{"id":84875,"date":"2025-05-08T17:03:10","date_gmt":"2025-05-08T17:03:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/84875\/"},"modified":"2025-05-08T17:03:10","modified_gmt":"2025-05-08T17:03:10","slug":"la-belle-helene-un-opera-bouffe-dystopique-et-joyeux-a-voir-a-toulon-au-mois-de-mai-dans-une-version-revisitee-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/84875\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La Belle H\u00e9l\u00e8ne\u00a0\u00bb: un op\u00e9ra-bouffe dystopique et joyeux \u00e0 voir \u00e0 Toulon au mois de mai dans une version revisit\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Presque dix ans d\u00e9j\u00e0 que ce duo d\u2019artistes \u2013 elle est danseuse et interpr\u00e8te, lui est com\u00e9dien, danseur, chanteur\u2026 \u2013 s\u2019est lanc\u00e9 dans la mise en sc\u00e8ne, avec une certaine Belle H\u00e9l\u00e8ne. C\u2019\u00e9tait en 2017.<\/p>\n<p>CV rapidement bross\u00e9: Alice Masson et Quentin Gibelin, metteurs en sc\u00e8ne et chor\u00e9graphes, se sont rencontr\u00e9s au centre chor\u00e9graphique national de Rillieux-la-Pape sous la direction de la chor\u00e9graphe Maguy Marin.<\/p>\n<p>Ils sortent dans les ann\u00e9es 2010, fondent la compagnie Le Roy s\u2019Amuse, dont ils sont les directeurs artistiques, s\u2019int\u00e9ressent au jeu du corps autant qu\u2019\u00e0 la danse et au chant, et \u00e0 l\u2019objet.<\/p>\n<p>L\u2019essence de leur travail d\u2019ailleurs se r\u00e9sume avec ces quatre mots: danse, th\u00e9\u00e2tre, chant et objet. Normal quand on sait qu\u2019Alice Masson, danseuse, a \u00e9galement beaucoup travaill\u00e9 la marionnette contemporaine \u2013 \u00ab\u00a0un autre rapport au corps et \u00e0 la narration, cela m\u2019a permis de mettre en sc\u00e8ne un objet en lien avec le corps\u00a0\u00bb, r\u00e9sume-t-elle \u2013 et que Quentin s\u2019int\u00e9resse \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019accessoire qui va raconter quelque chose\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re cr\u00e9ation donc, La Belle H\u00e9l\u00e8ne en 2017. Cette m\u00eame h\u00e9ro\u00efne qu\u2019ils mettent en sc\u00e8ne dans une tout autre version, forc\u00e9ment empreinte d\u2019humour, produite par l\u2019Op\u00e9ra de Toulon en collaboration avec l\u2019Op\u00e9ra de Rouen.<\/p>\n<p>Une mise en sc\u00e8ne qui plonge le spectateur dans une dystopie pas si \u00e9loign\u00e9e de notre quotidien, pour laquelle ces deux jeunes visages de la cr\u00e9ation artistique travaillent \u00ab\u00a0\u00e0 la partition\u00a0\u00bb, appuie Alice Masson.<\/p>\n<p><strong>Votre Belle H\u00e9l\u00e8ne 2025 se situe dans un futur proche o\u00f9 la technologie est absente. Pourquoi ce choix?<\/strong><\/p>\n<p><b>Alice Masson: <\/b>On<b> <\/b>a un go\u00fbt th\u00e9\u00e2tral pour la machinerie, mais l\u00e0<b> <\/b>\u00e7a nous plaisait de raconter une histoire o\u00f9 l\u2019objet, la couronne, les rubis, l\u2019or, restent importants.<\/p>\n<p><b>Quentin Gibelin : <\/b>La dystopie nous permet de bien parler d\u2019aujourd\u2019hui tout en faisant un voyage qui n\u2019est pas notre quotidien. On n\u2019est pas dans le r\u00e9alisme, elle nous permet de raconter des choses d\u2019aujourd\u2019hui sans les t\u00e9l\u00e9phones portables, sans les tablettes, sans les t\u00e9l\u00e9viseurs\u2026 Ce que faisaient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u00e9poque les auteurs Offenbach, Meilhac et Hal\u00e9vy. Il y a vraiment une dimension tr\u00e8s contemporaine \u00e0 leur histoire.<\/p>\n<p><strong>Ils utilisaient le prisme de l\u2019Antiquit\u00e9 pour d\u00e9noncer le r\u00e9gime de Napol\u00e9on III. Les travers de l\u2019\u00e9poque sont les m\u00eames que ceux d\u2019aujourd\u2019hui, en fin de compte?<\/strong><\/p>\n<p><b>Q. G. : <\/b>C\u2019est le triste constat qu\u2019on peut faire, le fait que rien ne change.<\/p>\n<p><b>A. M. : <\/b>On a cette double piste dans la mise en sc\u00e8ne: rien ne change aujourd\u2019hui. Les puissants se comporteront toujours comme des puissants et d\u00e9laissent le peuple. Et il y a H\u00e9l\u00e8ne, amoureuse de Paris, et cet amour vaut toutes les folies. On raconte ces deux axes de mani\u00e8re \u00e9gale, d\u2019une mani\u00e8re paradoxale aussi mais c\u2019est pour nous ce qui d\u00e9clenche l\u2019humour que de garder ces deux fils parall\u00e8les.<\/p>\n<p><b>Q. G.<\/b> <b>:<\/b> C\u2019est un sc\u00e9nario tr\u00e8s moderne en fait. Tout le monde veut \u00eatre calife \u00e0 la place du calife\u2026 On parle des travers de l\u2019humain dans une esp\u00e8ce de joyeuset\u00e9, d\u2019humour, et c\u2019est un canal qu\u2019on appr\u00e9cie \u00e9norm\u00e9ment. D\u2019autant plus qu\u2019on a besoin de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 en ce moment.<\/p>\n<p><b>A. M. :<\/b> On pr\u00f4ne aussi l\u2019id\u00e9e que pour le public, venir au th\u00e9\u00e2tre est un acte fort, alors on a envie qu\u2019il s\u2019amuse et s\u2019\u00e9merveille.<\/p>\n<p><strong>Vous travaillez \u00e0 Toulon dans un contexte particulier (1). Est-ce que cela impacte votre travail?<\/strong><\/p>\n<p><b>A. M. : <\/b>Forc\u00e9ment, parce qu\u2019on dirige des personnes qui se trouvent dans une situation tr\u00e8s d\u00e9licate, pour qui l\u2019acte de venir en plateau est questionn\u00e9. Ce n\u2019est pas anodin de diriger dans cette situation-l\u00e0. Mais on le fait en conscience. On leur en a parl\u00e9, et notre r\u00e9ponse est dans la mise en sc\u00e8ne, qui met en avant le ch\u0153ur. On avait fait la demande aupr\u00e8s de l\u2019Op\u00e9ra de Toulon, avant ces \u00e9v\u00e9nements, pour pr\u00e9parer le projet, de les rencontrer car on est tr\u00e8s attach\u00e9s au geste, on avait une grande joie d\u2019explorer le rapport au corps avec des personnes un peu plus \u00e2g\u00e9es que la moyenne habituelle. De voir ce qui \u00e9tait possible ou pas. C\u2019\u00e9tait une grande joie pour nous, \u00e7a l\u2019est toujours, m\u00eame si le contexte est particulier.<\/p>\n<p>1. Le ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra de Toulon est menac\u00e9 de licenciement.<\/p>\n<p>&gt;&gt; Les 13, 15 et 16 mai \u00e0 20h, 18 mai \u00e0 14h30. Tarifs: de 5 \u00e0 79 euros. Renseignements: <a href=\"http:\/\/operadetoulon.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">operadetoulon.fr<\/a><\/p>\n<p>            Version concert le 17 mai place de l\u2019Op\u00e9ra \u00e0 Toulon<\/p>\n<p>L\u2019Op\u00e9ra de Toulon propose le samedi 17 mai \u00e0 partir de 19h, une version concert de La Belle H\u00e9l\u00e8ne. Rendez-vous place de l\u2019op\u00e9ra \u00e0 Toulon \u00e0 19h, pour assister \u00e0 ce concert exceptionnel en pr\u00e9sence de l\u2019orchestre et le ch\u0153ur de l\u2019Op\u00e9ra de Toulon sous la direction musicale de Romain Dumas. Une occasion d\u2019entendre les plus grands airs de cet op\u00e9ra-bouffe sign\u00e9 Offenbach.<\/p>\n<p>&gt;&gt; \u00c0 19 h place de l\u2019Op\u00e9ra \u00e0 Toulon. Gratuit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Presque dix ans d\u00e9j\u00e0 que ce duo d\u2019artistes \u2013 elle est danseuse et interpr\u00e8te, lui est com\u00e9dien, danseur,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":84511,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,4156,251,1777,674,1011,27,12,882,25,2310],"class_list":{"0":"post-84875","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-concerts","11":"tag-culture","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-news","17":"tag-provence-alpes-cote-dazur","18":"tag-republique-francaise","19":"tag-toulon"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114473297759446615","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84875","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84875"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84875\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84511"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84875"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84875"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84875"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}