La Bourse de Paris a reculé de 1,03% mardi 26 mai, lâchant une partie des gains de la veille, le statu quo au Moyen-Orient encouragent les prises de bénéfices plus que les prises de risques, tout comme les propos d’une membre de la Banque centrale européenne (BCE), qui anticipe des risques d’inflation.

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À l’entrée du siège de l’opérateur boursier Euronext, dans le quartier d’affaires de La Défense, près de Paris.Photo : AFP/VNA/CVN

La place financière a perdu 85,15 points à 8.173,11 points. La veille, le panier des 40 grandes valeurs françaises avait terminé en nette hausse (+1,76%) à 8.258,26 points, dopé par un nouvel espoir d’accord au Moyen-Orient.

L’Iran a accusé mardi 26 mai les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le Sud du pays, qui portent un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre durablement fin à la tension au Moyen-Orient.

Les signes d’ouverture de ces derniers jours ont de nouveau cédé la place à une rhétorique martiale, dans un conflit où les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril mais où les menaces ne cessent pas, tout comme le blocage du détroit d’Ormuz, faisant flamber les prix du pétrole.

Avec le report d’un retour à la normale dans l’offre de pétrole, le Brent, référence globale du brut, revenait vers le seuil des 100 dollars aussi vite qu’il était descendu la veille. Peu avant 19h00, il s’affichait à 99,85 dollars le baril, en hausse de 3,86%.

Les marchés ont également été réceptifs aux propos d’Isabel Schnabel, membre allemande de la Banque centrale européenne (BCE) qui anticipe des risques d’inflation.

« Elle a déclaré qu’elle voterait en faveur d’une hausse des taux d’intérêt en juin, même s’il y avait un accord pour mettre fin à la guerre en Iran », décrypte Kathleen Brooks, directrice de recherche pour la plateforme d’investissement XTB, selon qui « il y a actuellement 90% de probabilité d’un relèvement lors de la réunion de la BCE le mois prochain ».

Sur le marché obligataire, le rendement de la dette française à dix ans est remonté à 3,59% contre moins de 3,56% lundi 25 mai.

STMicroelectronics, encore

Dans ce contexte incertain, le champion franco-italien des microprocesseurs STMicroelectronics a encore réalisé la meilleure performance de la journée au palmarès des valeurs du CAC 40 (+3,14%, à 59,84 euros).

La tech et l’intelligence artificielle continuent de tirer les marchés, à quelques jours de l’entrée au Nasdaq de Space X, l’entreprise des satellites d’Elon Musk, qui s’annonce historique par son ampleur.

« Nous privilégions les infrastructures et équipements qui soutiennent le développement de l’IA, comme les semi-conducteurs, l’énergie et les centres de données », analyse Blackrock dans son commentaire hebdomadaire. « Selon nous, ils sont bien placés pour en bénéficier quels que soient, à terme, les gagnants ou les perdants de l’IA ».

En lanterne rouge, le titre du géant du luxe Hermès, le plus cher du CAC 40, a reculé de 3,27% à 1.596,50 euros.

AFP/VNA/CVN