{"id":86214,"date":"2025-05-09T06:49:09","date_gmt":"2025-05-09T06:49:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/86214\/"},"modified":"2025-05-09T06:49:09","modified_gmt":"2025-05-09T06:49:09","slug":"elizabeth-52-ans-et-lalcool-en-vieillissant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/86214\/","title":{"rendered":"Elizabeth, 52 ans, et l\u2019alcool en vieillissant"},"content":{"rendered":"<p><strong>VERTIGE DE L\u2019ALCOOL 4\/4 &#8211; <\/strong>\u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 nous nous questionnons de plus en plus sur notre rapport \u00e0 l\u2019alcool, nous avons recueilli les t\u00e9moignages de femmes qui ont fait le choix d\u2019assumer, de ruser, ou de lever le pied.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Bouff\u00e9es de chaleur, maux de t\u00eate, palpitations, sueurs nocturnes\u2026Nombreuses sont celles qui se reconna\u00eetront dans ce profil type de la femme ayant atteint l\u2019\u00e2ge de la\u00a0<a href=\"http:\/\/madame.lefigaro.fr\/bien-etre\/ces-8-petits-changements-qui-montrent-que-vous-entrez-dans-la-menopause-20250315\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"MADAME\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">pr\u00e9m\u00e9nopause<\/a>, qui intervient g\u00e9n\u00e9ralement entre 45 et 55 ans. Des sympt\u00f4mes dont l\u2019intensit\u00e9 peut \u00eatre aggrav\u00e9e par diff\u00e9rents facteurs, parmi lesquels la consommation d\u2019alcool, m\u00eame en quantit\u00e9 raisonnable. Ce fut le cas d\u2019Elizabeth, 52 ans, directrice de casting \u00e0 Lyon. \u00abJ\u2019ai arr\u00eat\u00e9 l\u2019alcool \u00e0 50 ans, non par conviction, mais parce que mon corps m\u2019y a contrainte, se souvient-elle. Je pr\u00e9sentais d\u00e9j\u00e0 depuis plusieurs ann\u00e9es les premiers signes de la m\u00e9nopause\u00a0: prise de poids, sautes d\u2019humeur, fatigue\u2026 J\u2019avais du mal \u00e0 les assumer, notamment parce que j\u2019\u00e9volue dans un milieu au sein duquel l\u2019apparence physique et la r\u00e9sistance au stress ont une importance \u00e9norme, et o\u00f9 la comp\u00e9tition f\u00e9minine est particuli\u00e8rement pr\u00e9sente\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-body-link&#10;    \">\n            \u00c0 lire aussi<br \/>\n        <a class=\"fig-body-link__link fig-premium-mark\" href=\"http:\/\/madame.lefigaro.fr\/bien-etre\/ces-8-petits-changements-qui-montrent-que-vous-entrez-dans-la-menopause-20250315\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"MADAME\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ces 8 petits changements qui montrent que vous entrez dans la m\u00e9nopause<\/a>\n<\/p>\n<p>\u00abApr\u00e8s un verre de vin blanc, je me souviens avoir ressenti une migraine presque insoutenable\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Si elle admet que sa consommation d\u2019alcool \u00e9tait jusque-l\u00e0 principalement \u00abmondaine\u00bb, avec quelques coupes de champagne \u00e0 l\u2019occasion d\u2019avant-premi\u00e8res, d\u2019un ou deux verres le soir \u00e0 l\u2019heure du d\u00eener et un peu davantage certains week-ends, jamais elle n\u2019aurait pu se douter que son corps allait soudainement siffler la fin de la r\u00e9cr\u00e9. \u00abTout a commenc\u00e9 alors que j\u2019\u00e9tais \u00e0 Berlin pour un festival. Je sortais d\u2019une p\u00e9riode de stress intense, entre la pr\u00e9paration de l\u2019\u00e9v\u00e9nement et l\u2019annonce du cancer de mon p\u00e8re. Ce soir-l\u00e0, apr\u00e8s un verre de vin blanc, je me souviens avoir ressenti une migraine presque insoutenable, des picotements dans le cou, et une soudaine envie de vomir. Sur le moment, j\u2019ai tout mis sur le compte de la mauvaise qualit\u00e9 des vins allemands\u00bb, plaisante Elizabeth. De retour en France, elle d\u00e9cide de prendre une semaine de vacances chez sa s\u0153ur dans les Landes, pr\u00e9f\u00e9rant adopter la strat\u00e9gie de l\u2019autruche plut\u00f4t que de consulter. \u00ab\u00c0 cette p\u00e9riode, j\u2019accompagnais mon p\u00e8re \u00e0 tous ses rendez-vous \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, et j\u2019avais les m\u00e9decins en horreur, s\u2019excuse-t-elle. Je pensais au stress, au surmenage. J\u2019\u00e9tais loin d\u2019imaginer que mon corps \u00e9tait en train de me dire stop, et j\u2019ai mis quelque temps \u00e0 faire le lien avec l\u2019alcool\u00bb. Les mois suivant cette premi\u00e8re \u00abcrise\u00bb, elle pr\u00e9f\u00e8re le d\u00e9ni, ne supportant pas d\u2019envisager de revoir son mode de vie\u00a0: \u00abJ\u2019avais d\u00e9j\u00e0 l\u2019impression que l\u2019arriv\u00e9e de la m\u00e9nopause \u00e9tait en train de me voler une part de ma f\u00e9minit\u00e9, et ayant la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre plut\u00f4t une bonne vivante, je ne me voyais pas passer des soir\u00e9es enti\u00e8res avec un Perrier tranche\u00a0! D\u2019autant que dans mon milieu, refuser un verre est presque vu comme un affront\u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb<br \/>\n        data-script=\u00a0\u00bbhttps:\/\/static.lefigaro.fr\/widget-video\/short-ttl\/video\/index.js\u00a0\u00bb<br \/>\n    &gt;<\/p>\n<p>\u00abMes jambes flageolaient, j\u2019avais du mal \u00e0 fixer mon regard\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Elle continue donc \u00e0 boire, par r\u00e9flexe social autant que par habitude personnelle. \u00abMais au moindre verre, rebelote. D\u2019abord, la barre au front et des naus\u00e9es imm\u00e9diates, alors qu\u2019auparavant, il m\u2019en fallait plusieurs pour ressentir la moindre lourdeur. Puis une sensation de chaleur intense, presque \u00e9touffante, qui m\u2019envahissait d\u00e8s l\u2019ap\u00e9ritif. Je me r\u00e9veillais la nuit, tremp\u00e9e de sueur, avec le c\u0153ur qui battait \u00e0 toute allure\u00bb. Dans son entourage, personne ne semble y pr\u00eater attention. Mais un jour, au beau milieu d\u2019un d\u00e9jeuner avec une r\u00e9alisatrice, elle se voit contrainte de quitter la table apr\u00e8s avoir bu un seul verre de Sancerre\u00a0: \u00abMes jambes flageolaient, j\u2019avais du mal \u00e0 fixer mon regard. La honte a \u00e9t\u00e9 telle que, pendant plusieurs semaines, j\u2019ai \u00e9vit\u00e9 toute sortie professionnelle impliquant de l\u2019alcool. Le soir m\u00eame, j\u2019en ai parl\u00e9 \u00e0 mon mari, qui s\u2019est moqu\u00e9 gentiment de moi\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Il lui faudra attendre une premi\u00e8re consultation chez son m\u00e9decin de famille pour que le diagnostic tombe\u00a0: hypersensibilit\u00e9 soudaine \u00e0 l\u2019alcool, probablement d\u00e9clench\u00e9e par les bouleversements hormonaux li\u00e9s \u00e0 la m\u00e9nopause. \u00abMon m\u00e9tabolisme, qui jusqu\u2019alors g\u00e9rait l\u2019alcool sans difficult\u00e9, n\u2019\u00e9tait plus capable de le traiter correctement. Le foie, ralenti par les fluctuations hormonales, r\u00e9agissait de mani\u00e8re excessive. La moindre dose suffisait \u00e0 d\u00e9clencher une r\u00e9action inflammatoire imm\u00e9diate\u00a0: bouff\u00e9es de chaleur, tachycardie, troubles digestifs. Je me suis retrouv\u00e9e face \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 difficile \u00e0 accepter\u00a0: je ne pouvais plus boire, m\u00eame mod\u00e9r\u00e9ment. \u00c7\u2019a \u00e9t\u00e9 un choc\u00bb.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai eu l\u2019impression de perdre une partie de moi-m\u00eame\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Au-del\u00e0 de la g\u00eane sociale, l\u2019impact sur sa vie quotidienne prend des proportions bien r\u00e9elles\u00a0: \u00abJe me souviens d\u2019un anniversaire o\u00f9 l\u2019on insistait pour que je go\u00fbte \u201cjuste une coupe\u201d de champagne. Un ap\u00e9ritif entre copains o\u00f9 mon refus a suscit\u00e9 des remarques du genre\u00a0: \u201cAllez, fais pas ta rabat-joie\u00a0!\u201d\u00bb. Un d\u00eener o\u00f9, au moment de trinquer, j\u2019ai d\u00fb lever mon verre d\u2019eau gazeuse sous les regards inquiets de l\u2019\u00e9quipe. Assez rapidement, je me suis sentie mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart\u00a0: certaines invitations se sont espac\u00e9es, comme si mon abstinence \u00e9tait devenue le signe que \u201cje n\u2019avais plus l\u2019\u00e2ge\u201d, admet-elle, la gorge nou\u00e9e. Les premiers mois, j\u2019ai eu l\u2019impression de perdre une partie de moi-m\u00eame. L\u2019alcool avait toujours \u00e9t\u00e9 un fil rouge de ma vie d\u2019adulte\u00a0: les vins d\u00e9couverts en voyage, les soir\u00e9es \u00e0 discuter autour d\u2019une bouteille, les ap\u00e9ritifs improvis\u00e9s. Tout \u00e7a s\u2019est effac\u00e9 d\u2019un coup, et j\u2019ai mis du temps \u00e0 trouver de nouveaux rep\u00e8res\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Au fil des mois, elle parvient toutefois \u00e0 trouver un nouvel \u00e9quilibre, et commence m\u00eame \u00e0 consid\u00e9rer cette \u00abmal\u00e9diction\u00bb comme l\u2019opportunit\u00e9 de mieux g\u00e9rer son entr\u00e9e dans la m\u00e9nopause\u00a0: \u00abMes nuits sont devenues plus profondes, mes r\u00e9veils plus sereins. Mon niveau de fatigue a aussi diminu\u00e9. Et, contre toute attente, j\u2019ai aussi gagn\u00e9 en libert\u00e9\u00a0: je peux quitter une soir\u00e9e quand j\u2019en ai envie, sans \u00eatre pi\u00e9g\u00e9e par l\u2019euphorie collective. Quand je vois un verre de vin sur \u00e0 table, je ressens une certaine tendresse pour la femme que j\u2019\u00e9tais, mais je n\u2019\u00e9prouve ni manque, ni jalousie. La m\u00e9nopause m\u2019a appris \u00e0 \u00e9couter ce que mon corps me disait, m\u00eame quand je n\u2019avais aucune envie de l\u2019entendre\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"VERTIGE DE L\u2019ALCOOL 4\/4 &#8211; \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 nous nous questionnons de plus en plus sur notre&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":86215,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[5702,2424,4986,4983,4987,58,59,4989,1295,1294,4651,638,4988,1011,27,977,4992,4862,4991,206,4985,4984,279,4990,4993],"class_list":{"0":"post-86214","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-divertissement","8":"tag-alcool","9":"tag-beaute","10":"tag-beaute-et-bien-etre","11":"tag-bien-etre","12":"tag-detente","13":"tag-divertissement","14":"tag-entertainment","15":"tag-fatigue","16":"tag-feminin","17":"tag-femme","18":"tag-femmes","19":"tag-figaro","20":"tag-forme","21":"tag-fr","22":"tag-france","23":"tag-madame","24":"tag-meditation","25":"tag-mieux-etre","26":"tag-nutrition","27":"tag-psycho","28":"tag-sante-et-bien-etre","29":"tag-soins","30":"tag-sommeil","31":"tag-stress","32":"tag-yoga"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114476545790261479","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86214"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86214\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/86215"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86214"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}