Au-delà de l’héritage olympique, des studios de cinéma et de la proximité de l’aviation d’affaires du Bourget, Aubervilliers bâtit discrètement une économie logistique urbaine en forte croissance.

La livraison urbaine s’impose comme le moteur économique d’Aubervilliers. @Pexels

La commune cumule les récits flatteurs, entre centre aquatique olympique, plateaux des Studios d’Aubervilliers et voisinage de l’aviation d’affaires du Bourget.

Mais son moteur économique réel tient à des hangars sans enseigne, nichés entre voies ferrées et zones pavillonnaires.

Le hangar contre le glamour

Selon CBRE, la demande placée en logistique urbaine francilienne s’est concentrée en 2025 sur des surfaces inférieures à 3 000 m², loin des plateformes de 20 000 m² qui bordent encore les autoroutes. Aubervilliers, aux portes de l’A1 et de l’A86, profite d’un foncier disponible, d’un accès rapide aux bassins parisiens et d’une desserte renforcée par le Grand Paris Express. Chaque mètre carré y vaut moins en image qu’en flux.

L’économie qui ne se filme pas

La ville qui incarne l’héritage olympique et cinématographique vit d’abord de ce qui ne se raconte pas. Les colis y circulent plus vite que les récits. Reste à savoir si ses habitants profiteront de cette manne foncière, ou si elle continuera seulement de la voir traverser leur commune.

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