La rédaction vous propose quatre pièces pour (re) découvrir l’exposition « l’art romain du Louvre. Un monde d’images » au musée de la Romanité à Nîmes.

Avec plus de 110 objets à découvrir, l’exposition « L’art romain du Louvre. Un monde d’images » propose une plongée dans l’univers de la Rome antique. « L’idée, c’est de remettre les vestiges dans leur contexte. Le but est de sortir du regard classique qui consiste à regarder un objet et dire qu’il est beau », explique Grégoire Dion, guide-conférencier du musée de la Romanité.

Dès le début du parcours les visiteurs découvrent un casque de gladiateur thrace orné d’une tête de méduse et d’un petit griffon. « Ce casque résume tout le propos de l’exposition. Il est vraiment bien décoré mais c’est un objet utilitaire, un casque pour protéger le gladiateur, précise Grégoire Dion. Ça montre bien que les objets d’arts romains vont toujours servir à quelque chose ce n’est pas de l’art pour l’art ».

L’affirmation de l’art

Individus, dieux, cités… La deuxième partie cherche à montrer que les objets servent à représenter. Cette idée est illustrée par la plus grosse pièce de l’exposition : le socle d’un autel sculpté de cinq mètres de long provenant de Rome. Ce type de relief sculpté s’intéresse à la vie civique de la cité. « On y voit plusieurs choses : le recensement dans la cité, le sacrifice au dieu Mars pour être sous sa protection. Enfin, on a la représentation du soldat partant à la guerre », développe le guide. Pour certains spécialistes ce relief représente la fondation d’une cité, d’autres disent que c’est juste une représentation du recensement de la cité.

La troisième partie est consacrée à l’affirmation de l’art. Elle montre que l’art sert à défendre des idées, transmettre des messages, des idées politiques ou des distinctions sociales. Cette partie est illustrée par le buste du philosophe grec Epicure. Les Romains ont ramené beaucoup de choses de Grèce dont la philosophie. Ce buste n’a pas qu’une valeur décorative mais est aussi un objet ostentatoire. »Quand on met ça dans sa maison, on veut montrer que l’on est cultivé que l’on connaît Epicure. On cherche à provoquer la discussion ».

La fin du parcours se consacre au processus de création artistique. L’exposition passe au crible certaines modalités de production de l’art romain : parmi elles, la mimesis où l’on imite la nature et le réel. C’est le cas de ces flacons en verre en forme de cygne. Datés du Ier siècle après Jésus-Christ, ils ont une valeur ostentatoire et aussi pratique. « Ce sont des récipients pour la toilette. On y met des onguents, des huiles, des parfums et on leur donne une forme particulière » précise Grégoire Dion. Une exposition qui invite à interroger notre regard sur l’art romain.

Jusqu’au 10 janvier 2027. Musée de la Romanité, 16 boulevard des Arènes, Nîmes.