{"id":858508,"date":"2026-04-09T22:00:55","date_gmt":"2026-04-09T22:00:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/858508\/"},"modified":"2026-04-09T22:00:55","modified_gmt":"2026-04-09T22:00:55","slug":"sur-une-boule-de-feu-dans-latmosphere-le-retour-sur-terre-dartemis-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/858508\/","title":{"rendered":"\u00ab Sur une boule de feu dans l\u2019atmosph\u00e8re \u00bb : le retour sur Terre d\u2019Artemis II"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une semaine historique dans l\u2019espace, les quatre astronautes de la mission Artemis II de la NASA, un survol lunaire de dix jours, se pr\u00e9parent \u00e0 la phase la plus intense de leur voyage : le retour sur Terre.<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>En treize minutes, le vaisseau Orion va chuter de plus de 400 000 pieds (121 kilom\u00e8tres) et parcourir pr\u00e8s de 2 000 miles (3 218 kilom\u00e8tres) au-dessus de l\u2019oc\u00e9an Pacifique jusqu\u2019\u00e0 une zone sp\u00e9ciale d\u2019amerrissage au large des c\u00f4tes de la Californie.<\/p>\n<p>Durant presque la moiti\u00e9 de ce temps, leurs communications avec l\u2019\u00e9quipe au sol de la NASA seront totalement coup\u00e9es et ils devront supporter des temp\u00e9ratures pouvant atteindre 2 760 degr\u00e9s Celsius.<\/p>\n<p>L\u2019astronaute Victor Glover explique qu\u2019il pense \u00e0 cette rentr\u00e9e atmosph\u00e9rique de la mission Artemis II depuis le jour o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9, il y a plus de trois ans.<\/p>\n<p>Il a d\u00e9crit la rentr\u00e9e comme \u00ab chevaucher une boule de feu \u00e0 travers l\u2019atmosph\u00e8re \u00bb lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse mercredi.<\/p>\n<p>Voici en d\u00e9tail ce que font actuellement les astronautes pour se pr\u00e9parer \u00e0 leur retour enflamm\u00e9 sur Terre, et ce qui les attend ensuite.<\/p>\n<p>Se pr\u00e9parer \u00e0 la descente<\/p>\n<p>En vue de la rentr\u00e9e, l\u2019\u00e9quipage a d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9 une man\u0153uvre de correction de trajectoire de retour, un l\u00e9ger allumage de moteur destin\u00e9 \u00e0 affiner la trajectoire du vaisseau pour un retour plus pr\u00e9cis vers la Terre, <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=BbPeeZLKrT0\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\">selon (source en anglais)<\/a> Rick Henfling, directeur des op\u00e9rations de rentr\u00e9e pour Artemis II.<\/p>\n<p>Les astronautes ont \u00e9galement test\u00e9 des combinaisons qui les aident \u00e0 lutter contre l\u2019intol\u00e9rance orthostatique, un trouble qui complique le maintien de la pression art\u00e9rielle et du flux sanguin lorsqu\u2019ils se remettent debout apr\u00e8s un s\u00e9jour dans l\u2019espace.<\/p>\n<p>Le neuvi\u00e8me jour du survol de dix jours, l\u2019\u00e9quipage pilotera manuellement le vaisseau afin de centrer la Terre dans l\u2019un des hublots, puis l\u2019am\u00e8nera \u00e0 une altitude o\u00f9 l\u2019arri\u00e8re du vaisseau sera point\u00e9 vers le Soleil, afin de g\u00e9n\u00e9rer davantage d\u2019\u00e9nergie, a pr\u00e9cis\u00e9 Henfling.<\/p>\n<p>Puis, le dixi\u00e8me jour d\u2019Artemis II, les astronautes se mettent en configuration pour la descente finale.<\/p>\n<p>Environ vingt minutes avant la rentr\u00e9e, le module de service qui a soutenu et aliment\u00e9 l\u2019\u00e9quipage tout au long de la mission se s\u00e9parera d\u2019Orion. Il finira par se consumer dans l\u2019atmosph\u00e8re avant de retomber sur Terre de mani\u00e8re autonome.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipage sera alors pr\u00eat pour une derni\u00e8re man\u0153uvre de propulsion, le \u00ab raise burn \u00bb, ultime possibilit\u00e9 de modifier la trajectoire avant la descente, qui commencera au sud-est d\u2019Hawa\u00ef et doit les mener \u00e0 un amerrissage au large de la Californie, a indiqu\u00e9 Henfling.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipage abaissera ensuite ses visi\u00e8res pour se prot\u00e9ger les yeux et se retrouvera \u00ab dans un environnement isol\u00e9, dans leur combinaison de lancement et de rentr\u00e9e \u00bb jusqu\u2019\u00e0 leur arriv\u00e9e \u00e0 la surface terrestre.<\/p>\n<p>Comment va se d\u00e9rouler la rentr\u00e9e ?<\/p>\n<p>La capsule rentrera dans l\u2019atmosph\u00e8re terrestre \u00e0 environ 400 000 pieds (121 920 m\u00e8tres) d\u2019altitude et devra parcourir encore 1 950 miles (3 138 kilom\u00e8tres) jusqu\u2019\u00e0 son point d\u2019amerrissage.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est l\u00e0 que les choses deviennent vraiment int\u00e9ressantes \u00bb, a comment\u00e9 Henfling.<\/p>\n<p>Vingt-quatre secondes seulement apr\u00e8s l\u2019entr\u00e9e dans l\u2019atmosph\u00e8re, Orion traversera une phase de \u00ab blackout \u00bb, lorsque le plasma s\u2019accumule autour du vaisseau, interrompant les communications entre les astronautes et le contr\u00f4le de la NASA pendant environ six minutes.<\/p>\n<p>Orion est dot\u00e9 du plus grand bouclier thermique au monde, qui prot\u00e9gera les astronautes de la chaleur extr\u00eame et du plasma.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019issue de ces six minutes de silence radio, Orion se trouvera \u00e0 une altitude de 150 000 pieds (45 720 m\u00e8tres) et se dirigera \u00e0 \u00ab tr\u00e8s grande vitesse \u00bb vers la zone d\u2019amerrissage ; la priorit\u00e9 sera alors le d\u00e9ploiement des parachutes, a expliqu\u00e9 Henfling.<\/p>\n<p>Deux petits parachutes de stabilisation, con\u00e7us pour \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9s depuis un v\u00e9hicule se d\u00e9pla\u00e7ant tr\u00e8s rapidement et d\u2019un diam\u00e8tre de sept m\u00e8tres, s\u2019ouvriront \u00e0 une altitude de 25 000 pieds (7 620 m\u00e8tres) pour ralentir Orion \u00e0 494 km\/h. Trois parachutes principaux plus grands freineront ensuite Orion jusqu\u2019\u00e0 38 km\/h, sa vitesse \u00e0 l\u2019approche de l\u2019amerrissage dans le Pacifique.<\/p>\n<p>Une fois le vaisseau dans l\u2019eau, un syst\u00e8me de cinq ballons gonflables orange se d\u00e9ploiera autour de sa partie sup\u00e9rieure et le remettra en position verticale, afin de permettre \u00e0 l\u2019\u00e9quipage de sortir.<\/p>\n<p>La rentr\u00e9e durera treize minutes du d\u00e9but \u00e0 la fin, a indiqu\u00e9 Henfling. \u00ab Cela va commencer tr\u00e8s vite, et ce sera termin\u00e9 encore plus vite \u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p>Selon la NASA, Artemis II doit amerrir au large de San Diego le vendredi 10 avril vers 20 h 07 (heure de la c\u00f4te Est des \u00c9tats-Unis), soit 2 h 07 (heure d\u2019\u00e9t\u00e9 d\u2019Europe centrale).<\/p>\n<p>La NASA dispose \u00e9galement de trajectoires de secours, qui pourraient conduire l\u2019\u00e9quipage \u00e0 amerrir plus loin que pr\u00e9vu en fonction d\u2019\u00e9ventuels probl\u00e8mes survenant pendant la descente, a pr\u00e9cis\u00e9 Henfling.<\/p>\n<p>Que se passe-t-il apr\u00e8s la mission ?<\/p>\n<p>Liliana Villarreal, directrice des op\u00e9rations d\u2019atterrissage et de r\u00e9cup\u00e9ration pour Artemis, dirige une \u00e9quipe en mer \u00e0 bord de l\u2019USS John P. Murtha, un navire de d\u00e9barquement qui servira \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer les astronautes apr\u00e8s leur amerrissage.<\/p>\n<p>Le navire, accompagn\u00e9 de petites embarcations, sera positionn\u00e9 \u00ab \u00e0 une distance de s\u00e9curit\u00e9 \u00bb du point d\u2019amerrissage d\u2019Orion. Apr\u00e8s une rapide \u00e9valuation de l\u2019air et de l\u2019eau autour de la capsule, les embarcations ouvriront l\u2019\u00e9coutille d\u2019Orion et aideront les astronautes \u00e0 monter \u00e0 bord d\u2019un radeau gonflable baptis\u00e9 \u00ab Front Porch \u00bb, a expliqu\u00e9 Villarreal.<\/p>\n<p>Les astronautes patienteront sur le \u00ab Front Porch \u00bb le temps que deux h\u00e9licopt\u00e8res arrivent pour les transporter vers des installations m\u00e9dicales, o\u00f9 ils b\u00e9n\u00e9ficieront de premiers examens.<\/p>\n<p>\u00ab Nous pr\u00e9voyons de r\u00e9cup\u00e9rer l\u2019\u00e9quipage et de le conduire \u00e0 l\u2019infirmerie dans les deux heures suivant l\u2019amerrissage \u00bb, a indiqu\u00e9 Villarreal. \u00ab Nous avons men\u00e9 une r\u00e9cup\u00e9ration tr\u00e8s r\u00e9ussie [\u2026] lors de la mission Artemis I, et nous sommes confiants : au vu de nos tests et entra\u00eenements [\u2026], Artemis II sera tout aussi r\u00e9ussie. \u00bb<\/p>\n<p>La capsule Orion sera charg\u00e9e \u00e0 bord de l\u2019USS John P. Murtha, puis ramen\u00e9e vers la base navale la plus proche dans les 24 heures suivant l\u2019amerrissage.<\/p>\n<p>La capsule subira ensuite des inspections rapides, avant d\u2019\u00eatre charg\u00e9e sur un camion et renvoy\u00e9e au centre de la NASA en Floride.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Apr\u00e8s une semaine historique dans l\u2019espace, les quatre astronautes de la mission Artemis II de la NASA, un&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":858509,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[2],"tags":[11,90252,386,1011,27,54889,12],"class_list":["post-858508","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","tag-actualites","tag-artemis-ii","tag-espace","tag-fr","tag-france","tag-mission-spatiale","tag-news"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116377006857889256","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/858508","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=858508"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/858508\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/858509"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=858508"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=858508"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=858508"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}