Le monopole d’Eurostar sur la ligne Paris-Londres est bientôt terminé. Le 7 août 2026, Trenitalia a confirmé vouloir ouvrir une liaison d’ici 2029. De son côté, Virgin a évoqué l’horizon 2030. L’arrivée de ces nouveaux acteurs pourrait ainsi transformer l’offre, avec une potentielle baisse de prix, selon Le Parisien .

Un monopole coûteux pour le voyageur

Pour l’heure, la ligne Paris-Londres est considérée à la fois comme l’une des plus rentables du monde et comme celle dont le prix au kilomètre est le plus élevé. Des tarifs qui s’expliquent par le nombre important de voyageurs d’affaires, mais « surtout par le monopole », selon Clément Hugon, co-PDG de Kombo, plateforme de réservation de billets de train, interrogé par Le Parisien .

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Trenitalia a déjà déclaré vouloir proposer une alternative attractive à l’Eurostar. La compagnie italienne va miser gros sur cette ligne, avec un investissement de deux milliards d’euros pour commander 19 trains à grande vitesse. Son objectif affiché est d’atteindre jusqu’à dix allers-retours par jour.

Jusqu’à 30 % de baisse

Pour Kombo, l’arrivée de Trenitalia, puis de Virgin, sur la ligne Paris-Londres pourrait ainsi faire baisser les prix d’environ 30 % d’ici 2029-2030. La plateforme fonde cette prévision sur les baisses constatées sur les lignes où Trenitalia concurrence à présent la SNCF. Entre 2022 et 2025, les tarifs ont par exemple chuté de 10 % sur le Paris-Lyon et de 30 % sur le Paris-Marseille.

Quant au nombre de voyageurs, il pourrait presque tripler grâce à des tarifs plus abordables, passant de 11 millions actuellement à une fréquentation comprise entre 20 et 30 millions selon les estimations. Cité par Le Parisien, Eurostar déclare vouloir « pleinement contribuer à cette croissance » à travers son modèle décrit comme « premium accessible », avec des billets d’appel « dès 44 € vers Londres » pour un aller simple.