En jouant avec des mortiers d’artifice, trois garçons de 10 à 12 ans auraient causé un incendie qui a détruit plus de 2 hectares de végétation et près de 150 arbres dans un parc de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), le 25 juillet dernier. Depuis, la mère de deux des trois enfants mis en cause s’est exprimée auprès de  France 3 Paris Île-de-France  pour présenter ses excuses.

La mère conteste les accusations

Car après cet incendie, Zartoshte Bakhtiari, le maire (DVD) de la commune, s’était emporté contre les parents dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. « Je n’ai qu’un seul message : tenez vos gamins ! À quel moment les parents veulent laisser leurs enfants d’une dizaine d’années jouer à des mortiers sans surveillance, en pleine journée ? », s’était-il agacé.

Plusieurs internautes avaient également affirmé que les enfants impliqués étaient livrés à eux-mêmes. Une version que la mère de famille conteste, estimant que ses deux enfants avaient exceptionnellement échappé à sa surveillance. « Ce n’est pas du tout dans leur habitude de manipuler des engins de la sorte », a-t-elle assuré auprès de France 3. Elle explique avoir appris leur implication lors de sa convocation au commissariat.

« Il n’y a aucune excuse »

La maman a par ailleurs fait amende honorable. « Je suis vraiment navrée, désolée », a-t-elle déclaré. Elle a par ailleurs pris la parole au nom de ses deux enfants. « Ils regrettent beaucoup ce geste-là. Ce sont des enfants, ils ne pensaient pas que ça prendrait cette proportion », a-t-elle affirmé. La mère a tenu à rappeler que leur geste n’était pas intentionnel. Elle souhaite trouver un terrain d’entente avec la mairie.

Reste que pour le maire, « il n’y a aucune excuse ». À la suite de cet incident, le parc est en grande partie inaccessible au public. L’enquête est toujours en cours. Les enfants impliqués ayant moins de 13 ans, leur responsabilité pénale est très limitée. Selon Zartoshte Bakhtiari, c’est aux parents de payer. « Le Code civil dispose qu’ils sont responsables des dommages causés par les mineurs dont ils ont la charge », a-t-il déclaré au Figaro , alors que le préjudice pour sa commune est estimé à 1,5 million d’euros.