Le pompon de Paris ? Ses nuits gouailleuses, ses tables canailles, ses nappes blanches éclairées à la bougie : Laurent de Gourcuff connaît par coeur la recette de cette mythologie travaillée aussi bien par Hemingway (pensez : Paris est une fête), Audrey Hepburn (pensez : Drôle de Frimousse), et même Louis de Funès (version : Le Grand Restaurant). Un Paris tour à tour franchouillard et cosmopolite, bien calé dans son héritage culinaire, qui ravit les locaux aussi bien que les visiteurs, tous prêts à s’étourdir dans les vapeurs de crème et de crêpes flambées. L’entrepreneur roi de la restauration festive dans la capitale en a d’ailleurs fait sa nouvelle adresse, sise en plein coeur du Palais Brongniart, et baptisée : Pompon.

L’entrée de Pompon, le nouveau restaurant de Laurent de Gourcuff au Palais Brongniart, à Paris.
Charlotte Abbeys
Cet ornement dont les origines lexicographiques remonteraient au XVIe siècle se transforme depuis le 8 novembre en table noctambule et festive, toute en banquette de moleskine, éclairage tamisé, recoins ombrageux et assiettes joliment mondialisées. Au menu, un chassé-croisé franco-mexicain, comme si Frida Kahlo en personne venait s’attabler devant une côte de boeuf où l’un de ces Midnight Churros servis quand la température se met à grimper et que la musique vous taquine le bout des pieds. Car si l’on vient chez Pompon pour manger (testés, et approuvés : le filet au poivre, la volaille aux morilles et à la crème d’Isigny, la Pavlova, le supplément caviar…), on y vient aussi pour danser sur la moquette à motif fauve, sous l’oeil de quelques Parisiennes vintage, figées en noir et blanc sur les murs tendus de velours couleur jaspe.

Banquettes en moleskine, tables nappées et éclairage à la bougie : Pompon invite aux rencontres qui enchantent la nuit.
Charlotte Abbeys