C’est officiel. Le Louvre a son architecte. Reste à trouver le milliard… Lundi 18 mai, le ministère de la Culture a annoncé le lauréat du concours international lancé dans le cadre du plan « Louvre Nouvelle Renaissance », voulu par Emmanuel Macron en janvier 2025. Le groupement formé par Studios Architecture Paris et Selldorf Architects remporte la mise, épaulé par Base pour le volet paysager. Deux agences à forte signature.
La première s’est illustrée aux côtés de Frank Gehry pour la fondation Louis Vuitton à Paris et Luma à Arles, la seconde est une référence des rénovations muséales (Frick Collection à New York). Le jury a salué « la qualité de la proposition architecturale et de son insertion patrimoniale, urbaine et paysagère ».
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Une toute nouvelle entrée créée
Sur le fond, le projet joue la carte de la continuité. Concrètement, une nouvelle entrée sera créée côté Saint-Germain-l’Auxerrois, à l’est du palais. De quoi désengorger une pyramide conçue pour quatre millions de visiteurs mais qui en accueille désormais plus de neuf millions. L’axe historique, de la cour Carrée à l’arche de la Défense, retrouve ainsi sa cohérence.

Vue depuis l’esplanade : nouvel accès du Louvre (simulation), 2026
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© STUDIOS Architecture Paris et Selldorf Architects © Vincent Atelier
Face à la colonnade, un belvédère s’ouvrira sur des fossés végétalisés. La descente vers les douves s’effectuera par deux rampes glissées dans l’épaisseur du mur. Une manière élégante d’accueillir les visiteurs sans altérer la structure du palais. Sous ces accès prendront place des boutiques, des espaces de restauration et, surtout, une nouvelle salle de 3 000 m² dédiée à la Joconde.
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Le financement du projet encore incertain
Reste à trouver le financement. La Cour des comptes estime le coût du projet à plus d’un milliard d’euros. Aucun grand mécène ne s’est encore déclaré, le cambriolage spectaculaire d’octobre 2025 ayant refroidi les ardeurs. En parallèle, la pression institutionnelle s’accentue.
Un rapport parlementaire publié le 13 mai juge « incompréhensible » l’objectif d’une fréquentation portée à entre douze et quinze millions de visiteurs, et alerte sur les risques pour un bâtiment déjà fragilisé. Pour le président du Louvre, Christophe Leribault, la ligne est claire : « On ne peut pas réparer le Louvre sans ouvrir de nouveaux accès ». Les travaux ne devraient pas débuter avant 2028.
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