22 mai 2026

Après le quartier du Marais et la Place des Vosges, la maison de mode Lemaire prend ses quartiers dans un autre haut-lieu parisien : les arcades du Palais Royal. Un cadre historique qui fait écho à la sensibilité singulière du label, notamment à son attachement à la culture. Pour célébrer cette ouverture, Lemaire réunit le travail de 21 photographes dans une exposition intitulée « A Box of Impressions ».

Et de trois. Après son flagship historique rue Elzévir dans le Marais et sa micro échoppe place des Vosges, la maison de mode Lemaire s’offre une nouvelle boutique sous les arcades du Palais Royal. Un cadre princier, empreint d’histoire et surtout propice à la contemplation. « Les arcades ont façonné une nouvelle culture du regard, portée par les figures du flâneur et de la flâneuse, scande la marque.Berceau des premiers magasins de nouveautés et des cabinets de lecture, le Palais Royal a introduit, dès le XIXe siècle, de nouvelles manières de voir et d’être vu. » Dont Lemaire s’empare avec brio, toujours avec l’élégance et la discrétion qui la caractérisent.

Sobre et minéral, ce nouvel écrin articulé autour de nombreuses vitrines et de plusieurs voûtes met en scène les collections de mode du label réputé pour ses silhouettes architecturales et modulaires. On note aussi la présence des dernières collaborations en date : avec l’artisan Carlos Peñafiel qui signait au printemps dernier une collection de sacs espiègles en cuir, ou plus récemment avec l’atelier de la céramiste Annie Fourmanoir, qui a imaginé deux objets olfactifs pour la nouvelle ligne « Objets Senteur » de la marque.

Attaché à créer des lieux qui ont du sens, intimistes et paisibles à la manière d’environnements domestiques, Lemaire a choisi de faire de cette boutique un porte-étendard de son goût et de sa sensibilité pour l’art et l’artisanat. Sarah-Linh Tran, directrice artistique de la maison, et la curatrice Lou Stoppard présentent ainsi une exposition intitulée « A Box of Impressions » entre ces murs. Pour l’occasion, 21 photographes internationaux ont été invités à explorer les thèmes de l’observation quotidienne, de l’éphémère et des frontières entre vie publique et vie privée. Chaque photographe propose un corpus de dix images poétiques qui font écho aux écrits de Colette, qui était elle-même installée au Palais Royal en son temps.