L’engin, qui renfermait environ 280 kilos d’explosifs, avait été mis au jour le 7 juillet lors de fouilles archéologiques préventives sur le chantier de l’usine d’eau potable du Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif).
Dès 10H00, une équipe de policiers démineurs est intervenue sur le site. Une fosse de quatre mètres de profondeur avait été creusée afin d’y transférer la bombe avant sa neutralisation. “ Le morceau le plus important de la munition sera extrait de la fosse puis transporté dans le Val-d’Oise, où il sera détruit sur un site spécialisé ”, avait expliqué Christophe Pezron, directeur du Laboratoire central de la préfecture de police (LCPP).
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Découpe la ma partie munition au jet d’eau à très haute pression et explosion souterraine du détonateur
Cette partie, d’un poids d’environ 450 kilos, a été découpée à l’aide d’un jet d’eau à très haute pression mélangé à du sable. L’avant de la bombe, où se trouvait le détonateur, a quant à lui été enseveli sous le sable avant d’être détruit sur place lors d’une explosion souterraine contrôlée.
Largage lors de la libération de Paris
Selon Christophe Pezron, l’hypothèse la plus probable est que l’engin ait été largué le 27 août 1944, lors de la Libération de Paris. À cette époque, l’armée américaine “ bombardait les réseaux ferrés, notamment les voies de chemin de fer qui étaient juste à côté ”, avait rappelé le préfet du Val-de-Marne, Stanislas Bourron.
Pour permettre le déminage, les services de l’État avaient instauré un périmètre d’exclusion de 700 mètres autour de la bombe, entraînant l’interruption des transports en commun pendant toute la durée de l’intervention.
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Entre 07H00 et 09H00, des véhicules de police ont sillonné le secteur en diffusant des messages invitant les habitants à évacuer leur domicile. Des alertes avaient également été envoyées sur les téléphones portables.
Evacuation des habitants
Au total, quelque 9.000 habitants de Choisy-le-Roi et, dans une moindre mesure, d’Orly ont été concernés. Les municipalités de Choisy-le-Roi et d’Orly avaient ouvert plusieurs centres d’accueil dans deux gymnases et une salle des fêtes, avec un service de transport pour les habitants qui en avaient besoin.
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C’est dans l’un de ces centres, au gymnase Léo-Lagrange, que Djazia s’est rendue avec ses deux enfants. “ Au début, j’ai cru que mon fils se moquait de moi ”, raconte-t-elle. “ Il m’a dit hier soir: -Maman, regarde ce qu’il y a sur le téléphone. Je ne m’attendais pas à ça. “ Ensuite, une femme de la mairie est venue chez moi pour me dire qu’il fallait quitter la maison à 07H00. ” Selon le maire de Choisy-le-Roi, Tonino Panetta, environ 20% des habitants concernés sont en vacances et 70% “ sont partis en famille ou sur Paris ”. Quelque 200 personnes ont finalement rejoint les centres d’accueil, “ en-dessous de ce que nous avions envisagé ”, selon l’édile.
La neutralisation de la bombe ayant été achevée dans l’après-midi, la préfecture a levé le dispositif de sécurité et appelé les riverains à regagner leur domicile.
En avril, un autre engin explosif datant de la Seconde Guerre mondiale avait déjà été détruit à Colombes (Hauts-de-Seine).
Voir le reportage vidéo de Quentin Tybergien, d’AFP TV