{"id":861188,"date":"2026-04-11T02:17:18","date_gmt":"2026-04-11T02:17:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/861188\/"},"modified":"2026-04-11T02:17:18","modified_gmt":"2026-04-11T02:17:18","slug":"nice-langue-nicoise-une-association-depoussiere-le-nissart-a-lere-numerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/861188\/","title":{"rendered":"NICE : Langue ni\u00e7oise &#8211; Une association d\u00e9poussi\u00e8re le \u00ab\u00a0nissart\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e8re num\u00e9rique"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019association Fin amor e Gai saber modernise l\u2019apprentissage du ni\u00e7ois avec des cours en ligne, un podcast et des emojis pour le rendre d\u00e9sirable.<\/strong><\/p>\n<p>Loin des clich\u00e9s d\u2019un folklore surann\u00e9, la langue ni\u00e7oise, ou \u00ab nissart \u00bb, conna\u00eet un v\u00e9ritable renouveau gr\u00e2ce \u00e0 des initiatives qui la projettent r\u00e9solument dans le 21\u00e8me si\u00e8cle. \u00c0 Nice, l\u2019association Fin amor e Gai saber, port\u00e9e par une artiste engag\u00e9e, s\u2019est donn\u00e9 pour mission de redonner au parler local une image forte, moderne et d\u00e9complex\u00e9e. L\u2019objectif est clair : faire du ni\u00e7ois une langue vivante, utilis\u00e9e au quotidien et per\u00e7ue non comme un vestige du pass\u00e9, mais comme un atout culturel contemporain.<\/p>\n<p><strong>Une image \u00ab glamour \u00bb et d\u00e9complex\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Pour d\u00e9poussi\u00e9rer la pratique du ni\u00e7ois, l\u2019association a choisi un angle audacieux, celui du \u00ab glamour \u00bb. La fondatrice de l\u2019initiative, active depuis plus de vingt ans dans la promotion de la culture locale, assume ce positionnement. \u00ab J\u2019ai fait un choix clair : lui donner une image glamour. Oui, glamour. Moderne, \u00e9l\u00e9gante, incarn\u00e9e \u00bb,<strong> explique-t-elle<\/strong>. Cette vision vise \u00e0 combattre l\u2019autocensure et \u00e0 encourager une pratique fi\u00e8re de la langue. \u00ab Montrer que parler ni\u00e7ois, ce n\u2019est pas \u00eatre tourn\u00e9 vers le pass\u00e9, mais au contraire affirmer une identit\u00e9 vivante, cultiv\u00e9e, consciente d\u2019elle-m\u00eame \u00bb, <strong>poursuit-elle.<\/strong> Pour elle, parler sa langue est un acte fort qui permet de se relier \u00e0 son territoire et de ne pas se diluer dans la globalisation. Elle ajoute avec une pointe d\u2019humour : \u00ab Celui qui parle ni\u00e7ois, il a trop la classe ! \u00bb. L\u2019ambition est de faire du ni\u00e7ois une langue de cr\u00e9ation exigeante, capable de porter des messages profonds et actuels.<\/p>\n<p><strong>Une m\u00e9thode d\u2019apprentissage structur\u00e9e et accessible<\/strong><\/p>\n<p>Au c\u0153ur de ce projet se trouve la formation \u00ab Le ni\u00e7ois en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 \u00bb, une m\u00e9thode con\u00e7ue pour accompagner les personnes d\u00e9sireuses d\u2019apprendre ou de perfectionner leur pratique. L\u2019association propose une approche structur\u00e9e pour rendre la langue accessible au plus grand nombre. Les inscriptions pour la session du mois d\u2019avril sont actuellement ouvertes, et un premier cours d\u2019essai est offert gratuitement pour permettre aux curieux de d\u00e9couvrir la m\u00e9thode. Pour ceux qui souhaitent passer de la th\u00e9orie \u00e0 la pratique, des s\u00e9ances de conversation sont \u00e9galement organis\u00e9es. Ces sessions de 45 minutes, propos\u00e9es \u00e0 l\u2019unit\u00e9 (20 \u20ac) ou par forfait de dix (150 \u20ac), offrent un cadre bienveillant pour oser se lancer, vaincre ses h\u00e9sitations et progresser rapidement.<\/p>\n<p><strong>Du podcast aux emojis : le ni\u00e7ois s\u2019invite au quotidien<\/strong><\/p>\n<p>Pour ancrer durablement le ni\u00e7ois dans les usages modernes, l\u2019association d\u00e9ploie des outils num\u00e9riques innovants. Un podcast, intitul\u00e9 \u00ab Parla la lenga \u00bb, vient d\u2019\u00eatre lanc\u00e9. Port\u00e9 par les \u00e9l\u00e8ves de la formation, il vise \u00e0 faire entendre la langue telle qu\u2019elle se vit aujourd\u2019hui. Le premier \u00e9pisode propose un t\u00e9moignage touchant o\u00f9 une jeune femme interroge son p\u00e8re, originaire d\u2019Entrevaux, sur ses souvenirs d\u2019enfance li\u00e9s \u00e0 la langue, entre fiert\u00e9 et parfois honte \u00e0 l\u2019\u00e9cole. L\u2019\u00e9pisode est disponible en ligne sur le site de l\u2019association (www.zine.fr\/parlalalenga). Parall\u00e8lement, pour investir les conversations num\u00e9riques, un pack d\u2019une vingtaine d\u2019emojis en graphie ni\u00e7oise classique est mis gratuitement \u00e0 disposition. Il suffit d\u2019en faire la demande par mail pour recevoir le pack complet et commencer \u00e0 int\u00e9grer le \u00ab nissart \u00bb dans les \u00e9changes sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p><strong>Un \u00e9cho concret au c\u0153ur de la cit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9marche de l\u2019association trouve d\u00e9j\u00e0 un \u00e9cho visible dans la vie ni\u00e7oise. En guise d\u2019exemple, la fondatrice cite le cas de Ren\u00e9 Cappan, un paysan qui a r\u00e9cemment install\u00e9 une pancarte en ni\u00e7ois sur son stand au c\u00e9l\u00e8bre March\u00e9 de la Lib\u00e9ration, \u00e0 Nice. Ce geste simple mais symbolique t\u00e9moigne d\u2019une r\u00e9appropriation de la langue dans l\u2019espace public et commercial. C\u2019est la preuve, selon l\u2019association, que le ni\u00e7ois a toute sa place partout, bien au-del\u00e0 des cercles d\u2019initi\u00e9s. \u00ab Parler sa langue, ce n\u2019est pas un d\u00e9tail. C\u2019est un acte \u00bb, <strong>mart\u00e8le la responsable du projet<\/strong>, qui encourage chacun \u00e0 passer \u00e0 l\u2019action.\u00a0 \u00a0 \u00ab La langue ni\u00e7oise n\u2019est pas une option. C\u2019est une richesse. Et elle m\u00e9rite qu\u2019on la porte avec fiert\u00e9\u2026 et avec style. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019association Fin amor e Gai saber modernise l\u2019apprentissage du ni\u00e7ois avec des cours en ligne, un podcast et&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":861189,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2819],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,12,2401,882,25],"class_list":{"0":"post-861188","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nice","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-nice","16":"tag-provence-alpes-cote-dazur","17":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116383675238549747","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/861188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=861188"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/861188\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/861189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=861188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=861188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=861188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}