De même, l’adultère est-il plus acceptable socialement à compter des années 1920 ?

On est à un moment où le divorce a été rétabli depuis 1884. En théorie, hommes et femmes peuvent donc divorcer, mais dans la pratique c’est plus difficile : c’est très mal vu socialement. Et pour divorcer, il faut des moyens financiers. Pour beaucoup de femmes, ce n’est évidemment pas possible. L’adultère peut alors apparaître comme une soupape assez généralisée.

Cela dit, encore une fois, cela dépend énormément des milieux sociaux, avec des formes d’adultère beaucoup plus répandues aux deux extrêmes : dans les classes populaires et dans les élites bourgeoises. Les retenues et contraintes sont bien plus fortes dans les classes intermédiaires.

Mais ce qui est certain, c’est que l’adultère est un phénomène qui à l’époque fait l’objet d’un discours plus délié. Regardez combien le théâtre de boulevard a fait ses choux gras des affaires de « maris dans le placard ». Le fait qu’on en sourit, qu’on le montre, nous donne le sentiment que c’est plus acceptable et toléré.

Un terme bien particulier, « partouze », se développe dans les années 1920. Où cela se déroule-t-il ?

Le mot apparaît et se développe en effet dans les années 20. C’est, encore une fois, très lié à des milieux sociaux bourgeois ou artistiques. Et lié aussi à une réalité technique qui est l’automobile, qui va faire l’objet d’usages dévoyés, essentiellement dans les bois autour de Paris.

Ceci dit, même si on n’en parlait pas avant, les partouzes existaient, dans les grands bordels par exemple.