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Après deux ans de succès à Paris, Béatrice Costantini revient au Nouveau Théâtre du Jour d’Agen dans la peau d’Arletty. Création d’une agence de comédiens, scène « audacieuse » tournée avec Alain Delon… La comédienne s’est construite une belle carrière dans la capitale. Rencontre.
Après deux années de succès au Théâtre des Mathurins, à Paris, avec la pièce Arletty, un cœur très occupé, la comédienne lot-et-garonnaise d’adoption retrouvera la scène du Nouveau Théâtre du Jour à l’occasion de l’ouverture de son Festival Divers.
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Béatrice Costantini a longtemps fréquenté le milieu parisien, où elle a notamment créé une agence de comédiens spécialisés dans la publicité. Femme du monde, elle est aussi devenue une femme de la campagne le jour où elle a acquis une propriété dans les environs de Monclar-d’Agenais, laissant ses chaussures à talons à la porte de la ferme. C’est dans ce village qu’elle s’est rapprochée de la troupe des Baladins en Agenais, qu’elle a rejointe et avec laquelle elle a conservé de solides liens d’amitié.
Une Arletty plus vraie que nature
Sa marraine n’était autre que l’épouse d’Abel Gance, une relation professionnelle de son père, lui-même producteur de cinéma. Autant dire que Béatrice Costantini n’a pas eu besoin d’être attirée par le septième art : elle baignait déjà dedans !
Elle débute très jeune dans le métier et, au fil d’une longue carrière, côtoie les plus grands noms. D’abord actrice de cinéma, puis de séries télévisées, elle prend ensuite le virage du théâtre. Grand bien lui en a pris, si l’on en croit les critiques dithyrambiques qui ont salué son interprétation dans « Arletty, un cœur très occupé », au Théâtre des Mathurins. Le spectacle y a tenu l’affiche pendant deux années entières.
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Écrite par Jean-Luc Voulfow, mise en scène et également interprétée par François Nambot, la pièce raconte la passion interdite entre la comédienne d’Hôtel du Nord et un séduisant officier allemand, en pleine Seconde Guerre mondiale. L’interprétation de Béatrice Costantini a suscité un véritable concert de louanges dans la presse : « une Arletty flamboyante », « elle a la gouaille, l’énergie et le talent », « son incarnation est magistrale », « une Arletty merveilleuse »… Jusqu’à ce verdict : « L’illusion est parfaite. »
Elle a fait bégayer Delon
Sa carrière cinématographique lui a également offert quelques rencontres mémorables. « Mon ami de l’époque était très proche du réalisateur Claude Miller, lui-même ami de François Truffaut. C’est ainsi que j’ai obtenu un rôle dans Les Deux Anglaises et le Continent et eu la chance de tourner une scène à l’intérieur du musée Rodin. Un souvenir impérissable. »
Sa rencontre avec Alain Delon demeure, elle aussi, l’un des grands moments de sa carrière. L’acteur était déjà devenu « Delon », immense vedette du cinéma français à la renommée internationale. Dans le film, il donnait notamment la réplique à Charles Bronson, autre star mondiale. « C’était une scène assez audacieuse, dans laquelle Delon m’enlevait ma robe. J’étais très impressionnée et j’avais du mal à dire mon texte en anglais. Il s’est montré très rassurant. Mais lors de la reprise, c’est lui qui s’est mis à bégayer ! Nous avons donc dû recommencer une nouvelle fois », raconte-t-elle.
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Leurs chemins se croiseront encore. « Nous nous sommes retrouvés une deuxième fois et c’est lui qui a donné son accord lors du casting du film Les Granges brûlées, au générique duquel figuraient également Simone Signoret et la jeune Miou-Miou. »
Retrouvailles sur les planches
« Arletty, un cœur très occupé » ouvrira prochainement le Festival Divers du Nouveau Théâtre du Jour, le dernier dimanche de novembre. Pour cette représentation unique, Béatrice Costantini retrouvera sur scène le comédien et metteur en scène François Nambot. Des retrouvailles qui marqueront également le prélude d’une tournée prévue à partir de mars 2027, en partenariat avec Radio Bulle.