{"id":923122,"date":"2026-05-10T06:08:14","date_gmt":"2026-05-10T06:08:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/923122\/"},"modified":"2026-05-10T06:08:14","modified_gmt":"2026-05-10T06:08:14","slug":"63-des-francais-pour-une-armee-europeenne-58-pour-etendre-le-parapluie-nucleaire-francais-a-lunion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/923122\/","title":{"rendered":"63 % des Fran\u00e7ais pour une arm\u00e9e europ\u00e9enne, 58 % pour \u00e9tendre le parapluie nucl\u00e9aire fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;Union"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00c0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e de l\u2019Europe 2026, l\u2019Ifop a livr\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.jean-jaures.org\/publication\/leurope-puissance-au-miroir-de-lopinion-publique-francaise\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">pour la Fondation Jean-Jaur\u00e8s une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e sur le rapport des Fran\u00e7ais \u00e0 la construction et \u00e0 la d\u00e9fense europ\u00e9ennes<\/a>. Les r\u00e9sultats, publi\u00e9s le 9 mai 2026 sous la signature de Nicola Gaddoni, charg\u00e9 d\u2019\u00e9tudes au p\u00f4le Actualit\u00e9s et politiques de l\u2019Ifop, marquent un d\u00e9placement majeur de l\u2019opinion publique : \u00e0 un an de la pr\u00e9sidentielle de 2027, les Fran\u00e7ais basculent massivement vers ce que les commentateurs appellent l\u2019\u00ab Europe-puissance \u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>Sur l\u2019ensemble des questions strat\u00e9giques pos\u00e9es \u2014 arm\u00e9e europ\u00e9enne, parapluie nucl\u00e9aire, ministre europ\u00e9en des Affaires \u00e9trang\u00e8res, autonomie face \u00e0 l\u2019OTAN \u2014, les majorit\u00e9s sont nettes, transpartisanes, et d\u00e9sormais structurantes pour le d\u00e9bat politique fran\u00e7ais. \u00c0 tel point que la d\u00e9fense europ\u00e9enne devient, selon les auteurs, un v\u00e9ritable crit\u00e8re de cr\u00e9dibilit\u00e9 pr\u00e9sidentielle.<\/p>\n<p>Une d\u00e9fense europ\u00e9enne commune, ind\u00e9pendante des \u00c9tats-Unis et de l\u2019OTAN<\/p>\n<p>C\u2019est sans doute le r\u00e9sultat le plus frappant de l\u2019enqu\u00eate. Lorsqu\u2019on demande aux Fran\u00e7ais quelle orientation ils privil\u00e9gient pour l\u2019avenir de la d\u00e9fense en Europe,\u00a0<strong>48 % choisissent une d\u00e9fense europ\u00e9enne commune ind\u00e9pendante des \u00c9tats-Unis et de l\u2019OTAN<\/strong>. Loin devant les deux autres options : 28 % pour une d\u00e9fense assum\u00e9e par chaque \u00c9tat national, et seulement 24 % pour le maintien du cadre atlantique traditionnel.<\/p>\n<p>Le chiffre est politiquement explosif. Il signifie qu\u2019une France majoritaire consid\u00e8re d\u00e9sormais que la s\u00e9curit\u00e9 du continent ne peut plus reposer durablement sur la garantie am\u00e9ricaine \u2014 perception accentu\u00e9e, selon l\u2019Ifop, par le retour de Donald Trump \u00e0 la Maison-Blanche et les incertitudes sur l\u2019engagement \u00e0 long terme de Washington en Europe. Le clivage partisan dessine un panorama particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur : 76 % des sympathisants Renaissance soutiennent cette d\u00e9fense europ\u00e9enne autonome, mais aussi 66 % des proches des R\u00e9publicains, 64 % des \u00e9cologistes, 57 % des sympathisants du Parti socialiste, et m\u00eame 56 % de ceux de La France insoumise. Soit un bloc allant de la gauche radicale \u00e0 la droite mod\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>\n        Publicit\u00e9<\/p>\n<p>L\u2019exception notable se situe au Rassemblement national : seulement 28 % des sympathisants RN privil\u00e9gient une d\u00e9fense europ\u00e9enne ind\u00e9pendante, 42 % pr\u00e9f\u00e9rant que chaque pays assume seul sa propre d\u00e9fense, et 30 % le maintien du lien atlantique. Ce qui dessine, comme le note l\u2019auteur de l\u2019\u00e9tude, deux conceptions d\u00e9sormais concurrentes de la souverainet\u00e9 fran\u00e7aise : pour la grande majorit\u00e9 des \u00e9lectorats, la souverainet\u00e9 nationale passe d\u00e9sormais par l\u2019autonomie strat\u00e9gique europ\u00e9enne ; pour le RN, elle continue de s\u2019exercer dans un cadre strictement national.<\/p>\n<p>Une arm\u00e9e europ\u00e9enne soutenue par 63 % des Fran\u00e7ais<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e d\u2019une arm\u00e9e europ\u00e9enne, qui peut sembler relever de la prospective politique, s\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 durablement install\u00e9e dans l\u2019opinion. Selon l\u2019Ifop,\u00a0<strong>63 % des Fran\u00e7ais sont favorables \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une arm\u00e9e europ\u00e9enne<\/strong>, contre 37 % d\u2019avis contraires. Ce qui frappe, dans ce r\u00e9sultat, c\u2019est sa stabilit\u00e9 historique : d\u00e8s 1999, la m\u00eame proposition recueillait 72 % d\u2019opinions favorables ; entre 2011 et 2025, le soutien a oscill\u00e9 entre 64 et 71 %. Le chiffre actuel marque un l\u00e9ger tassement, mais confirme que cette aspiration appartient durablement \u00e0 l\u2019horizon des Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Plus surprenant : la transversalit\u00e9 partisane du soutien. 83 % chez les sympathisants Renaissance, 74 % au Parti socialiste, 72 % \u00e0 La France insoumise, 68 % chez Les R\u00e9publicains.\u00a0<strong>Et m\u00eame 53 % chez les sympathisants du Rassemblement national<\/strong>\u00a0\u2014 ce qui traduit, comme le souligne l\u2019analyste de l\u2019Ifop, le fait que la demande d\u2019int\u00e9gration militaire ne rel\u00e8ve plus d\u2019un r\u00e9flexe id\u00e9ologique mais d\u2019une perception de plus en plus partag\u00e9e de l\u2019insuffisance du seul \u00e9chelon national face aux menaces ext\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Le parapluie nucl\u00e9aire fran\u00e7ais \u00e9tendu \u00e0 l\u2019Union : 58 % de favorables<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019une des questions les plus sensibles symboliquement, parce qu\u2019elle touche \u00e0 l\u2019attribut le plus jalousement national de la souverainet\u00e9 fran\u00e7aise : la dissuasion nucl\u00e9aire. Depuis 2025, Emmanuel Macron a rouvert le d\u00e9bat sur la port\u00e9e europ\u00e9enne de la dissuasion fran\u00e7aise, dans un dialogue que le chancelier allemand Friedrich Merz s\u2019est dit pr\u00eat \u00e0 engager. Le r\u00e9sultat de l\u2019enqu\u00eate est sans appel :\u00a0<strong>58 % des Fran\u00e7ais sont favorables \u00e0 l\u2019extension du parapluie nucl\u00e9aire fran\u00e7ais aux pays de l\u2019Union europ\u00e9enne<\/strong>.<\/p>\n<p>Le d\u00e9tail par sympathie partisane est \u00e9clairant : 84 % chez les socialistes, 76 % chez Renaissance, 75 % \u00e0 La France insoumise, 71 % chez les \u00e9cologistes, 66 % chez Les R\u00e9publicains. L\u00e0 encore, seul le Rassemblement national se situe en dessous du seuil majoritaire, \u00e0 45 % de favorables. Comme le note l\u2019auteur de l\u2019\u00e9tude, ce chiffre ne signifie pas que les Fran\u00e7ais veulent partager le contr\u00f4le de leur dissuasion, mais qu\u2019une europ\u00e9anisation des instruments ultimes de s\u00e9curit\u00e9 est d\u00e9sormais devenue pensable dans l\u2019opinion. Glissement civilisationnel majeur.<\/p>\n<p>Un ministre europ\u00e9en des Affaires \u00e9trang\u00e8res : 57 % de soutien<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la d\u00e9fense pure, l\u2019aspiration \u00e0 une Europe-puissance s\u2019\u00e9tend \u00e0 la politique ext\u00e9rieure.\u00a0<strong>57 % des Fran\u00e7ais approuvent la cr\u00e9ation d\u2019un ministre europ\u00e9en des Affaires \u00e9trang\u00e8res<\/strong>, qui permettrait \u00e0 l\u2019Union de parler d\u2019une seule voix sur la sc\u00e8ne internationale. L\u00e0 encore, la coalition de soutien est massive : 84 % chez les socialistes, 82 % chez Renaissance, 72 % chez les \u00e9cologistes, 65 % \u00e0 La France insoumise, 59 % chez Les R\u00e9publicains. Le RN reste isol\u00e9 \u00e0 37 %.<\/p>\n<p>L\u2019auteur de l\u2019\u00e9tude lit ce r\u00e9sultat comme la traduction d\u2019une prise de conscience : la guerre en Ukraine, la s\u00e9quence proche-orientale et les tergiversations europ\u00e9ennes face au conflit Iran-Isra\u00ebl-\u00c9tats-Unis ont mis en lumi\u00e8re, ces derniers mois, l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019Union \u00e0 imposer une position diplomatique coh\u00e9rente. Les Fran\u00e7ais en tirent la conclusion qu\u2019une int\u00e9gration plus pouss\u00e9e est la condition d\u2019une pr\u00e9sence europ\u00e9enne audible sur la sc\u00e8ne mondiale.<\/p>\n<p>Le co\u00fbt \u00e9lectoral de la \u00ab non-d\u00e9fense europ\u00e9enne \u00bb \u00e0 un an de 2027<\/p>\n<p>C\u2019est sans doute le r\u00e9sultat le plus important pour la campagne pr\u00e9sidentielle qui s\u2019ouvre.\u00a0<strong>63 % des \u00e9lecteurs d\u00e9clarent qu\u2019ils seraient g\u00ean\u00e9s de voter pour un candidat qui remettrait en cause l\u2019engagement de la France en faveur d\u2019une d\u00e9fense commune europ\u00e9enne<\/strong>\u00a0\u2014 dont 26 % \u00ab tout \u00e0 fait \u00bb g\u00ean\u00e9s. Seuls 37 % consid\u00e8rent que cela ne constituerait pas un obstacle.<\/p>\n<p>Le d\u00e9crochage par sympathie partisane r\u00e9v\u00e8le une v\u00e9ritable ligne de partage : 93 % de g\u00eane chez les sympathisants Renaissance, 80 % chez les socialistes, 74 % chez les \u00e9cologistes, 70 % chez Les R\u00e9publicains, 58 % \u00e0 La France insoumise (malgr\u00e9 le discours m\u00e9lenchoniste hostile \u00e0 l\u2019Europe de la d\u00e9fense), 44 % seulement au Rassemblement national. Pour le candidat ou la candidate qui pr\u00e9tendrait repr\u00e9senter le RN ou l\u2019extr\u00eame droite en 2027, la d\u00e9fense europ\u00e9enne pourrait donc constituer un terrain particuli\u00e8rement glissant \u2014 non pas parce qu\u2019elle ferait consensus, mais parce que la remettre frontalement en cause expose d\u00e9sormais \u00e0 un co\u00fbt \u00e9lectoral significatif au sein du bloc des \u00e9lecteurs majoritaires.<\/p>\n<p>Une adh\u00e9sion europ\u00e9enne socialement et g\u00e9ographiquement marqu\u00e9e<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate Ifop ne se contente pas d\u2019examiner les questions strat\u00e9giques. Elle dresse \u00e9galement un \u00e9tat des lieux du rapport plus g\u00e9n\u00e9ral des Fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne. Le solde reste positif \u2014 56 % des Fran\u00e7ais consid\u00e8rent l\u2019appartenance \u00e0 l\u2019Union comme une bonne chose, contre 44 % pour qui c\u2019est une mauvaise chose \u2014 mais en recul par rapport au pic de 2016 (67 %).<\/p>\n<p>Surtout, le soutien \u00e0 l\u2019Union \u00e9pouse des lignes de fracture sociologiques nettes. Les jeunes adh\u00e8rent plus que les seniors (68 % chez les 18-24 ans, contre 48 % chez les plus de 65 ans). Les dipl\u00f4m\u00e9s du sup\u00e9rieur (76 %) plus que les non-dipl\u00f4m\u00e9s (34 %). Les habitants de l\u2019agglom\u00e9ration parisienne (63 %) plus que les ruraux (42 %). Les cadres (78 %) plus que les ouvriers (52 %) et les ch\u00f4meurs (43 %).<\/p>\n<p>Ce que pointe l\u2019Ifop, c\u2019est une \u00ab fracture d\u2019usage \u00bb : l\u2019Europe est davantage per\u00e7ue comme une bonne chose par ceux qui en tirent un b\u00e9n\u00e9fice tangible (mobilit\u00e9, march\u00e9s, formation), et plus r\u00e9serv\u00e9e par ceux pour qui elle reste lointaine ou peu protectrice. Les commentateurs bretons ne s\u2019\u00e9tonneront pas que les communes rurales \u2014 dont une partie significative se trouve pr\u00e9cis\u00e9ment dans les territoires de l\u2019ouest, notamment dans la p\u00e9ninsule armoricaine \u2014 soient nettement moins acquises au projet europ\u00e9en que les grandes m\u00e9tropoles.<\/p>\n<p>Une Europe-civilisation plus aim\u00e9e que l\u2019Europe-institution<\/p>\n<p>L\u2019enseignement le plus subtil de l\u2019enqu\u00eate Ifop est peut-\u00eatre celui-ci : les Fran\u00e7ais se d\u00e9clarent nettement plus attach\u00e9s \u00e0 l\u2019Europe comme espace d\u2019histoire, de patrimoine et de civilisation (68 %, dont 54 % chez les sympathisants RN) qu\u2019\u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne comme institution politique (46 %). L\u2019\u00e9cart est consid\u00e9rable.<\/p>\n<p>Cette divergence est politiquement structurante. Elle sugg\u00e8re, comme l\u2019\u00e9crit Nicola Gaddoni dans la note Jean-Jaur\u00e8s, que la question n\u2019est plus tant celle de la l\u00e9gitimit\u00e9 de l\u2019Europe que celle de son\u00a0<strong>incarnation<\/strong>. L\u2019id\u00e9e europ\u00e9enne, dans sa dimension civilisationnelle et historique, demeure largement partag\u00e9e \u2014 y compris dans les \u00e9lectorats les plus critiques de Bruxelles. Mais sa traduction institutionnelle, technocratique et bruxelloise convainc de moins en moins. Le d\u00e9ficit n\u2019est pas un d\u00e9ficit d\u2019adh\u00e9sion : c\u2019est un d\u00e9ficit de traduction.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats appellent une lecture en plusieurs niveaux. D\u2019abord, la confirmation qu\u2019une majorit\u00e9 de leurs concitoyens \u2014 y compris dans les territoires ruraux o\u00f9 l\u2019Union peine \u00e0 convaincre \u2014 voit d\u00e9sormais dans l\u2019Europe non plus seulement un espace \u00e9conomique, mais une n\u00e9cessit\u00e9 strat\u00e9gique face aux puissances continentales et imp\u00e9riales qui se reconfigurent autour d\u2019elle.<\/p>\n<p>Ensuite, l\u2019\u00e9cart entre adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019Europe-civilisation et d\u00e9fiance vis-\u00e0-vis de l\u2019Europe-institution r\u00e9sonne particuli\u00e8rement en Bretagne, o\u00f9 l\u2019attachement aux racines europ\u00e9ennes \u2014 celtiques, atlantiques, chr\u00e9tiennes \u2014 se conjugue avec une critique r\u00e9guli\u00e8re des d\u00e9rives technocratiques de Bruxelles. Le souhait d\u2019une Europe forte ne s\u2019identifie pas, dans cette lecture, \u00e0 l\u2019approbation de l\u2019Union telle qu\u2019elle est : il s\u2019identifie \u00e0 l\u2019aspiration \u00e0 une Europe\u00a0<strong>mieux incarn\u00e9e<\/strong>, plus protectrice et plus politique.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e d\u2019une d\u00e9fense europ\u00e9enne autonome, capable d\u2019agir sans d\u00e9pendre du bon vouloir d\u2019une administration am\u00e9ricaine erratique, parle directement \u00e0 un territoire o\u00f9 l\u2019on sait que la s\u00e9curit\u00e9 ne se d\u00e9l\u00e8gue jamais enti\u00e8rement.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate Ifop pour la Fondation Jean-Jaur\u00e8s marque, selon ses auteurs, un d\u00e9placement durable. Reste d\u00e9sormais \u00e0 voir lequel des candidats \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 2027 saura traduire cette aspiration confuse \u00e0 la puissance europ\u00e9enne en projet politique coh\u00e9rent. Le chemin entre une majorit\u00e9 d\u2019opinion et une majorit\u00e9 \u00e9lectorale n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 automatique.<\/p>\n<p>Cr\u00e9dit photo : DR<br \/>[cc] Article r\u00e9dig\u00e9 par la r\u00e9daction de breizh-info.com et relu et corrig\u00e9 (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, d\u00e9p\u00eaches libres de copie et de diffusion sous r\u00e9serve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d\u2019origine.<\/p>\n<p>\n        Publicit\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e de l\u2019Europe 2026, l\u2019Ifop a livr\u00e9 pour la Fondation Jean-Jaur\u00e8s une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":923123,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,98310,98311,98312,98313,1777,674,1779,1011,27,98314,98315,12,98316,26338,98317,25,98318,1778,364],"class_list":{"0":"post-923122","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-armee-europeenne","10":"tag-autonomie-strategique-europe","11":"tag-defense-europeenne-commune","12":"tag-emmanuel-macron-europe-puissance","13":"tag-eu","14":"tag-europe","15":"tag-european-union","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-mario-draghi-louvain","19":"tag-ministre-europeen-des-affaires-etrangeres","20":"tag-news","21":"tag-parapluie-nucleaire-francais-europe","22":"tag-presidentielle-2027","23":"tag-rassemblement-national-defense","24":"tag-republique-francaise","25":"tag-sondage-ifop-fondation-jean-jaures","26":"tag-ue","27":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":"Validation failed: Text character limit of 500 exceeded"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/923122","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=923122"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/923122\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/923123"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=923122"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=923122"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=923122"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}