La Bourse de Paris évoluait en recul ce jeudi 27 août au matin malgré les résultats stratosphériques du géant de l’IA Nvidia, qui pèsent moins dans les arbitrages des investisseurs européens que les risques géopolitiques et l’inflation. Vers 11 h 00, heure de Paris (09 h 00 GMT), l’indice CAC 40 reculait de 67,45 points (-0,80 %) à 8 394,94 points. La veille, le panier des 40 valeurs françaises avait pris 0,27 % à 8 462,39 points, en hausse de 23,19 points.
Au cœur de la tech et de Wall Street, le géant américain des puces informatiques Nvidia a annoncé mercredi soir un bénéfice net de 59,7 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit +126% sur un an, et des perspectives « énormes » pour 2027, selon son PDG, Jensen Huang. À Paris, ces bons résultats suscitaient un regain d’intérêt pour les semi-conducteurs de STMicroelectronics (+4,25% à 44,12 euros) sans pénaliser l’industrie des solutions informatiques classiques comme CapGemini (+0,75% à 107,30 euros).
Les inquiétudes sur l’inflation pèsent sur la Bourse
Par ailleurs, les prix du pétrole, vecteurs d’inflation, poursuivaient leur décrue pour le quatrième jour d’affilée. Vers 11 h 00, heure de Paris, le Brent, référence mondiale du brut, s’échangeait à 87,43 dollars le baril (-0,47 %), sur la même tendance que le WTI américain (81,73 dollars, -0,61 %). Mais quelques nuages nuançaient le tableau, notamment les risques persistants d’inflation, confirmés par les derniers chiffres aux États-Unis (l’indice PCE a stagné à 3,7 % sur un an, là où les investisseurs s’attendaient à un léger ralentissement autour de 3,6 %).
Résultat : une trentaine de valeurs sur 40 encaisse des mouvements de vente d’actions. Le champion des apéritifs Pernod-Ricard a bu la tasse (-6,45 % à 63,24 euros) après avoir annoncé un recul de 26 % de son bénéfice annuel à 1,2 milliard d’euros en raison de plusieurs chocs externes comme la faiblesse des marchés américains et chinois, les droits de douane, les coûts en hausse ou encore les effets de changement défavorables.
Eiffage et les banques pénalisés en Bourse
Dans le BTP, Eiffage reculait également (-4,72 % à 111,95 euros) après l’annonce d’un bénéfice en hausse au premier semestre de +12% sur un an à 342 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de +2,3% à 12,2 milliards d’euros. « Cependant, un flux de trésorerie disponible relativement modeste, ainsi qu’une perspective à court terme légèrement prudente, pourrait atténuer la réaction face à une publication par ailleurs solide », observent les analystes de Jefferies.
Deux banques encaissaient également des mouvements de vente, BNP Paribas (-3,71 % à 101,80 euros) et Crédit Agricole (-3,60 % à 18,32 euros).