La construction de logements aux portes de Paris, notamment à Saint-Ouen-sur-Seine et Saint-Denis à l’occasion des Jeux olympiques, concurrence le marché immobilier parisien, estime Charles Marinakis, président de Century 21, qui évoque une éventuelle baisse des prix à terme.
“ Les zones de création de logements, de Saint-Ouen ou Clichy font beaucoup de mal au marché parisien ”, a estimé le président du réseau d’agences immobilières lors d’une récente conférence de presse. “ La concurrence s’est structurée aux portes de Paris et l’arrivée de nouvelles lignes de métro change tout ”, a-t-il ajouté.
C’est notamment le cas en Seine-Saint-Denis, où des quartiers entiers ont été créés ces dernières années, notamment pour y accueillir le village des athlètes des JO-2024.
A Paris, le nombre de transactions immobilières réalisées au cours des six premiers mois de l’année est en repli de 0,4%, tandis que les ventes d’appartements en Île-de-France ont progressé de 1,7%.
Pour le moment, cette offre de logements moins chers aux portes de la capitale “ ne pèse pas encore sur les prix, mais si les volumes de transactions continuent de baisser, forcément cela va avoir des conséquences sur les prix ”, prévient Charles Marinakis.
Depuis 2019, soit avant la crise provoquée par la remontée des taux à partir de 2022, les prix à Paris ont baissé de 6,9%, pour atteindre 9 483 euros au m², tandis qu’ils affichent une hausse de 8,7% pour les appartements franciliens (4 417 euros par m²).
Ce sont notamment les investisseurs achetant un logement pour le louer qui se sont détournés du marché parisien pour privilégier la banlieue. Leur part parmi les acquéreurs au premier semestre 2026 a reculé de 12,2% à Paris et a progressé de 13,5% en Ile-de-France.
“ Paris a longtemps été considéré comme l’un des marchés les plus résilients pour l’investissement patrimonial. À ce niveau, la capitale passe désormais sous la moyenne nationale et sous le niveau observé en Île-de-France ”, souligne le spécialiste immobilier.
En quête d’une banlieue abordable
Les acheteurs de moins de 30 ans, qui représentent une transaction sur cinq en France, se sont par ailleurs détourné des marchés chers, comme Paris ou les Hauts-de-Seine, pour privilégier des zones plus abordables en Seine-et-Marne, dans le Val-de-Marne ou en Essonne.
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