{"id":918539,"date":"2026-05-08T01:54:30","date_gmt":"2026-05-08T01:54:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/918539\/"},"modified":"2026-05-08T01:54:30","modified_gmt":"2026-05-08T01:54:30","slug":"mon-grand-frere-et-moi-cet-etonnant-fantome-japonais-va-vous-bouleverser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/918539\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Mon grand fr\u00e8re et moi\u00a0\u00bb\u00a0: cet \u00e9tonnant fant\u00f4me japonais va vous bouleverser"},"content":{"rendered":"<p class=\"paragraph text_align_left lp-f-body-02\">Peut-on renouer avec des figures importantes de notre existence dont on \u00e9tait s\u00e9par\u00e9, m\u00eame apr\u00e8s leur mort ? C\u2019est la question peu banale qui hante \u2014 c\u2019est le cas de le dire \u2014 \u00ab Mon grand fr\u00e8re et moi \u00bb, en salles ce mercredi. Un film sign\u00e9 du cin\u00e9aste japonais <a href=\"https:\/\/www.leparisien.fr\/culture-loisirs\/cinema\/la-famille-asada-ce-film-japonais-nous-fait-tellement-de-bien-24-01-2023-R7KYUMXTEJG6DOI2BRB25BCATY.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\">Ry\u00f4ta Nakano qui nous avait enchant\u00e9s en 2023 avec le merveilleux \u00ab La Famille Asada \u00bb<\/a>. La th\u00e9matique familiale l\u2019obs\u00e8de, et il va la pousser tr\u00e8s loin avec ce conte autour de la r\u00e9conciliation entre une femme et son fr\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p class=\"\">Le r\u00e9cit d\u00e9bute lorsque Riko, m\u00e8re de famille bien sous tous rapports, discr\u00e8te et du genre bobo, apprend le d\u00e9c\u00e8s de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, avec qui elle n\u2019avait plus de contact depuis longtemps, \u00e0 l\u2019autre bout du pays. Il laisse un fils, avec qui il vivait apr\u00e8s sa s\u00e9paration. Puisqu\u2019il \u00e9tait sans le sou, c\u2019est \u00e0 Riko de vider l\u2019appartement qu\u2019il louait, d\u2019organiser les obs\u00e8ques et de g\u00e9rer l\u2019avenir du pr\u00e9ado d\u00e9sormais orphelin de p\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"\">Elle l\u2019a mauvaise, Riko, et le long voyage qu\u2019elle entreprend lui permet de se rem\u00e9morer tous les reproches qu\u2019elle a accumul\u00e9s contre son fr\u00e8re. S\u2019il \u00e9tait son protecteur et confident lorsqu\u2019ils \u00e9taient enfants, il a ensuite pris le parti d\u2019une existence marginale. Fanfaron et d\u00e9pensier, il s\u2019est endett\u00e9 aupr\u00e8s de sa m\u00e8re, dont il s\u2019occupait, et de Riko, avec, sur la fin de sa vie, toujours pour bonne excuse de devoir subvenir aux besoins de son fils.<\/p>\n<p>Il fait pleurer de rire tant il s\u2019av\u00e8re fac\u00e9tieux<\/p>\n<p class=\"\">Arriv\u00e9e \u00e0 destination, Riko va aller de surprise en surprise. Elle est attendue par l\u2019ex-femme du frangin, une dame tr\u00e8s sympathique venue l\u2019aider dans les douloureuses missions post-mortem, et qui semble tout pardonner au d\u00e9funt. Et puis elle souhaite convaincre son fils, totalement mutique, de renouer avec elle.<\/p>\n<p class=\"\">De son c\u00f4t\u00e9, Riko va, en d\u00e9roulant le fil de ses souvenirs \u00e0 chaque objet d\u00e9plac\u00e9, commencer \u00e0 voir appara\u00eetre le fant\u00f4me de son fr\u00e8re, blagueur, expansif et port\u00e9 sur la r\u00e9conciliation avec ceux envers qui il ne s\u2019est pas toujours bien conduit autrefois. Plus elle avance dans les d\u00e9marches, plus Riko en apprend sur ce fr\u00e9rot qui appara\u00eet de plus en plus comme un type certes hors-norme mais formidable\u2026<\/p>\n<p class=\"\">Chronique douce-am\u00e8re en forme d\u2019ode aux r\u00e9conciliations, \u00ab Mon grand fr\u00e8re et moi \u00bb qui, comme \u00ab La Famille Asada \u00bb, \u00e9voque en filigrane le traumatisme national d\u00e9vastateur du tremblement de terre de 2011 au Japon, repose sur une id\u00e9e brillante : le d\u00e9calage entre une femme et son fr\u00e8re, elle vivante et menant une existence bien rang\u00e9e, lui extravagant jusque dans sa forme spectrale. Car, entre deux s\u00e9quences \u00e9motion, chaque apparition du fr\u00e8re fant\u00f4me fait pleurer de rire tant il s\u2019av\u00e8re fac\u00e9tieux.<\/p>\n<p>Un casting magistral<\/p>\n<p class=\"\">Ry\u00f4ta Nakano a bien compris que pour r\u00e9ussir cette p\u00e9pite tr\u00e8s originale, tout ou presque devait reposer sur le choix du casting ad\u00e9quat. Pari gagn\u00e9. Joe Odagiri, \u00e0 la filmographie longue comme le bras, et qui a d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9 pour le cin\u00e9aste ainsi que pour de grands ma\u00eetres du cin\u00e9ma nippon, livre une prestation ahurissante en fr\u00e8re fant\u00f4me d\u00e9jant\u00e9, changeant d\u2019aspect physique et de costumes \u00e0 chacune de ses apparitions.<\/p>\n<p class=\"\">Mais celle qui \u00e9pate le plus c\u2019est, une nouvelle fois, <a href=\"https:\/\/www.leparisien.fr\/culture-loisirs\/cinema\/la-voie-du-serpent-ko-shibasaki-une-formidable-comedienne-japonaise-face-a-un-casting-francais-03-09-2025-6JQVJUX2DRBWTIXUJSOO43MN7Q.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\">K\u00f4 Shibasaki<\/a> dans le r\u00f4le de Riko. Actrice cam\u00e9l\u00e9on, qui brillait tant l\u2019an dernier en m\u00e8re vengeresse et taiseuse dans \u00ab La Voie du Serpent \u00bb de Kiyoshi Kurosawa, elle est m\u00e9connaissable dans \u00ab Mon grand fr\u00e8re et moi \u00bb en bourgeoise coinc\u00e9e qui joue la discr\u00e9tion maximale en se cachant derri\u00e8re ses lunettes et ses robes informes. Et qui va, au contact de son spectre de fr\u00e8re, apprendre \u00e0 se d\u00e9rider et \u00e0 prendre des risques. Deux grandes performances au service d\u2019un film qui chavire le c\u0153ur\u2026<\/p>\n<p>La note de la r\u00e9daction :<\/p>\n<p>\u00ab Mon grand fr\u00e8re et moi \u00bb, com\u00e9die dramatique japonaise de Ry\u00f4ta Nakano, avec K\u00f4 Shibasaki, Joe Odagiri, Hikari Mitsushima\u2026 2h07.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Peut-on renouer avec des figures importantes de notre existence dont on \u00e9tait s\u00e9par\u00e9, m\u00eame apr\u00e8s leur mort ?&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":918540,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[650,872,58,59,1346,1011,27,1360],"class_list":{"0":"post-918539","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-cinema","9":"tag-culture-et-loisirs","10":"tag-divertissement","11":"tag-entertainment","12":"tag-films","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116536466786420242","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/918539","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=918539"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/918539\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/918540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=918539"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=918539"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=918539"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}