{"id":853439,"date":"2026-04-07T16:18:16","date_gmt":"2026-04-07T16:18:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/853439\/"},"modified":"2026-04-07T16:18:16","modified_gmt":"2026-04-07T16:18:16","slug":"ormuz-la-russie-et-la-chine-bloquent-lonu-le-front-diplomatique-se-durcit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/853439\/","title":{"rendered":"Ormuz : la Russie et la Chine bloquent l\u2019ONU, le front diplomatique se durcit"},"content":{"rendered":"<p>&#8211; Advertisement &#8211;<\/p>\n<p>Lire l&rsquo;articleStop<\/p>\n<p>En direct<\/p>\n<p style=\"margin:10px 0 0;font-size:18px;line-height:1.45;font-weight:700;color:#111827\">Cet article fait partie du direct : En direct 6 avril<\/p>\n<p>Le veto russe et chinois au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 a fait basculer la crise d\u2019Ormuz sur un autre terrain. Ce mardi, Moscou et P\u00e9kin ont bloqu\u00e9 une r\u00e9solution parrain\u00e9e par Bahre\u00efn visant \u00e0 s\u00e9curiser la navigation commerciale dans le d\u00e9troit, au terme d\u2019un vote qui a recueilli\u00a0<strong>11 voix pour<\/strong>,\u00a0<strong>2 contre<\/strong>\u00a0et\u00a0<strong>2 abstentions<\/strong>. Le texte avait pourtant \u00e9t\u00e9 fortement \u00e9dulcor\u00e9 au fil des n\u00e9gociations pour tenter d\u2019\u00e9viter pr\u00e9cis\u00e9ment ce sc\u00e9nario. L\u2019autorisation initialement envisag\u00e9e de recourir \u00e0 \u00ab tous les moyens n\u00e9cessaires \u00bb avait disparu. Ne restait plus qu\u2019une formulation encourageant une coordination d\u00e9fensive pour prot\u00e9ger la navigation. M\u00eame cette version all\u00e9g\u00e9e n\u2019a pas pass\u00e9 le mur des deux vetos.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Ce vote n\u2019est pas un simple \u00e9pisode proc\u00e9dural new-yorkais. Il intervient \u00e0 quelques heures de l\u2019ultimatum fix\u00e9 par Donald Trump \u00e0 l\u2019Iran sur la r\u00e9ouverture d\u2019Ormuz, dans un contexte o\u00f9 la guerre a d\u00e9j\u00e0 fait bondir les prix de l\u2019\u00e9nergie et boulevers\u00e9 les \u00e9quilibres r\u00e9gionaux. En bloquant le texte, la Russie et la Chine signifient qu\u2019elles refusent de donner, m\u00eame indirectement, une couverture politique onusienne \u00e0 une op\u00e9ration qui pourrait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme un prolongement de la campagne am\u00e9ricano-isra\u00e9lienne contre l\u2019Iran. Le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 se retrouve ainsi paralys\u00e9 au moment exact o\u00f9 la crise exigeait, du point de vue des pays du Golfe et des Occidentaux favorables au texte, un signal d\u2019unit\u00e9 minimale.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Un texte vid\u00e9 de sa substance, puis tout de m\u00eame rejet\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Le cheminement de la r\u00e9solution dit d\u00e9j\u00e0 beaucoup de l\u2019\u00e9tat du front diplomatique. Bahre\u00efn, soutenu par plusieurs \u00c9tats arabes du Golfe et par Washington, avait initialement cherch\u00e9 \u00e0 faire adopter un texte beaucoup plus robuste, qui ouvrait la voie \u00e0 une protection arm\u00e9e du trafic maritime dans le d\u00e9troit. Face aux objections de la Russie, de la Chine, mais aussi aux r\u00e9ticences fran\u00e7aises sur les formulations les plus offensives, le projet a \u00e9t\u00e9 plusieurs fois r\u00e9\u00e9crit. La derni\u00e8re mouture ne parlait plus d\u2019autorisation de la force. Elle se contentait d\u2019<strong>encourager<\/strong>\u00a0les \u00c9tats int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 coordonner des efforts\u00a0<strong>d\u00e9fensifs<\/strong>\u00a0pour garantir la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation. Malgr\u00e9 cet affaiblissement, Moscou et P\u00e9kin ont maintenu leur refus.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>C\u2019est ce point qui donne au veto sa port\u00e9e r\u00e9elle. La Russie et la Chine n\u2019ont pas bloqu\u00e9 un texte ouvertement belliciste. Elles ont bloqu\u00e9 un compromis d\u00e9j\u00e0 amaigri, d\u00e9barrass\u00e9 de son langage coercitif le plus explicite. Autrement dit, leur message va au-del\u00e0 d\u2019un simple d\u00e9saccord r\u00e9dactionnel. Il consiste \u00e0 dire qu\u2019\u00e0 leurs yeux, le probl\u00e8me central n\u2019est pas seulement la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation, mais la guerre elle-m\u00eame et les conditions dans lesquelles elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e. Les deux capitales accusent depuis plusieurs jours Washington et Tel-Aviv d\u2019avoir ouvert cette s\u00e9quence par leurs frappes contre l\u2019Iran, et elles refusent que l\u2019ONU valide ensuite une r\u00e9ponse s\u00e9curitaire qui traiterait Ormuz comme un dossier isol\u00e9 de ce contexte.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Moscou et P\u00e9kin veulent d\u00e9placer le centre du d\u00e9bat<\/strong><\/p>\n<p>Leur ligne diplomatique est d\u00e9sormais claire. Pour la Russie comme pour la Chine, la priorit\u00e9 n\u2019est pas de b\u00e2tir une coalition navale sous parapluie onusien, mais d\u2019obtenir d\u2019abord un arr\u00eat des op\u00e9rations militaires. Les d\u00e9clarations chinoises des derniers jours insistaient d\u00e9j\u00e0 sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un cessez-le-feu et d\u2019une solution politique, tandis que P\u00e9kin et Moscou coordonnaient leur approche au Conseil de s\u00e9curit\u00e9. Leur veto de ce mardi prolonge cette position : pas de texte sur Ormuz qui puisse \u00eatre lu comme une l\u00e9gitimation indirecte d\u2019un encadrement arm\u00e9 du d\u00e9troit tant que la guerre elle-m\u00eame continue.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Ce choix n\u2019est pas uniquement doctrinal. Il est aussi g\u00e9opolitique. La Chine d\u00e9pend fortement des flux \u00e9nerg\u00e9tiques du Golfe et ne peut accepter facilement une architecture de s\u00e9curit\u00e9 maritime qui renforcerait encore la pr\u00e9\u00e9minence militaire am\u00e9ricaine sur une art\u00e8re essentielle \u00e0 son approvisionnement. La Russie, elle, a int\u00e9r\u00eat \u00e0 entretenir une lecture politique du conflit qui mette en accusation les \u00c9tats-Unis et Isra\u00ebl et emp\u00eache la formation d\u2019un consensus occidental \u00e9largi au Conseil. Le veto sert donc \u00e0 la fois une logique de d\u00e9sescalade affich\u00e9e et une logique de rivalit\u00e9 de puissance.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Le revers de Bahre\u00efn et des capitales du Golfe<\/strong><\/p>\n<p>Pour Bahre\u00efn, qui pr\u00e9sidait le Conseil et portait le texte, le revers est s\u00e9rieux. Le royaume s\u2019\u00e9tait plac\u00e9 \u00e0 l\u2019avant-garde des efforts diplomatiques du Golfe pour internationaliser la question d\u2019Ormuz et arracher une base politique \u00e0 une s\u00e9curisation du trafic maritime. En filigrane, il s\u2019agissait aussi d\u2019obtenir une forme de garantie face \u00e0 une fermeture durable du d\u00e9troit, qui menace directement les \u00e9conomies de la r\u00e9gion, les exportations d\u2019hydrocarbures et la stabilit\u00e9 des march\u00e9s mondiaux. Le veto russe et chinois prive les monarchies du Golfe de cette victoire diplomatique et montre que leur marge de man\u0153uvre reste \u00e9troitement d\u00e9pendante des grandes puissances.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Il faut ajouter que la man\u0153uvre de Bahre\u00efn avait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les fractures du camp favorable \u00e0 une action. La France, notamment, avait pouss\u00e9 \u00e0 retirer les \u00e9l\u00e9ments les plus offensifs du texte. Ce point a nourri des d\u00e9bats dans plusieurs capitales occidentales et dans la presse europ\u00e9enne, certains y voyant une prudence utile, d\u2019autres une h\u00e9sitation probl\u00e9matique au moment o\u00f9 la libert\u00e9 de navigation \u00e9tait en jeu. Le vote final n\u2019a pas seulement mis en lumi\u00e8re l\u2019opposition russo-chinoise. Il a aussi montr\u00e9 combien m\u00eame les soutiens du texte avaient d\u00fb composer avec leurs propres divergences sur la mani\u00e8re de traiter Ormuz.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Washington perd la bataille onusienne mais maintient la pression<\/strong><\/p>\n<p>Pour l\u2019administration Trump, l\u2019\u00e9chec est d\u2019autant plus visible qu\u2019il survient juste avant l\u2019\u00e9ch\u00e9ance qu\u2019elle a elle-m\u00eame fix\u00e9e \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. La Maison Blanche voulait faire monter simultan\u00e9ment la pression militaire, \u00e9conomique et diplomatique. Sur le plan militaire, les \u00c9tats-Unis ont d\u00e9j\u00e0 accru leur pr\u00e9sence r\u00e9gionale et men\u00e9 des frappes en Iran. Sur le plan diplomatique, ils esp\u00e9raient obtenir au moins un texte minimal au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 pour montrer que la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation \u00e0 Ormuz relevait d\u2019un int\u00e9r\u00eat international plus large que leurs seuls objectifs de guerre. Le veto de Moscou et de P\u00e9kin casse cette image. Washington se retrouve renvoy\u00e9 \u00e0 une logique plus solitaire, ou au mieux \u00e0 une coalition ad hoc hors ONU.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Cela ne signifie pas pour autant que la pression am\u00e9ricaine va diminuer. Tout indique au contraire que l\u2019administration Trump cherchera \u00e0 utiliser l\u2019\u00e9chec du vote comme argument contre la paralysie du Conseil et pour justifier une action par d\u2019autres cadres, bilat\u00e9raux ou plurilat\u00e9raux. Mais diplomatiquement, le co\u00fbt existe : sans r\u00e9solution, toute op\u00e9ration de s\u00e9curisation plus muscl\u00e9e \u00e0 Ormuz appara\u00eetra davantage comme une initiative de camp que comme une r\u00e9ponse valid\u00e9e par la communaut\u00e9 internationale. Dans une crise d\u00e9j\u00e0 explosive, cette diff\u00e9rence p\u00e8se lourd.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>L\u2019ONU confirme sa paralysie sur le Moyen-Orient<\/strong><\/p>\n<p>Le vote de ce mardi prolonge une r\u00e9alit\u00e9 plus g\u00e9n\u00e9rale : sur les crises moyen-orientales les plus sensibles, le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 reste incapable de produire une ligne commune d\u00e8s lors que les int\u00e9r\u00eats am\u00e9ricains, russes et chinois se heurtent directement. Ormuz n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 cette logique. Les Occidentaux et les \u00c9tats du Golfe mettent en avant la libert\u00e9 de navigation, la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et le risque d\u2019une d\u00e9stabilisation \u00e9conomique globale. La Russie et la Chine r\u00e9pondent que l\u2019on ne peut pas traiter la circulation maritime comme un dossier autonome alors qu\u2019elle est le produit d\u2019une guerre ouverte par les frappes am\u00e9ricaines et isra\u00e9liennes contre l\u2019Iran. Ces deux r\u00e9cits ne se rencontrent plus.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Cette paralysie a des effets tr\u00e8s concrets. Elle signifie que l\u2019ONU ne peut pas, \u00e0 ce stade, offrir ni mandat robuste, ni cadre politique consensuel, ni m\u00e9canisme clair pour d\u00e9samorcer l\u2019escalade autour du d\u00e9troit. Le front diplomatique existe bien, mais il se d\u00e9place hors du Conseil : discussions entre capitales du Golfe, \u00e9changes entre P\u00e9kin et Moscou, pressions am\u00e9ricaines, m\u00e9diations r\u00e9gionales, et tentatives d\u2019\u00e9viter que la crise d\u2019Ormuz ne se transforme en guerre maritime ouverte. L\u2019ONU reste le th\u00e9\u00e2tre du d\u00e9saccord, pas l\u2019outil de sa r\u00e9solution.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Ormuz est devenu le n\u0153ud diplomatique de la guerre<\/strong><\/p>\n<p>Ce veto confirme surtout une chose : le d\u00e9troit d\u2019Ormuz n\u2019est plus seulement un passage maritime strat\u00e9gique. Il est devenu le point o\u00f9 se croisent toutes les lignes de la crise actuelle. Ligne \u00e9nerg\u00e9tique, parce qu\u2019environ un cinqui\u00e8me des flux mondiaux d\u2019hydrocarbures y transitent normalement. Ligne militaire, parce que toute tentative de r\u00e9ouverture par la force pourrait \u00e9largir encore la guerre. Ligne diplomatique, parce que chaque puissance projette sur Ormuz sa propre lecture du conflit. Et ligne \u00e9conomique, parce que le moindre signal sur le d\u00e9troit se r\u00e9percute imm\u00e9diatement sur les cours de l\u2019\u00e9nergie et sur les anticipations de march\u00e9.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>La bataille autour de la r\u00e9solution bahre\u00efnienne l\u2019illustre parfaitement. Les pays du Golfe voulaient recentrer le d\u00e9bat sur la navigation et la protection des routes commerciales. La Russie et la Chine l\u2019ont rebranch\u00e9 sur le conflit g\u00e9n\u00e9ral et sur la responsabilit\u00e9 initiale des \u00c9tats-Unis et d\u2019Isra\u00ebl. Les \u00c9tats-Unis, eux, cherchaient \u00e0 faire d\u2019Ormuz un test de cr\u00e9dibilit\u00e9 internationale face \u00e0 l\u2019Iran. Aucun de ces r\u00e9cits ne s\u2019est impos\u00e9 au Conseil. Le r\u00e9sultat, c\u2019est un blocage qui ne r\u00e9sout rien, mais qui red\u00e9finit les rapports de force : Washington perd la couverture onusienne, Bahre\u00efn perd son initiative, et Moscou comme P\u00e9kin montrent qu\u2019ils restent capables de verrouiller le jeu d\u00e8s lors qu\u2019ils jugent l\u2019escalade trop favorable au camp occidental.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Le front diplomatique entre dans une phase plus dure<\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, deux cons\u00e9quences se d\u00e9gagent. La premi\u00e8re est que les n\u00e9gociations vont probablement se d\u00e9placer vers des formats plus restreints et plus informels, en dehors du Conseil. On peut s\u2019attendre \u00e0 une intensification des contacts entre les \u00c9tats du Golfe, Washington, certaines capitales europ\u00e9ennes et les m\u00e9diateurs r\u00e9gionaux pour tenter d\u2019\u00e9viter une rupture totale. La seconde est que la Russie et la Chine assument d\u00e9sormais un r\u00f4le plus frontal dans cette crise. Elles ne se contentent plus d\u2019exprimer des r\u00e9serves. Elles bloquent. Et ce blocage les installe comme acteurs centraux du front diplomatique, pas seulement comme commentateurs ext\u00e9rieurs.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Ce soir, le veto russo-chinois n\u2019a pas rouvert Ormuz. Il n\u2019a pas apais\u00e9 la guerre. Mais il a clarifi\u00e9 le paysage diplomatique. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, un axe am\u00e9ricano-golfien qui voulait un texte, m\u00eame affaibli, pour s\u00e9curiser la navigation et accro\u00eetre la pression sur T\u00e9h\u00e9ran. De l\u2019autre, Moscou et P\u00e9kin, d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 emp\u00eacher toute lecture d\u2019Ormuz qui contournerait la question centrale des frappes am\u00e9ricaines et isra\u00e9liennes contre l\u2019Iran. Le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 a tranch\u00e9 par l\u2019impuissance. Et dans les crises de cette ampleur, l\u2019impuissance diplomatique n\u2019est jamais neutre : elle laisse le champ plus libre aux ultimatums, aux coalitions de circonstance et aux calculs militaires.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>&#8211; Advertisement &#8211;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"&#8211; Advertisement &#8211; Lire l&rsquo;articleStop En direct Cet article fait partie du direct : En direct 6 avril&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":853440,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1591],"tags":[11,4543,39847,1887,92412,12,3521,1885,1886,132,467,92413,92414],"class_list":["post-853439","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-russie","tag-actualites","tag-bahrein","tag-conseil-de-securite","tag-federation-de-russie","tag-front-diplomatique","tag-news","tag-onu","tag-russia","tag-russian-federation","tag-russie","tag-trump","tag-veto-chinois","tag-veto-russe"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116364332803775122","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/853439","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=853439"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/853439\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/853440"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=853439"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=853439"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=853439"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}