{"id":925793,"date":"2026-05-11T13:35:20","date_gmt":"2026-05-11T13:35:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/925793\/"},"modified":"2026-05-11T13:35:20","modified_gmt":"2026-05-11T13:35:20","slug":"drones-kamikazes-robots-et-ia-en-ukraine-la-guerre-technologique-saccelere-et-sauve-des-vies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/925793\/","title":{"rendered":"Drones kamikazes, robots et IA : En Ukraine, la guerre technologique s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re&#8230; et sauve des vies"},"content":{"rendered":"<p class=\"xmsonormal\"><b>La guerre en Ukraine \u00ab\u00a0touche \u00e0 sa fin\u00a0\u00bb. Cette affirmation de Vladimir Poutine a de quoi laisser perplexe, alors que la tr\u00eave \u00e0 l\u2019occasion des comm\u00e9morations du 8 Mai 1945 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e ce weekend. Sur le front, les positions s\u2019enlisent mais la guerre technologique bat son plein et les combats ouvrent une nouvelle \u00e8re. Plong\u00e9e dans la guerre des robots en Ukraine.<\/b><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.radioclassique.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/robotsukraine.mp3\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.radioclassique.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/robotsukraine.mp3<\/a><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Celui qui se fait appeler Snow est fran\u00e7ais. Il est engag\u00e9 au sein du 426e r\u00e9giment de syst\u00e8mes sans pilote du corps des Marines ukrainiens.<\/p>\n<p>\u00ab Je suis pilote de drone \u00e0 aile fixe kamikaze. Il faut s\u2019imaginer des avions t\u00e9l\u00e9command\u00e9s. Les miens sont un peu plus grands qu\u2019un homme et ils me permettent d\u2019envoyer une bombe, un explosif, sur des cibles de l\u2019infrastructure, des lignes logistiques ou du personnel, d\u2019une port\u00e9e qui peut aller de 20 km jusqu\u2019\u00e0 150 km.\u00a0<\/p>\n<p>Il y a un fort c\u00f4t\u00e9 \u00e9conomique \u00e0 cette solution. On est sur une guerre technologiquement extr\u00eamement dynamique. Chaque semaine, il y a de nouveaux drones qui sortent. Chaque semaine, on a de nouvelles techniques, de nouvelles interventions\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Et chaque camp essaie de copier les avanc\u00e9es technologiques de l\u2019autre, confie ce pilote de drone.<\/p>\n<p>\u00ab Les drones, il y en a tellement, il y a un d\u00e9bit tellement fort autour de nos positions que forc\u00e9ment, ils finissent par tomber. Je vais prendre l\u2019exemple du Molniya russe, un avion kamikaze \u00e0 aile fixe qu\u2019ils utilisaient depuis deux ans maintenant. Les Ukrainiens les ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9, ils ont cr\u00e9\u00e9 le Bliskovka, une copie quasi identique \u00e0 ce drone, et nous, du coup, on les reproduit, on les utilise et on les renvoie vers eux. \u00bb<\/p>\n<p>Des drones pour livrer de la nourriture, de l\u2019eau et des fournitures m\u00e9dicales<\/p>\n<p>Dans la kill zone \u2014 la zone de destruction au plus pr\u00e8s de la ligne de front \u2014, il est trop dangereux de risquer encore des vies humaines pour des questions logistiques. Ce sont donc des robots qui sont envoy\u00e9s, explique le sergent Serhii, qui combat dans le Donbass.<\/p>\n<p>\u00ab Un pilote de drone a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment bless\u00e9 sur une position tr\u00e8s dangereuse, avec des essaims de drones dans le ciel. On a pu l\u2019\u00e9vacuer gr\u00e2ce \u00e0 un v\u00e9hicule sans pilote, contr\u00f4l\u00e9 \u00e0 distance. Dans notre brigade, on utilise aussi de gros drones pour livrer de la nourriture, de l\u2019eau ou m\u00eame des fournitures m\u00e9dicales. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, l\u2019un de nos soldats avait besoin d\u2019une transfusion sanguine. La poche de sang lui a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9e par drone. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e russe aussi utilise des robots, raconte Oleksandr Tartachnyi, analyste du think tank State Watch Ukraine.<\/p>\n<p>\u00ab Le prix de fabrication des robots terrestres est d\u2019un million de roubles. C\u2019est presque 12 000 euros, ce n\u2019est pas grand-chose pour l\u2019industrie militaire. Ce sont des plateformes multifonctions. Ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme robots logistiques, mais il est aussi possible d\u2019y ajouter une mitrailleuse et d\u2019en faire un robot de combat. Ils sont alors utilis\u00e9s surtout pour contr\u00f4ler un territoire ou soutenir des soldats. La pr\u00e9cision des tirs est un gros probl\u00e8me pour ces robots de combat, m\u00eame s\u2019il y a des progr\u00e8s.\u00a0<\/p>\n<p>Le plus gros point faible des robots russes, c\u2019est la connexion, parce qu\u2019ils n\u2019ont pas acc\u00e8s au satellite Starlink. Ils peuvent utiliser une connexion radio, mais on peut brouiller le signal. Les chercheurs en Russie travaillent sur l\u2019autonomie des robots terrestres avec l\u2019intelligence artificielle, mais pour l\u2019instant, ce n\u2019est toujours pas faisable. \u00bb<\/p>\n<p>Les Ukrainiens testent des robots humano\u00efdes<\/p>\n<p>M\u00eame si les technologies \u00e9voluent tr\u00e8s vite, les robots les plus basiques et les moins co\u00fbteux sont privil\u00e9gi\u00e9s sur un front qui s\u2019enlise, explique l\u2019ing\u00e9nieur Alain Filipowicz, chercheur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019IRIS et sp\u00e9cialiste de la robotique et de l\u2019intelligence artificielle.<\/p>\n<p>\u00ab Les Ukrainiens testent des robots humano\u00efdes en peu d\u2019exemplaires, venant des \u00c9tats-Unis, d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine. L\u00e0, on rentre vraiment dans des choses qui ressemblent \u00e0 Star Wars. Je ne suis pas s\u00fbr que ce soit tellement int\u00e9ressant que \u00e7a. Le robot humano\u00efde, c\u2019est quelque chose de cher et de fragile par rapport \u00e0 des robots beaucoup plus simples et beaucoup moins chers qui, eux, peuvent faire le boulot de fa\u00e7on tout aussi efficace. Par contre, l\u2019effet psychologique peut \u00eatre terrifiant.\u00a0<\/p>\n<p>Le retour \u00e0 un syst\u00e8me de guerre de position fa\u00e7on guerre de tranch\u00e9es 14-18, on sait que c\u2019est extr\u00eamement co\u00fbteux en hommes, que certaines nations peuvent se le permettre compte tenu de leur absence d\u2019\u00e9thique et de leur fa\u00e7on de faire \u2014 je pense notamment \u00e0 la fa\u00e7on qu\u2019ont les Russes de conduire les op\u00e9rations. Les Ukrainiens ne peuvent pas se le permettre, ce qui veut dire que chaque vie qu\u2019on peut sauver par l\u2019usage de robots, et de robots qui ne sont pas forc\u00e9ment tr\u00e8s sophistiqu\u00e9s et tr\u00e8s chers, \u00e7a le m\u00e9rite. \u00bb<\/p>\n<p style=\"color: #282828; text-align: left;\">A lire aussi<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>De janvier \u00e0 mars derniers, 22 000 missions de l\u2019arm\u00e9e ukrainienne ont eu recours \u00e0 des robots. \u00ab C\u2019est l\u2019\u00e9quivalent de vies sauv\u00e9es 22 000 fois \u00bb, s\u2019est f\u00e9licit\u00e9 le pr\u00e9sident ukrainien Volodymyr Zelensky.<\/p>\n<p><strong>Laurie-Anne Toulemont<\/strong><\/p>\n<p style=\"color: white; text-align: left;\"><strong>Retrouvez les articles li\u00e9s \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 internationale<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La guerre en Ukraine \u00ab\u00a0touche \u00e0 sa fin\u00a0\u00bb. 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