Jennifer Lopez
Jeremy Melloul / Bestimage

Pour clôturer la Fashion Week Haute Couture automne-hiver 2026-2027, Celia Kritharioti a plongé ses invités dans un univers aussi féerique que théâtral. Une ode au féminin sublimée par une scénographie glaciale… sous les yeux de Jennifer Lopez.

Jeudi 9 juillet, dernier jour de la Fashion Week Haute Couture automne-hiver 2026-2027. Direction la Place Vendôme, où la créatrice grecque Celia Kritharioti dévoile sa nouvelle collection dans un décor digne d’un conte hivernal. Fondée en 1906 à Athènes, sa Maison est la plus ancienne maison de couture de Grèce et s’est imposée au fil des décennies auprès d’une clientèle internationale grâce à son savoir-faire mêlant héritage hellénique, sophistication parisienne et glamour contemporain.

Quelques minutes avant le début du show, les invités prennent place dans un espace entièrement immaculé. Le sol disparaît sous une épaisse couche de fausse neige tandis que de fins flocons tombent lentement du plafond. Accompagnée d’une bande-son classique, la scénographie plonge instantanément l’assistance dans un paysage arctique hors du temps. L’arrivée de Jennifer Lopez, venue avec sa sœur Lynda Lopez, attire tous les regards et confirme l’aura internationale de la créatrice. Puis le silence s’installe. Les premières silhouettes émergent de ce décor givré comme des héroïnes d’un conte revisité.

Jennifer Lopez
Jeremy Melloul / Bestimage


Passer la publicité

« Eden glacé », une réinterprétation couture du jardin d’Éden

Baptisée Eden glacé, la collection imagine un instant suspendu : celui où le jardin d’Éden se fige dans une glace éternelle au moment même où le fruit défendu est cueilli. Mais loin d’être une vision tragique, Celia Kritharioti transforme cette métamorphose en manifeste de puissance féminine. « Il n’y a ni victimes, ni méchants, ni gagnants, ni perdants. Il n’y a que la puissance suprême du féminin », résume la note d’intention de la Maison. Les femmes ne quittent pas l’Éden : elles le réinventent et s’en emparent.

Cette narration se traduit dans un jeu permanent entre ombre et lumière, pudeur et sensualité. Les voiles ultra-légers et les délicates dentelles blanches dévoilent subtilement la peau avant de laisser place à la profondeur d’un velours noir intense. Comme un véritable cache-cache, les matières jouent avec le regard et créent un dialogue entre révélation et mystère. Les milliers de cristaux Swarovski, les broderies argentées et les fils d’or captent la lumière à chacun des pas, évoquant des larmes figées dans la glace. Les silhouettes rouges, éclatantes, viennent rompre la blancheur du décor comme une flamme traversant la neige, incarnant la tentation et la passion.

Une palette symbolique et des silhouettes d’une rare théâtralité

Chaque couleur raconte un chapitre de cette histoire. Le blanc évoque l’innocence originelle, l’argent rappelle la glace et la lumière de la lune, le noir traduit le mystère de la nuit, tandis que le rouge symbolise le fruit défendu. Enfin, les touches d’or viennent rappeler une divinité perdue, omniprésente dans l’imaginaire de la collection.

Cette symbolique prend vie à travers une succession de robes spectaculaires. Des silhouettes immaculées en tulle brodé semblent flotter au-dessus de la neige, tandis que de longues créations en velours noir jouent sur des découpes graphiques et des transparences maîtrisées. D’autres modèles scintillent entièrement sous des cascades de cristaux ou se parent de broderies métalliques d’une extrême précision. Fidèle à l’ADN de la Maison, Celia Kritharioti célèbre une féminité puissante, théâtrale et résolument glamour, sublimée par la mise en beauté orchestrée par la maquilleuse Val Garland et le coiffeur Eugene Souleiman. Une dernière parenthèse enchantée qui referme cette Fashion Week Haute Couture sur une note aussi spectaculaire que poétique.