. Dix ann\u00e9es o\u00f9 le rugby fran\u00e7ais lui pr\u00eata aussi, sans toujours le dire, un c\u0153ur trop biarrot, forc\u00e9ment suspect de partialit\u00e9. \u00ab\u00a0\u00c0 Bayonne, raconte notre chroniqueur Richard Dourthe, on avait trouv\u00e9 la parade. \u00c0 l\u2019ext\u00e9rieur, on prenait cinquante points en premi\u00e8re p\u00e9riode, on laissait l\u2019adversaire se rel\u00e2cher et on plantait quatre essais derri\u00e8re pour repartir avec le bonus offensif. Comme \u00e7a\u2026 Sans vergogne\u2026 \u00c0 la fin de la saison, \u00e7a nous avait b\u00e2ti un petit matelas de points, suffisant pour nous maintenir en Top 14.\u00a0\u00bb Dans la foul\u00e9e, Blanco changea le r\u00e8glement des bonus. \u00ab\u00a0Mais attention, se marre Dourthe\u00a0: je ne dis pas que c\u2019\u00e9tait pour envoyer Bayonne en Pro D2\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le Johnny Hallyday de Grailhen<\/p>\n<p>Parce que Serge Blanco fut aussi, \u00e9videmment, pr\u00e9sident du Biarritz olympique &#8211; une premi\u00e8re fois entre\u00a01995 et\u00a01998, puis de 2008 \u00e0 2015. Une pr\u00e9sidence \u00e0 son image\u00a0: engag\u00e9e, passionn\u00e9e, parfois d\u00e9bordante. En 2013, il est ainsi suspendu par la Ligue pour avoir fait irruption dans le vestiaire d\u2019un arbitre \u00e0 la mi-temps. Et puis du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Aguilera, il y a les blessures plus personnelles. Les inimiti\u00e9s, aussi. Celle avec Laurent Rodriguez reste la plus marquante. Les deux hommes ont \u00e9t\u00e9 proches. Tr\u00e8s proches. \u00ab\u00a0Le Mondial 1987 a fait de nous de tr\u00e8s grands amis, disait en 2020 l\u2019ancien troisi\u00e8me ligne. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, je racontais tout \u00e0 Serge, et je crois que l\u2019inverse \u00e9tait vrai.\u00a0\u00bb Mais en 2014, Blanco, alors pr\u00e9sident du club, d\u00e9cide de mettre fin \u00e0 la mission de son entra\u00eeneur principal. \u00ab\u00a0Il me l\u2019a annonc\u00e9 entre deux portes. J\u2019\u00e9tais bless\u00e9, meurtri. On ne fait pas \u00e7a \u00e0 un ami. Aujourd\u2019hui, je le salue mais \u00e7a ne va pas plus loin.\u00a0\u00bb Blanco assume, sans d\u00e9tour\u00a0: \u00ab\u00a0Chaque fois que j\u2019ai recrut\u00e9 un entra\u00eeneur, je lui ai dit\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 terme, on se f\u00e2chera parce que pour moi, c\u2019est le BO avant tout.\u00a0\u00bb C\u2019est ce qui s\u2019est pass\u00e9 avec \u00ab\u00a0Rodrigue\u00a0\u00bb. Il m\u2019en veut mais rassurez-vous\u00a0: cela ne m\u2019emp\u00eache pas de dormir. [\u2026] Je crois surtout qu\u2019il faudrait qu\u2019il ouvre les yeux, qu\u2019il se rem\u00e9more tout ce que j\u2019ai fait pour lui et respecte un peu les gens.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Mais Blanco, c\u2019est aussi une autre image, plus ronde, plus intime. \u00ab\u00a0Serge, c\u2019est un c\u0153ur gros comme \u00e7a\u00a0\u00bb, raconte Jean-Baptiste Aldig\u00e9, ancien pr\u00e9sident du secteur professionnel du BOPB. \u00ab\u00a0Je me souviens d\u2019un r\u00e9veillon du 31\u00a0d\u00e9cembre o\u00f9 \u00e7a n\u2019allait pas fort dans ma vie. J\u2019\u00e9tais seul. Il m\u2019a alors fait venir \u00e0 Hendaye, dans la thalasso qu\u2019il \u00e9tait sur le point de vendre. Il y avait des cartons partout. Il a fait rouvrir la cuisine, m\u2019a install\u00e9 dans un immense salon, vide comme un vaisseau fant\u00f4me\u2026 et on a mang\u00e9 l\u00e0, en un contre un, comme il dit. C\u2019est l\u2019un de mes plus beaux souvenirs.\u00a0\u00bb Car avec Blanco, la vie prend souvent des tournures inhabituelles. Aldig\u00e9 encha\u00eene\u00a0: \u00ab\u00a0Un jour, on se promenait dans le village de Grailhen (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es), o\u00f9 j\u2019ai une maison de famille. L\u00e0-bas, j\u2019avais l\u2019impression d\u2019\u00eatre avec Johnny Hallyday\u00a0: tous les habitants ont quitt\u00e9 leur salon pour venir le saluer. Tous, sans exception. Ces gens, je ne les avais jamais vus avant que Serge ne mette les pieds au village.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais chez l\u2019ancien arri\u00e8re des Bleus, la chaleur n\u2019efface jamais l\u2019exigence. Vice-pr\u00e9sident de la FFR entre\u00a02012 et\u00a02016, tr\u00e8s engag\u00e9 dans le projet de grand stade abandonn\u00e9 par Bernard Laporte \u00e0 son arriv\u00e9e au pouvoir, il fut aussi charg\u00e9 d\u2019\u00e9pauler le s\u00e9lectionneur Philippe Saint-Andr\u00e9 \u00e0 l\u2019approche de la Coupe du monde. \u00c0 l\u2019automne 2015, au retour de la lourde d\u00e9faite du XV de France en quart de finale face aux All Blacks (62-13), il d\u00e9cidait, au grand dam des joueurs, de couper la musique dans le bus qui ramenait les Bleus \u00e0 leur h\u00f4tel. Il nous dirait, peu apr\u00e8s\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019avais trouv\u00e9 \u00e7a inadmissible et si \u00e7a se reproduisait aujourd\u2019hui, je referais exactement la m\u00eame chose. [\u2026] Je ne comprends pas comment certains peuvent faire un tour de terrain apr\u00e8s avoir perdu. Ce n\u2019est pas un tour de chant, le rugby\u2026 [\u2026] Ce jour-l\u00e0, on avait pris une vraie branl\u00e9e et en \u00e9coutant cette musique de bo\u00eete de nuit, j\u2019ai eu l\u2019impression que ce n\u2019\u00e9tait pas si grave, qu\u2019on voulait d\u00e9j\u00e0 tourner la page. Moi, je me serais cach\u00e9 apr\u00e8s un tel match.\u00a0\u00bb Un peu plus de dix ans plus tard, l\u2019homme aux mille vies revient donc \u00e0 Biarritz pour en \u00e9crire une derni\u00e8re. \u00ab\u00a0La campagne a \u00e9t\u00e9 difficile, explique son ancien co\u00e9quipier Pascal Ondarts. On a d\u00e9couvert un monde qu\u2019on ne connaissait pas, un monde o\u00f9 tous les enfoir\u00e9s te sourient au moment o\u00f9 ils te plantent un couteau dans le dos. Mais chez nous, les gens ont compris que Biarritz n\u2019est pas, pour Serge, une \u00e9tape vers une aventure politique plus large. S\u2019il est l\u00e0, c\u2019est juste pour sa ville. Chaque fois que je le regarde, je repense d\u2019ailleurs \u00e0 la conf\u00e9rence de presse qu\u2019il avait donn\u00e9e \u00e0 Aguilera au moment o\u00f9 sa carri\u00e8re commen\u00e7ait \u00e0 d\u00e9coller. Au micro, il avait dit\u00a0: \u00ab\u00a0Ne m\u2019appelez pas, ne me proposez rien. Je finirai ma carri\u00e8re et ma vie ici\u00a0\u00bb. Il a tenu parole.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des docks de Bayonne au sommet du rugby, des plateaux t\u00e9l\u00e9 \u00e0 la mairie de Biarritz, Serge Blanco&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":833098,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1416],"tags":[1011,27,70921,4853,479,1468,59138,60],"class_list":["post-833097","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-rugby","tag-fr","tag-france","tag-midi-olympique","tag-portraits","tag-rugby","tag-rugby-football","tag-serge-blanco","tag-sports"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116313387752800625","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/833097","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=833097"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/833097\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/833098"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=833097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=833097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=833097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}