La Caverne du Pont Neuf accueillera ses derniers explorateurs ce dimanche 28 juin.L’œuvre imaginée par l’artiste JR sera ensuite démantelée jusqu’au lundi 13 juillet.Ce dernier assure que cette grotte en trompe-l’œil aura une seconde vie.

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Avis aux retardataires. La Caverne du Pont Neuf accueillera ses derniers explorateurs, ce dimanche 28 juin. À compter de mercredi, il ne restera donc plus que cinq jours et cinq nuits pour la traverser avant que ne commence le processus de démantèlement de l’œuvre de l’artiste JR, 43 ans. 

Depuis son élévation le 20 mai dernier, puis sa réparation à la suite d’un incident causé par un phénomène climatique le 2 juin, cette œuvre éphémère dessine en trompe-l’œil l’aspect rocheux d’une grotte en mêlant le blanc, le noir et différentes nuances de gris. Les Parisiens et les touristes ont pu traverser cet espace gonflable aux dimensions imposantes qui recouvre le plus vieux pont de Paris : 120 mètres de long, 20 mètres de large, 2.400 m2 de surface au sol et une hauteur oscillant entre 12 et 18 mètres.

La toile nécessaire à l’installation sera réutiliséeJR

Hommage à Christo et Jeanne-Claude, le couple d’artistes qui avait emballé le Pont Neuf de tissu en 1985, La Caverne a été pensée pour être empruntée à pied gratuitement 7 jours sur 7, 24h sur 24h. Elle offre aussi une immersion sonore confiée au compositeur électro Thomas Bangalter, ex-membre du duo Daft Punk.

Le démantèlement de l’œuvre démarrera le lundi 29 juin au matin et durera jusqu’au lundi 13 juillet, date à laquelle le pont sera réouvert à la circulation. L’œuvre aura également une seconde vie. « En 2026, tout projet, qu’il soit artistique ou non, doit s’appliquer une démarche consciente de son impact, que celui-ci soit environnemental, social ou économique. La toile nécessaire à l’installation sera donc réutilisée », explique JR dans un communiqué. 

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« Avec mon équipe, nous sommes en train de sélectionner les organisations à but non lucratif qui rendront cette démarche possible, dans le but qu’elle ait une portée sociale forte, au-delà de ce que nous pourrons imaginer sur le volet artistique. Comme pour la production de l’œuvre, je tiens notamment à ce que sa seconde vie s’écrive en France, à Paris comme en région », ajoute-t-il. L’annonce des organisations retenues interviendra prochainement.

Rania HOBALLAH