{"id":935732,"date":"2026-05-16T02:27:28","date_gmt":"2026-05-16T02:27:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/935732\/"},"modified":"2026-05-16T02:27:28","modified_gmt":"2026-05-16T02:27:28","slug":"moonpool-robots-des-profondeurs-et-flotte-de-drones-voici-ce-que-prevoit-lallemagne-pour-le-polarstern-ii-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/935732\/","title":{"rendered":"Moonpool, robots des profondeurs et flotte de drones : voici ce que pr\u00e9voit l&rsquo;Allemagne pour le Polarstern II"},"content":{"rendered":"<p>Grand comit\u00e9 d&rsquo;accueil \u00e0 Bremerhaven ! Le navire de recherche Polarstern est rentr\u00e9 de son exp\u00e9dition dans l&rsquo;Arctique, l&rsquo;affluence \u00e9tait grande dans le port.<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Le navire a sillonn\u00e9 les mers pendant environ 183 jours. Les scientifiques ont rapport\u00e9 de nouvelles connaissances sur le recul de la glace de mer, comme l&rsquo;a indiqu\u00e9 l&rsquo;institut. L&rsquo;exp\u00e9dition \u00e9tait \u00e9galement importante pour la protection des esp\u00e8ces : une \u00e9quipe de chercheurs a \u00e9tudi\u00e9 comment la biodiversit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me de la mer de Weddell orientale, un point chaud de la biodiversit\u00e9, se modifient.<\/p>\n<p>Avant m\u00eame l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 Bremerhaven, la ministre f\u00e9d\u00e9rale de la Recherche Dorothee B\u00e4r (CSU) avait embarqu\u00e9 \u00e0 Amsterdam. Les cons\u00e9quences du changement climatique sont \u00e0 nouveau mises en \u00e9vidence par l&rsquo;exp\u00e9dition du Polarstern, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9 dans un discours. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne concerne tous les hommes.<\/p>\n<p>Avec son travail de recherche, l&rsquo;\u00e9toile polaire apporte une contribution importante \u00e0 la recherche climatique et \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension des cons\u00e9quences du changement climatique sur l&rsquo;environnement et les \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n<p>Mais qu&rsquo;est-ce qui rend l'\u00a0\u00bb\u00e9toile polaire\u00a0\u00bb si particuli\u00e8re ? Euronews a jet\u00e9 un coup d&rsquo;\u0153il sur les d\u00e9cennies d&rsquo;histoire du navire de recherche, et sur son avenir prometteur.<\/p>\n<p>Brise-glace depuis 1982<\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb est bien plus qu&rsquo;un simple navire de recherche &#8211; c&rsquo;est le c\u0153ur de la recherche polaire allemande. M\u00eame des couches de glace massives ne poussent gu\u00e8re le puissant brise-glace \u00e0 ses limites : le navire est capable de briser sans effort une glace pouvant atteindre 1,2 m\u00e8tre d&rsquo;\u00e9paisseur.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette force qui rend le \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb indispensable depuis des d\u00e9cennies. Depuis sa mise en service en 1982, il parcourt les r\u00e9gions polaires et compte parmi les principales plates-formes de recherche d&rsquo;Allemagne.<\/p>\n<p>Le navire est en route pour l&rsquo;institut Alfred Wegener. Ce centre de comp\u00e9tence de la recherche polaire et marine fait partie, selon ses propres dires, des rares institutions scientifiques au monde \u00e0 \u00eatre actives \u00e0 la fois dans l&rsquo;Arctique et l&rsquo;Antarctique.<\/p>\n<p>L&rsquo;institut de recherche coordonne la recherche polaire allemande, mais explore \u00e9galement la mer du Nord et ses r\u00e9gions c\u00f4ti\u00e8res allemandes.<\/p>\n<p>Le Polarstern est en service en moyenne 305 jours par an. Il transporte des scientifiques, \u00e9tudie les cons\u00e9quences du changement climatique et approvisionne des stations de recherche \u00e9loign\u00e9es, comme la station Neumayer III en Antarctique, en denr\u00e9es alimentaires, en \u00e9quipements techniques et en pi\u00e8ces de rechange indispensables.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s le plus r\u00e9cent : la d\u00e9couverte d&rsquo;une nouvelle \u00eele<\/p>\n<p>Les missions longues et souvent extr\u00eames ne restent pas sans r\u00e9sultats. Lors de la derni\u00e8re exp\u00e9dition, les chercheurs ont m\u00eame d\u00e9couvert une \u00eele jusqu&rsquo;alors inconnue.<\/p>\n<p>Sur les cartes maritimes, le rocher n&rsquo;\u00e9tait auparavant indiqu\u00e9 que comme une zone dangereuse inexplor\u00e9e. Gr\u00e2ce aux scientifiques de l&rsquo;Institut Alfred Wegener, on dispose d\u00e9sormais de connaissances beaucoup plus pr\u00e9cises : l&rsquo;\u00eele a \u00e9t\u00e9 officiellement mesur\u00e9e et mesure environ 130 m\u00e8tres de long et 50 m\u00e8tres de large.<\/p>\n<p>Outre ces d\u00e9couvertes spectaculaires, le \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb remplit avant tout une mission s\u00e9rieuse et importante : mieux comprendre les cons\u00e9quences du changement climatique, par exemple la fonte drastique des glaces dans l&rsquo;Arctique.<\/p>\n<p>Au cours de l&rsquo;exp\u00e9dition qui vient de s&rsquo;achever, les chercheurs ont notamment \u00e9tudi\u00e9 pourquoi la glace de mer recule autant dans l&rsquo;Arctique et quelles en sont les cons\u00e9quences pour l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me sensible.<\/p>\n<p>Pour cela, des mesures ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es depuis le fond de la mer jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re. Des syst\u00e8mes de recherche modernes et classiques ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s, notamment des h\u00e9licopt\u00e8res pour mesurer l&rsquo;\u00e9paisseur de la glace de mer, des sondes, des chaluts et des appareils pour pr\u00e9lever des \u00e9chantillons de sol.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es obtenues doivent permettre d&rsquo;am\u00e9liorer les mod\u00e8les climatiques et d&rsquo;observer plus pr\u00e9cis\u00e9ment les \u00e9volutions \u00e0 long terme du syst\u00e8me antarctique.<\/p>\n<p>Avec pr\u00e8s de deux millions de miles nautiques parcourus, soit pr\u00e8s de 90 tours de la Terre \u00e0 l&rsquo;\u00e9quateur, le navire est encore \u00e9tonnamment en bon \u00e9tat.<\/p>\n<p>Mais apr\u00e8s plus de 40 ans de service, souvent dans des conditions extr\u00eames par un froid glacial, l&rsquo;institut Alfred Wegener est convaincu que \u00ab\u00a0m\u00eame un navire aussi exceptionnel que le Polarstern peut prendre une retraite bien m\u00e9rit\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;institut de recherche travaille d\u00e9j\u00e0 sur son successeur. Et celui-ci doit avoir de l&rsquo;allure.<\/p>\n<p>Un successeur avec \u00ab\u00a0moonpool\u00a0\u00bb et un robot sous-marin<\/p>\n<p>Le navire qui lui succ\u00e9dera devra suivre de grandes traces. Mais d\u00e8s ses dimensions, le nouveau Polarstern II montre clairement l&rsquo;ambition du projet.<\/p>\n<p>Avec une longueur de 159 m\u00e8tres et une largeur de 27,3 m\u00e8tres, le nouveau brise-glace d\u00e9passera largement l&rsquo;actuel \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb. En comparaison, le navire de recherche actuel mesure 118 m\u00e8tres de long et 25 m\u00e8tres de large.<\/p>\n<p>Avec cette taille accrue, le navire doit faire entrer la recherche polaire allemande dans une nouvelle \u00e8re sur le plan technique. Le Polarstern II ne sera pas seulement plus performant, il deviendra \u00e9galement un laboratoire flottant de haute technologie pour les missions dans les conditions les plus extr\u00eames.<\/p>\n<p>Le nouveau brise-glace doit \u00eatre capable de traverser durablement une glace de 1,8 m\u00e8tre d&rsquo;\u00e9paisseur avec une couche de neige suppl\u00e9mentaire &#8211; et ce, en naviguant en continu. En m\u00eame temps, le navire sera si pr\u00e9cis dans ses man\u0153uvres que les chercheurs pourront travailler exactement aux endroits o\u00f9 ils ont besoin d&rsquo;\u00e9chantillons, m\u00eame dans une banquise \u00e9paisse.<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la nouvelle construction est un \u00e9norme \u00ab\u00a0moonpool\u00a0\u00bb, un acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau libre en forme de puits qui traverse toute la partie immerg\u00e9e du navire. M\u00eame si le navire est compl\u00e8tement pris par les glaces, les scientifiques peuvent y descendre des appareils directement dans la mer.<\/p>\n<p>Les technologies sous-marines les plus modernes sont utilis\u00e9es \u00e0 cet effet : outre les robots de plong\u00e9e et les sondes sp\u00e9ciales, le navire est \u00e9quip\u00e9 de trois syst\u00e8mes robotiques ultramodernes, dont des v\u00e9hicules sous-marins autonomes capables de travailler \u00e0 des profondeurs allant jusqu&rsquo;\u00e0 6000 m\u00e8tres. Ils doivent collecter des donn\u00e9es m\u00eame sous des m\u00e8tres de glace et explorer des r\u00e9gions jusqu&rsquo;ici inaccessibles.<\/p>\n<p>Au-dessus de la glace \u00e9galement, le nouveau b\u00e2timent mise sur une technologie de pointe. Une flotte de drones est pr\u00e9vue, allant de petits drones \u00e9quip\u00e9s de cam\u00e9ras \u00e0 des appareils sp\u00e9ciaux de plusieurs tonnes \u00e9quip\u00e9s de scanners laser et de capteurs \u00e0 haute r\u00e9solution. Ils \u00e9tablissent des cartes tridimensionnelles de la surface de la glace, analysent la nature de la glace et aident l&rsquo;\u00e9quipage \u00e0 trouver des itin\u00e9raires s\u00fbrs \u00e0 travers la banquise.<\/p>\n<p>C&rsquo;est particuli\u00e8rement ambitieux : \u00e0 l&rsquo;avenir, les grands drones de transport devraient m\u00eame pouvoir pr\u00e9lever eux-m\u00eames des \u00e9chantillons d&rsquo;air, d&rsquo;eau et de glace. Pour ce faire, les chercheurs n&rsquo;auraient plus besoin de s&rsquo;aventurer dangereusement sur la glace.<\/p>\n<p><strong>Efforts en faveur de la durabilit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>La durabilit\u00e9 joue un r\u00f4le central pour un navire de recherche qui navigue dans les \u00e9cosyst\u00e8mes fragiles des r\u00e9gions polaires. Le successeur du Polarstern doit donc faire partie des brise-glaces les plus \u00e9cologiques du monde.<\/p>\n<p>Pour cela, le concept intervient \u00e0 plusieurs niveaux. Ainsi, des g\u00e9n\u00e9rateurs \u00e0 double carburant doivent assurer la majeure partie de la propulsion et de l&rsquo;alimentation en \u00e9nergie. Ces moteurs peuvent fonctionner aussi bien avec du diesel traditionnel qu&rsquo;avec des carburants alternatifs comme le HVO ou le m\u00e9thanol.<\/p>\n<p>La durabilit\u00e9 est \u00e9galement au c\u0153ur de la construction du navire. Les mat\u00e9riaux utilis\u00e9s doivent \u00eatre aussi \u00e9cologiques que possible, par exemple pour le bois des ponts, l&rsquo;am\u00e9nagement int\u00e9rieur ou les peintures, huiles et autres rev\u00eatements n\u00e9cessaires en grande quantit\u00e9 sur un navire.<\/p>\n<p>De plus, le nouveau navire de recherche doit \u00eatre particuli\u00e8rement silencieux. Les mammif\u00e8res marins et autres animaux sous-marins devraient ainsi \u00eatre d\u00e9rang\u00e9s le moins possible.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re mission pr\u00e9vue pour 2030<\/p>\n<p>Tout cela ressemble \u00e0 un projet du si\u00e8cle pour la recherche allemande, et c&rsquo;est exactement comme cela qu&rsquo;il sera trait\u00e9. La construction est soutenue par le minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral de la Recherche, de la Technologie et de l&rsquo;Espace.<\/p>\n<p>La construction du nouveau \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb devrait enfin commencer en avril 2027. C&rsquo;est le chantier naval TKMS de Wismar qui en est responsable. Avec pr\u00e8s de 8 000 collaborateurs et des sites en Allemagne et au Br\u00e9sil, l&rsquo;entreprise compte parmi les principaux acteurs mondiaux de l&rsquo;industrie navale.<\/p>\n<p>Lors de la signature du contrat en f\u00e9vrier, le co\u00fbt total du projet a \u00e9t\u00e9 chiffr\u00e9 \u00e0 environ 1,2 milliard d&rsquo;euros. Le nouveau navire de recherche brise-glace devrait \u00eatre achev\u00e9 d\u00e8s 2030 et partir vers les r\u00e9gions polaires pour l&rsquo;Institut Alfred Wegener.<\/p>\n<p><strong>Un navire de recherche garant d&rsquo;une influence g\u00e9opolitique<\/strong><\/p>\n<p>Mais le \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb est bien plus qu&rsquo;un simple outil scientifique. Tant le navire actuel que son successeur jouent \u00e9galement un r\u00f4le important sur le plan g\u00e9opolitique.<\/p>\n<p>En effet, ce n&rsquo;est que gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;exploitation du \u00ab\u00a0Polarstern\u00a0\u00bb et de la station de recherche allemande Neumayer III que l&rsquo;Allemagne conserve son statut consultatif dans le Trait\u00e9 sur l&rsquo;Antarctique, et donc un droit de vote dans les d\u00e9cisions internationales concernant l&rsquo;avenir de l&rsquo;Antarctique.<\/p>\n<p>Depuis 1959, le trait\u00e9 r\u00e9glemente entre autres l&rsquo;utilisation exclusivement pacifique de l&rsquo;Antarctique, prot\u00e8ge la coop\u00e9ration scientifique et interdit les activit\u00e9s militaires ainsi que les nouvelles revendications territoriales. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment dans le contexte de tensions g\u00e9opolitiques croissantes et d&rsquo;int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques dans les r\u00e9gions polaires que ce r\u00f4le prend de plus en plus d&rsquo;importance.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Grand comit\u00e9 d&rsquo;accueil \u00e0 Bremerhaven ! 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