Mercredi 28 octobre, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que la Fage, l’Union étudiante et l’Unef, avaient indiqué que les autorités leur avaient signifié oralement cette interdiction et leur avaient proposé le déport de la manifestation sur un parcours porte de Bagnolet – porte de Charenton, en lisière de la capitale.
L’intersyndicale Île-de-France refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre, consistant à prendre un arrêté d’interdiction bien trop tard pour nous empêcher de le contester devant le tribunal administratif, déclarent les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.
« Faire respecter le droit fondamental de manifester »
Le référé, consulté par l’Agence France-Presse (AFP), demande que les arrêtés portant sur la manifestation de samedi soient publiés au plus tard 24 heures avant le début de cette manifestation, soit au plus tard le vendredi 30 octobre 2026 à 12 h, seule mesure permettant un accès utile au juge des référés, une procédure d’urgence.
Le 24 octobre, les syndicats s’étaient déjà vus imposer un parcours en lisière de Paris, entre les portes d’Italie et de Vincennes.
Nos organisations attaquent donc au tribunal, dès à présent, la préfecture, pour enjoindre cette dernière à édicter son arrêté d’interdiction au plus vite, afin que nous puissions le contester dans le but de faire respecter le droit fondamental de manifester, y compris le choix du parcours, ajoutent les syndicats.
L’intersyndicale appelle à une conférence de presse vendredi 30 octobre à 10 h à la Bourse du Travail de Paris pour parler de la situation et rappeler que le droit de manifester ne se négocie pas.
Les manifestations République-Bastille-Nation, c’est terminé « pour un temps »
De son côté, la Coordination des gilets jaunes a annoncé dans un communiqué avoir sollicité la préfecture pour un rendez-vous vendredi matin sur le parcours de manifestation qu’elle a déclaré lundi entre les places de la Bastille et de la Concorde.
Le parcours de la porte de Charenton à la porte de Bagnolet permet d’éviter le centre-ville, d’éviter aussi la casse et donne une grande visibilité aux manifestants, justifie le préfet de police de Paris Patrice Faure dans une interview publiée jeudi soir sur le site du Parisien .
Le cheminement habituel des cortèges entre les places de la République, de la Bastille et de Nation, dans le centre de la capitale, ne peut plus être reconduit pour un temps car les conditions ne sont pas réunies, ajoute-t-il, pour des questions de sécurité liées aux risques d’attentat et pour permettre aux commerçants d’exercer leur activité commerciale.