{"id":958995,"date":"2026-05-27T00:32:50","date_gmt":"2026-05-27T00:32:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/958995\/"},"modified":"2026-05-27T00:32:50","modified_gmt":"2026-05-27T00:32:50","slug":"ukraine-caritas-vient-en-aide-aux-personnes-deplacees-a-la-frontiere-avec-le-belarus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/958995\/","title":{"rendered":"Ukraine: Caritas vient en aide aux personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re avec le B\u00e9larus"},"content":{"rendered":"<p>Le seul couloir humanitaire ouvert aux citoyens ukrainiens est le poste-fronti\u00e8re de Mokrany\u2013Domanove. C&rsquo;est l\u00e0 que Caritas Ukraine, en collaboration avec d&rsquo;autres organisations, est venue en aide \u00e0 plus de 2 500 personnes en un an. Le vice-pr\u00e9sident, Hryhorii Seleshchuk, d\u00e9clare: \u00abNotre travail d\u00e9coule des besoins des personnes et des conditions dans lesquelles elles arrivent.\u00bb<\/p>\n<p><b>Svitlana Dukhovych &#8211; Cit\u00e9 du Vatican<\/b><\/p>\n<p>Il y a un paradoxe amer dans la mani\u00e8re dont les Ukrainiens quittent les territoires occup\u00e9s par la F\u00e9d\u00e9ration de Russie pour rejoindre ceux contr\u00f4l\u00e9s par le gouvernement de Kiev: au lieu de traverser directement la fronti\u00e8re, ils sont contraints de passer par la Russie et le B\u00e9larus. Des milliers de kilom\u00e8tres de voyage, des formalit\u00e9s et des heures de contr\u00f4les m\u00e8nent finalement au poste-fronti\u00e8re de Mokrany\u2013Domanove (r\u00e9gion de Volyn, \u00e0 la fronti\u00e8re avec le B\u00e9larus) o\u00f9 se trouve aujourd\u2019hui le seul couloir humanitaire ouvert aux citoyens ukrainiens. Lorsqu\u2019ils arrivent enfin en Ukraine, ils sont fatigu\u00e9s, \u00e9puis\u00e9s et ont besoin d\u2019aide.<\/p>\n<p><b>Le soutien de Caritas<\/b> <\/p>\n<p>L&rsquo;une des organisations humanitaires qui leur vient en aide est Caritas Ukraine, pr\u00e9sente sur place depuis f\u00e9vrier 2025. \u00abNotre travail d\u00e9coule des besoins des personnes et des conditions dans lesquelles elles arrivent\u00bb, explique Hryhorii Seleshchuk, vice-pr\u00e9sident de Caritas Ukraine. \u00abAu d\u00e9but, il s&rsquo;agissait de besoins tr\u00e8s concrets: les personnes arrivaient \u00e0 la fronti\u00e8re sans possibilit\u00e9 de poursuivre leur voyage et sans moyen de transport. Nous avons donc organis\u00e9 leur transport, en particulier pour les personnes \u00e2g\u00e9es seules et les personnes \u00e0 mobilit\u00e9 r\u00e9duite, qui n\u2019ont pas les ressources n\u00e9cessaires pour faire face seules aux difficult\u00e9s logistiques. Souvent, le voyage depuis les territoires occup\u00e9s dure trois, quatre, voire cinq jours, avec de nombreux changements de moyen de transport. C\u2019est un parcours long et tr\u00e8s \u00e9prouvant. Pour nous, il \u00e9tait fondamental de r\u00e9pondre \u00e0 ces besoins dans le respect de la dignit\u00e9 des personnes, afin qu\u2019elles se sentent accueillies et reconnues\u00bb.<\/p>\n<p><b>Trag\u00e9dies humaines le long de la fronti\u00e8re<\/b> <\/p>\n<p>Hryhorii Seleshchuk raconte qu\u2019avec le temps, d\u2019autres besoins se sont \u00e9galement fait sentir. Par exemple, beaucoup de personnes n\u2019avaient pas les moyens d\u2019acheter les billets n\u00e9cessaires pour poursuivre leur voyage \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Ukraine. C\u2019est pourquoi on leur achetait ces billets. De plus, l\u2019attente des trains ou des bus pouvait durer trois, cinq, voire sept heures: pendant ce temps, il \u00e9tait important d\u2019offrir un repas chaud ou quelque chose \u00e0 manger, afin que les personnes puissent ressentir au moins un minimum de soutien et d\u2019accueil. \u00abIl y a eu le cas d\u2019une femme qui a r\u00e9ussi \u00e0 quitter le territoire occup\u00e9 avec ses deux fils \u00e2g\u00e9s de 14 et 16 ans\u00bb, raconte-t-elle. \u00abSon mari \u00e9tait mort l\u00e0-bas et tous les documents avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits. Elle est arriv\u00e9e ici seule avec ses enfants, sans savoir quoi faire ensuite, o\u00f9 aller, sans papiers, sans rien.\u00bb Dans ces cas-l\u00e0, les r\u00e9f\u00e9rents sociaux et les conseillers de crise de Caritas trouvent un lieu d\u2019accueil pour ces personnes. Ils offrent \u00e9galement des conseils juridiques, utiles pour entamer la r\u00e9cup\u00e9ration des documents et la recherche dans les archives en Ukraine, afin de pouvoir confirmer l\u2019identit\u00e9 et permettre aux personnes de poursuivre leur parcours.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-original=\"https:\/\/www.vaticannews.va\/content\/dam\/vaticannews\/multimedia\/2026\/maggio\/23\/Caritas-Ucraina_1.jpg\/_jcr_content\/renditions\/cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpeg\" alt=\"Le personnel de Caritas \u00e0 la fronti\u00e8re entre l'Ukraine et le B\u00e9larus.\" title=\"Le personnel de Caritas \u00e0 la fronti\u00e8re entre l'Ukraine et le B\u00e9larus.\"\/><\/p>\n<p>\n   Le personnel de Caritas \u00e0 la fronti\u00e8re entre l&rsquo;Ukraine et le B\u00e9larus.\n  <\/p>\n<p><b>Un soutien psychologique<\/b> <\/p>\n<p>\u00abNous proposons \u00e9galement un soutien psychologique\u00bb, souligne le vice-pr\u00e9sident de Caritas Ukraine, \u00abcar tr\u00e8s souvent, les personnes arrivent dans un \u00e9tat de forte anxi\u00e9t\u00e9, d\u00e9sorient\u00e9es et d\u00e9sempar\u00e9es. Certaines n&rsquo;avaient pas mis les pieds, depuis des ann\u00e9es, avant m\u00eame 2022, sur un territoire contr\u00f4l\u00e9 par le gouvernement ukrainien. Nous savons en outre que, pour atteindre la fronti\u00e8re, elles ont d\u00fb faire face \u00e0 divers types de contr\u00f4les et de proc\u00e9dures de filtrage. Elles arrivent donc dans un \u00e9tat de grande tension et de peur. C\u2019est pourquoi le soutien psychologique est fondamental\u00bb.\u00a0Au poste-fronti\u00e8re de Mokrany\u2013Domanove, Caritas Ukraine travaille en \u00e9troite collaboration avec le Bureau du M\u00e9diateur (Ombudsman). \u00abC\u2019est par ce r\u00e9seau que nous recevons de nombreux signalements concernant des personnes vuln\u00e9rables, ayant besoin d\u2019une assistance m\u00e9dicale ou \u00e0 mobilit\u00e9 r\u00e9duite, \u2014 explique le vice-pr\u00e9sident \u2014. Nous prenons en charge ces cas, nous les aidons \u00e0 trouver un logement et \u00e0 acc\u00e9der aux services dont ils ont besoin en Ukraine. Nous fournissons \u00e9galement une aide financi\u00e8re initiale, afin que ces personnes disposent d\u2019un minimum de ressources pour subvenir \u00e0 leurs premiers besoins et puissent retrouver une certaine autonomie\u00bb.<\/p>\n<p><b>En un an, plus de 2 500 personnes aid\u00e9es<\/b> <\/p>\n<p>Plusieurs organisations participent \u00e0 ce travail, ce qui est essentiel, car les financements ne sont pas toujours continus ni simultan\u00e9s. Lorsqu\u2019une organisation dispose de ressources et une autre non, il s\u2019instaure une sorte de relais et de soutien mutuel. C\u2019est notamment gr\u00e2ce \u00e0 ces synergies que Caritas a pu venir en aide \u00e0 plus de 2 500 personnes en un an. \u00abPour une petite \u00e9quipe de quatre personnes, c\u2019est un travail \u00e9norme\u00bb, souligne-t-il. Mardi 19 mai, le poste-fronti\u00e8re de \u00abMokrany\u2013Domanove\u00bb, \u00e0 la fronti\u00e8re entre l\u2019Ukraine et le B\u00e9larus, a re\u00e7u la visite d\u2019une d\u00e9l\u00e9gation d\u2019une trentaine d\u2019ambassades, conduite par le commissaire aux droits de l\u2019homme de l\u2019Ukraine, Dmytro Lubinets. Des repr\u00e9sentants des Nations unies \u00e9taient \u00e9galement pr\u00e9sents, notamment les dirigeants du HCR et de l\u2019Unicef. \u00abL\u2019objectif de cette initiative, a expliqu\u00e9 le vice-pr\u00e9sident, \u00e9tait de montrer ce parcours et les conditions difficiles des personnes concern\u00e9es, en accordant une attention particuli\u00e8re aux enfants et aux jeunes qui arrivent des territoires occup\u00e9s. C\u2019est un sujet tr\u00e8s important, car rien que parmi les b\u00e9n\u00e9ficiaires de Caritas, on compte pr\u00e8s de 400 mineurs.\u00bb Il est essentiel de mettre en place des m\u00e9canismes permettant leur retour en Ukraine. En collaboration avec l\u2019organisation Save Ukraine, Caritas Ukraine m\u00e8ne un projet d\u00e9di\u00e9 aux adolescents et aux enfants. \u00abIl s&rsquo;agit de faciliter leur transfert vers les zones contr\u00f4l\u00e9es par le gouvernement ukrainien et de les aider \u00e0 s&rsquo;int\u00e9grer: r\u00e9cup\u00e9ration de leurs documents, r\u00e9insertion dans la vie quotidienne\u00bb, explique-t-il. \u00abS&rsquo;ils souhaitent poursuivre leurs \u00e9tudes ou construire leur avenir en Ukraine, nous les accompagnons dans cette d\u00e9marche.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le seul couloir humanitaire ouvert aux citoyens ukrainiens est le poste-fronti\u00e8re de Mokrany\u2013Domanove. 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