{"id":90178,"date":"2025-05-10T20:33:09","date_gmt":"2025-05-10T20:33:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/90178\/"},"modified":"2025-05-10T20:33:09","modified_gmt":"2025-05-10T20:33:09","slug":"ce-week-end-au-pradet-degustez-un-diner-100-feminin-signe-par-cinq-cheffes-en-residence-a-la-villa-rocabella","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/90178\/","title":{"rendered":"Ce week-end au Pradet, d\u00e9gustez un d\u00eener 100 % f\u00e9minin sign\u00e9 par cinq cheffes en r\u00e9sidence \u00e0 la villa Rocabella"},"content":{"rendered":"<p>Une exp\u00e9rience unique. \u00c0 l\u2019initiative de la journaliste culinaire Tiana Salles, la villa Rocabella, au Pradet, a ouvert ses portes pour une r\u00e9sidence culinaire accueillant cinq cheffes. R\u00e9unies depuis la semaine pass\u00e9e, elles ont propos\u00e9 un premier d\u00eener en six temps samedi dernier, suivi d\u2019un brunch le dimanche, avant de remettre le couvert ce week-end. Durant ces deux semaines, les cinq femmes ont travaill\u00e9 main dans la main pour imaginer leurs menus\u2026 Une exp\u00e9rience enrichissante sur le plan professionnel, mais pas seulement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On se sent en s\u00e9curit\u00e9, on peut \u00eatre vuln\u00e9rable\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On n\u2019est pas l\u00e0 uniquement pour faire de la cuisine. On partage beaucoup de choses. Il y a une vraie sororit\u00e9, avec beaucoup d\u2019\u00e9coute, d\u2019empathie, de respect et de soutien. On se sent en s\u00e9curit\u00e9, on peut \u00eatre vuln\u00e9rable\u00a0\u00bb, confie Oriana Zerda Lo. Architecte en Argentine, elle est arriv\u00e9e en France, du c\u00f4t\u00e9 de Montpellier, et s\u2019est tourn\u00e9e vers la restauration, comme pour perp\u00e9tuer un h\u00e9ritage familial, puisque ses parents et grands-parents avaient des \u00e9tablissements en Argentine. Comme ses cons\u0153urs, elle a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 la dure r\u00e9alit\u00e9 des cuisines: un m\u00e9tier exigeant, encore largement domin\u00e9 par les hommes. \u00ab\u00a0C\u2019est un m\u00e9tier \u00e9puisant, physiquement et mentalement. Il n\u2019y a pas beaucoup de libert\u00e9s comme femme\u00a0\u00bb, plaide-t-elle.<\/p>\n<p>Avant de se lancer \u00e0 son compte, Lucie Robin a, elle, arpent\u00e9 les grandes tables parisiennes. \u00ab\u00a0Je me suis rendu compte que j\u2019avais toujours eu du mal avec les chefs, que je trouvais trop vulgaires, d\u00e9sagr\u00e9ables, parfois harcelants. C\u2019\u00e9tait pour moi le moment de me lancer seule. Mais l\u2019entrepreneuriat est aussi quelque chose de tr\u00e8s solitaire. J\u2019aimais beaucoup l\u2019id\u00e9e de venir construire quelque chose \u00e0 plusieurs et d\u2019apprendre les unes des autres. Le fait que l\u2019on soit uniquement des femmes, c\u2019est assez extraordinaire en cuisine\u00a0\u00bb, plaide-t-elle.<\/p>\n<p>Jessica Wang arrive de Seattle (\u00c9tats-Unis). Seule cheffe p\u00e2tissi\u00e8re du groupe \u2013 avec la particularit\u00e9 de m\u00ealer le sucr\u00e9 et le sal\u00e9 dans ses cr\u00e9ations \u2013, elle s\u2019est \u00e9galement sp\u00e9cialis\u00e9e dans les sculptures en sucre. Pass\u00e9e par Le Grand Restaurant \u00e0 Paris (dirig\u00e9 par Jean-Fran\u00e7ois Pi\u00e8ge), elle savoure cette parenth\u00e8se au bord de l\u2019eau, au Pradet. \u00ab\u00a0L\u2019exp\u00e9rience ici est une vraie surprise, et c\u2019est tr\u00e8s int\u00e9ressant m\u00eame si pour moi \u00e7a a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 un peu dur au d\u00e9part avec quelques difficult\u00e9s de langage. Nous avons toutes de fortes personnalit\u00e9s, mais tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Nous avons r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er quelque chose de magnifique, qui nous repr\u00e9sente toutes. \u00c7a change, car partout dans notre soci\u00e9t\u00e9, et notamment en cuisine, il y a beaucoup de comp\u00e9tition. Ici, non. Nous \u00e9tions dans une d\u00e9marche d\u2019entraide. J\u2019ai appris des choses de chacune d\u2019entre nous.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Prendre le temps<\/p>\n<p>Pour Margot Beck-Pinault, cheffe \u00e0 domicile en r\u00e9gion parisienne, ce rendez-vous en bord de M\u00e9diterran\u00e9e permet de retrouver une certaine qui\u00e9tude derri\u00e8re les fourneaux. \u00ab\u00a0On a un temps hors du rythme effr\u00e9n\u00e9 de la cuisine, qui est tr\u00e8s fatigant et laisse peu de place \u00e0 la r\u00e9flexion. En prenant le temps, on peut revenir \u00e0 des cuissons plus douces, \u00e0 des gestes plus d\u00e9licats, et respecter davantage les produits\u00a0\u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p>De leur premi\u00e8re semaine commune est n\u00e9 un menu v\u00e9g\u00e9tarien \u00e0 base de produits locaux qui a ravi les convives. On y trouvait notamment un drap\u00e9 de courgettes, un artichaut farci, des ravioles aux algues et \u00e0 la betterave, ou encore, en dessert, un chou \u00e0 la cr\u00e8me fum\u00e9e, avec pomme de pin et pralin\u00e9 de graines. \u00ab\u00a0Dans chaque plat, il y a un peu de nous. Nous avons travaill\u00e9 ensemble sur chaque pr\u00e9paration, sans r\u00e9partir les t\u00e2ches. Tout a \u00e9t\u00e9 fait en symbiose\u00a0\u00bb, raconte Lola Regard, \u00e0 la t\u00eate de sa table d\u2019h\u00f4tes dans le Loir-et-Cher.<\/p>\n<p>Ce week-end, le voyage culinaire devrait se poursuivre dans les assiettes. Les cheffes, elles, resteront encore quelques jours sur place la semaine prochaine, avant de regagner leurs cuisines respectives. Forc\u00e9ment transform\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Savoir+<\/strong><\/p>\n<p>D\u00eener \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 Rocabella, au Pradet. Samedi 10 mai, d\u00e8s 19h. Dimanche 11 mai brunch sur r\u00e9servation. Renseignements et r\u00e9servation sur <a href=\"https:\/\/www.rocabella.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">www.rocabella.fr<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une exp\u00e9rience unique. \u00c0 l\u2019initiative de la journaliste culinaire Tiana Salles, la villa Rocabella, au Pradet, a ouvert&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":90179,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,1661,1393,12,882,25,2310],"class_list":{"0":"post-90178","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-gastronomie","15":"tag-loisirs","16":"tag-news","17":"tag-provence-alpes-cote-dazur","18":"tag-republique-francaise","19":"tag-toulon"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114485448396594158","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90178","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=90178"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90178\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/90179"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=90178"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=90178"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=90178"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}