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Publié le
26 déc. 2020 à 12h46
Entrer dans la pâtisserie Stohrer au 51 rue Montorgueil à Paris, c’est un faire un long voyage dans le temps puisque celle-ci a ouvert ses portes en 1730, ce qui en fait la plus ancienne de la capitale. Mais sa réputation, elle la doit aussi à son célèbre baba au rhum.
Tarte chiboust, puits d’amour, religieuse…
Retour au 18ème siècle. Né en 1706, Nicolas Stohrer réalise son apprentissage dans les cuisines du roi Stanislas Ier de Pologne alors en exil avant de devenir pâtissier pour Marie Leszczyńska, fille de Stanisla. En 1725, il suit cette dernière à Versailles à la suite de son mariage avec le roi Louis XV.
Cinq ans plus tard, il ouvre sa boutique à Paris où les clients vont pouvoir profiter de son fameux baba au rhum dont il est l’inventeur. Cette pâtisserie est née d’un kouglof jugé trop sec par Stanislas, que le pâtissier arrosa de vin de Tokay (avant d’utiliser plus tard du rhum) ou de Malaga, selon des versions divergentes.
Le nom du dessert provient du personnage d’Ali Baba du conte des Mille et Une Nuits ; ali-baba est d’ailleurs le premier nom du dessert.
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La maison revendique d’autres grands classiques de la pâtisserie française, de la tarte chiboust au puits d’amour en passant par la religieuse à l’ancienne.
Partiellement inscrite aux monuments historiques depuis le 23 mai 1984, la pâtisserie a longtemps été dirigée par Pierre Liénard, qui a diversifié son activité en ouvrant un rayon traiteur. Elle a ensuite été reprise en 2017 par la famille Dolfi, qui avait précédemment racheté une ancienne chocolaterie ouverte en 1761 et dénommée « À La Mère de Famille », 35 rue du Faubourg Montmartre.
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Aujourd’hui, les babas au rhum côtoient les créations du pâtissier Jeffrey Cagnes dans le cadre magnifique que l’on doit à Paul Baudry.
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