{"id":97056,"date":"2025-05-13T14:52:08","date_gmt":"2025-05-13T14:52:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/97056\/"},"modified":"2025-05-13T14:52:08","modified_gmt":"2025-05-13T14:52:08","slug":"lafrique-et-leurope-peuvent-creer-une-synergie-gagnante-mohammed-dewji","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/97056\/","title":{"rendered":"\u00ab L\u2019Afrique et l\u2019Europe peuvent cr\u00e9er une synergie gagnante \u00bb (Mohammed Dewji)"},"content":{"rendered":"<p><strong>LA TRIBUNE AFRIQUE &#8211; Premi\u00e8re fortune de Tanzanie, milliardaire en dollars le plus jeune d&rsquo;Afrique depuis 2019, vous \u00eates l&rsquo;un des rares africains \u00e0 si\u00e9ger \u00e0 The Giving Pledge, une initiative philanthrope de Bill Gates et de Warren Buffett qui fait parler d&rsquo;elle cette ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion de ses quinze ans. Pourquoi est-ce si important pour vous de donner une partie de votre fortune ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>MOHAMMED DEWJI &#8211;<\/strong> The Giving Pledge est en effet une initiative de Bill Gates, fond\u00e9e avec Melinda et Warren Buffett. L&rsquo;id\u00e9e \u00e9tait d&rsquo;inciter les plus riches du monde \u00e0 la philanthropie. Nous savons tous que les gens donnent d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, mais il s&rsquo;agissait d&rsquo;une structure un peu plus formelle dans laquelle les signataires s&rsquo;engageaient \u00e0 consacrer la moiti\u00e9 de leur fortune, de leur vivant ou apr\u00e8s leur mort, \u00e0 des fins philanthropiques. Nous sommes plus de 150 signataires, dont trois ou quatre sont originaires d&rsquo;Afrique. Je l&rsquo;ai sign\u00e9 en 2016. Nous nous r\u00e9unissons et discutons de la meilleure mani\u00e8re de donner et nous apprenons les uns des autres. L&rsquo;id\u00e9ologie qui sous-tend cette d\u00e9marche est que nous envisageons la philanthropie d&rsquo;un point de vue entrepreneurial. En tant qu&rsquo;entrepreneur, lorsque vous souhaitez d\u00e9velopper votre entreprise ou investir, vous effectuez des recherches approfondies pour vous assurer que vous obteniez le meilleur rendement possible. De m\u00eame, dans le domaine de la philanthropie, vous devez faire appel \u00e0 votre sens des affaires et \u00e0 votre intelligence pour vous assurer que l&rsquo;argent que vous d\u00e9pensez a un impact maximal.<\/p>\n<p>Plus personnellement, j&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;avoir un but plus important dans la vie que celui de devenir milliardaire ou de gagner de l&rsquo;argent, qui est de rendre la pareille par le biais de la philanthropie, de l&rsquo;\u00e9ducation et des soins de sant\u00e9, de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau, de l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p><strong>MeTL Group que vous dirigez a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par votre p\u00e8re, mais vous n&rsquo;\u00eates plus seulement l&rsquo;h\u00e9ritier d&rsquo;une entreprise, mais un entrepreneur \u00e0 part enti\u00e8re, puisque vous l&rsquo;avez transform\u00e9 en un conglom\u00e9rat actif dans une dizaine de secteurs. Quels ont \u00e9t\u00e9 les principaux piliers sur lesquels vous avez fond\u00e9 votre succ\u00e8s ?<\/strong><\/p>\n<p>Le premier pilier et le plus important, \u00e0 mon sens, a consist\u00e9 \u00e0 m&rsquo;assurer de pouvoir mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle tout ce je voulais construire. Deuxi\u00e8mement, j&rsquo;accorde une importance particuli\u00e8re au fait de construire sur une base solide de transparence, de gouvernance et d&rsquo;\u00e9thique, parce que le but est de b\u00e2tir une entreprise durable \u00e0 long terme, qui adh\u00e8re \u00e0 ces valeurs fondamentales. Dans le monde de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la plupart de ceux qui ont r\u00e9ussi dans la cr\u00e9ation d&rsquo;entreprises essayaient de r\u00e9soudre des probl\u00e8mes du quotidien. Et c&rsquo;est en apportant des solutions que l&rsquo;argent a suivi. C&rsquo;\u00e9tait le cas pour moi.<\/p>\n<p>A mon retour de l&rsquo;universit\u00e9, j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 quel point le continent africain avait besoin de se d\u00e9velopper. Nous avions peu de valeur ajout\u00e9e. Les multinationales fabriquaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger et importaient les produits finis dans nos pays. C&rsquo;est encore le cas. La r\u00e9alit\u00e9 est que ces produits sont chers et nombre de nos concitoyens ne peuvent se les offrir. J&rsquo;ai vu l&rsquo;opportunit\u00e9 de cr\u00e9er une entreprise de produits consommables \u00e0 rotation rapide qui permettrait aux Africains d&rsquo;acheter des produits similaires sous une marque locale, avec des normes \u00e9lev\u00e9es et \u00e0 un meilleur prix. C&rsquo;est ainsi que s&rsquo;est construite l&rsquo;\u00e9thique de l&rsquo;entreprise. Aujourd&rsquo;hui, nous avons pour concurrents des multinationales sur plusieurs activit\u00e9s. Nous avons par exemple gagn\u00e9 la bataille face \u00e0 Unilever, dans le domaine des huiles alimentaires. Procter and Gamble \u00e9tait notre concurrent dans l&rsquo;espace des savons et des d\u00e9tergents. Aujourd&rsquo;hui, le produit le plus important, qui est notre marque, d\u00e9tient une part de march\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de plus de 40 ou 45% dans chaque cat\u00e9gorie.<\/p>\n<p><strong>Mais quand on \u00e9volue dans sur les march\u00e9s africains o\u00f9 l&rsquo;acc\u00e8s au capital est encore un d\u00e9fi pour les entreprises qui se lancent aujourd&rsquo;hui, comment fait-on pour financer la transformation qu&rsquo;a connu votre groupe ?<\/strong><\/p>\n<p>J&rsquo;ai tr\u00e8s t\u00f4t pris conscience du probl\u00e8me de l&rsquo;acc\u00e8s au capital. Le secteur bancaire en Afrique de l&rsquo;Est ayant tard\u00e9 \u00e0 se lib\u00e9raliser, j&rsquo;avais compris que le seul moyen pour moi de me d\u00e9velopper \u00e9tait de pouvoir acc\u00e9der aux capitaux ailleurs. Je me suis appuy\u00e9 sur les banques sud-africaines, o\u00f9 nous avons commenc\u00e9 avec de petites lignes de cr\u00e9dit qui se sont transform\u00e9es en centaines de millions de dollars. L&rsquo;une de mes principales r\u00e9ussites est donc d&rsquo;avoir pu acc\u00e9der \u00e0 des capitaux, contrairement \u00e0 mes pairs qui ne le pouvaient pas. Cela a favoris\u00e9 le succ\u00e8s que j&rsquo;ai aujourd&rsquo;hui. Toutefois, cela implique beaucoup de recherche, beaucoup d&rsquo;innovation, une bonne qualit\u00e9 des produits, la distribution et la logistique. Il faut donc envisager les choses \u00e0 360 degr\u00e9s. Et c&rsquo;est la conjugaison de tous ces \u00e9l\u00e9ments qui b\u00e2tissent la r\u00e9ussite entrepreneuriale.<\/p>\n<p><strong>G\u00e9ographiquement, l&rsquo;Europe est l&rsquo;un des continents les plus proches de l&rsquo;Afrique. Comment cette proximit\u00e9 peut-elle aider ces deux \u00e9troits partenaires \u00e0 \u00e9tablir une coop\u00e9ration gagnant-gagnant dans le contexte<\/strong> <strong>international actuel riche en d\u00e9fis (climat, instabilit\u00e9s, conflits&#8230;) ?<\/strong><\/p>\n<p>Je pense que l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Europe peuvent cr\u00e9er une synergie gagnante. D\u00e9j\u00e0, les difficult\u00e9s li\u00e9es aux barri\u00e8res linguistiques ont \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9es parce que certains Africains parlent fran\u00e7ais, tandis que d&rsquo;autres parlent anglais, en raison du pass\u00e9 colonial. De plus, il y a beaucoup de richesses en Afrique. Nous avons les ressources du sous-sol (or, cuivre, cobalt, p\u00e9trole, gaz&#8230;), les ressources agricoles (f\u00e8ves de cacao, de noix de cajou, de tabac, de ma\u00efs, de tous les types de c\u00e9r\u00e9ales), la beaut\u00e9 et la diversit\u00e9 de nos paysages pour le tourisme, nous avons les jeunes&#8230; Ce que nous n&rsquo;avons pas et que l&rsquo;Europe poss\u00e8de, c&rsquo;est le capital. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une situation gagnant-gagnant. Si les Europ\u00e9ens peuvent apporter et d\u00e9ployer les capitaux en Afrique et en tirer un bon rendement, ils seront gagnants. Si cet argent arrive en Afrique et est investi dans les infrastructures, tout en cr\u00e9ant des emplois, nos gouvernements pourront percevoir des imp\u00f4ts, nos concitoyens pourront trouver du travail, la productivit\u00e9 sera meilleure et la croissance en termes de PIB sera plus \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>La guerre commerciale Etats-Unis-Chine, provoqu\u00e9e par Donald Trump, agite le monde. Certains pays africains notamment le Lesotho et Madagascar sont lourdement touch\u00e9s. Comment le continent peut-il positionner \u00e0 votre avis ?<\/strong><\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, je pense que chaque pr\u00e9sident \u00e9lu dans son pays doit s&rsquo;assurer de la bonne sant\u00e9 \u00e9conomique de ce dernier. S&rsquo;il parle davantage de protectionnisme pour aider sa population, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il estime cela bon pour son \u00e9conomie. Cependant, je pense qu&rsquo;un nouvel ordre est en place et que les \u00c9tats-Unis ne vont pas accepter que l&rsquo;on puisse simplement importer des produits bon march\u00e9 et les \u00e9couler. Ils veulent \u00e9galement r\u00e9duire le fardeau de leur dette de plus de 36 000 milliards de dollars. Pour le pr\u00e9sident Trump, rehausser les tarifs douaniers permettrait d&rsquo;augmenter la production interne&#8230; Je pense donc qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un signal d&rsquo;alarme pour le monde, qui doit \u00e9viter de trop d\u00e9pendre d&rsquo;un pays, de tarifs douaniers ou de taxes.<\/p>\n<p>Il y a, \u00e0 mon sens, des param\u00e8tres cl\u00e9s que l&rsquo;Afrique doit observer pour se positionner. Si je prends le cas du Lesotho et Madagascar, les chiffres cl\u00e9s de leurs exportations r\u00e9unis ne repr\u00e9sentent m\u00eame pas un demi-milliard de dollars. Ces pays vont souffrir en termes d&rsquo;exportations de textile et d&rsquo;habillement et des emplois seront perdus. Mais il y a mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur comment nous pouvons utiliser ces capacit\u00e9s pour v\u00eatir notre propre population d&rsquo;un milliard d&rsquo;habitants.<\/p>\n<p>Par ailleurs, une guerre commerciale n&rsquo;est jamais bonne pour les \u00e9conomies. Il n&rsquo;y a jamais de gagnant et il y a toujours des perdants. On peut penser que l&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas touch\u00e9e parce que nous n&rsquo;exportons pas beaucoup vers les \u00c9tats-Unis, mais indirectement, l&rsquo;Afrique va souffrir de cette guerre commerciale, parce qu&rsquo;elle est tr\u00e8s d\u00e9pendante de la Chine. Il y a beaucoup d&rsquo;importations de milliers de produits en provenance de Chine. Et parce que la Chine exporte \u00e9galement vers les \u00c9tats-Unis, il faut tenir compte des \u00e9conomies d&rsquo;\u00e9chelle. Cette guerre va provoquer une augmentation des co\u00fbts de production en Chine, de l&rsquo;inflation aux \u00c9tats-Unis et dans le monde.<\/p>\n<p><strong>Vous \u00e9voquez le milliard de consommateurs en Afrique. Y a-t-il dans cette guerre commerciale une opportunit\u00e9 pour la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (Zlecaf) ?<\/strong><\/p>\n<p>Absolument ! Je pense que cette guerre commerciale Etats-Unis-Chine est une opportunit\u00e9 pour faire avancer la Zlecaf. Nous avons eu, en tant qu&rsquo;Africains, de nombreux rappels \u00e0 l&rsquo;ordre. L&rsquo;Afrique repr\u00e9sente un PIB de 3 300 milliards de dollars et une population de 1,2 milliard d&rsquo;habitants, mais si l&rsquo;on retire cinq pays (Nigeria, Alg\u00e9rie, Maroc, Tunisie et Afrique du Sud), le revenu par habitant moyen s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1 000 dollars par an. Cela repr\u00e9sente environ 90 dollars par mois. Sur ces 90 dollars, les citoyens en d\u00e9pensent 70 en produits alimentaires. Soudain, avec ces 70 dollars, tout a doubl\u00e9. D\u00e9sormais, vous ne pouvez acheter que des aliments d&rsquo;une valeur de 35 dollars. Ainsi, beaucoup d&rsquo;Africains retombent dans la malnutrition et la pauvret\u00e9. La question est donc la suivante : si nous disposons de terres arables en Afrique, pourquoi ne produisons-nous pas suffisamment de nourriture pour nous-m\u00eames et pour nourrir le monde ? C&rsquo;est une question difficile \u00e0 laquelle les pays doivent r\u00e9pondre.<\/p>\n<p><strong>Les hommes d&rsquo;affaires du continent comme vous ont-ils des attentes \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des gouvernements dans ce contexte ?<\/strong><\/p>\n<p>Les gouvernements font de leur mieux. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque du COVID \u00e0 titre d&rsquo;exemple, plusieurs gouvernements africains ont pr\u00e9sent\u00e9 un plan de sauvetage pour soutenir les agriculteurs. Cela \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pas mal. Je suis tr\u00e8s optimiste quant \u00e0 la trajectoire de l&rsquo;Afrique. Si nous avons un bon leadership, notre continent peut faire des merveilles. En Tanzanie, notre pr\u00e9sidente de la R\u00e9publique [Samia Suluhu, Ndlr] fait un travail fantastique et on peut le constater au travers de la croissance \u00e9conomique qui affiche 5 ou 6%. L&rsquo;inflation est ma\u00eetris\u00e9e, les investissements directs \u00e9trangers se chiffrent en milliards, la monnaie ne se d\u00e9value pas vraiment par rapport au dollar am\u00e9ricain. D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, tous les indicateurs \u00e9conomiques sont bons.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"LA TRIBUNE AFRIQUE &#8211; Premi\u00e8re fortune de Tanzanie, milliardaire en dollars le plus jeune d&rsquo;Afrique depuis 2019, vous&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":97057,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[17,11,1812,21061,1777,674,1011,27,21064,21062,1808,12,10936,25,21063,96],"class_list":{"0":"post-97056","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-17","9":"tag-actualites","10":"tag-creer","11":"tag-decideurs-la-tribune-afrique","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-gagnante","17":"tag-lafrique","18":"tag-leurope","19":"tag-news","20":"tag-peuvent","21":"tag-republique-francaise","22":"tag-synergie","23":"tag-une"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114501094209578497","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97056","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97056"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97056\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/97057"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97056"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97056"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97056"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}