Martin Ryan, un homme d’affaires français, a été condamné à dix ans de prison en Azerbaïdjan pour « espionnage », a indiqué mercredi la cour d’appel à l’AFP.Ces accusations sont rejetées par la France.Il avait été arrêté en 2023, sur fond de tensions entre Paris et Bakou.

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Un Français emprisonné à l’étranger. La justice azerbaïdjanaise a confirmé en appel la condamnation de Martin Ryan à dix ans de prison pour « espionnage », une affaire née sur fond de tensions entre Paris et Bakou. 

Le procès de cet homme d’affaires, qui vivait depuis quatre ans en Azerbaïdjan au moment de son arrestation en décembre 2023, avait débuté en janvier 2025. Le 16 mars, Martin Ryan a été reconnu coupable d’espionnage au profit de Paris, des accusations rejetées par la France. Le jugement a été confirmé en appel, a appris l’AFP ce mercredi 29 juillet auprès du tribunal.

Il était jugé aux côtés d’un complice présumé, Azad Mamedli, un citoyen azerbaïdjanais accusé pour sa part de « haute trahison » et qui a été condamné à douze ans d’emprisonnement. Selon l’accusation, Martin Ryan a été recruté par des membres de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) française qui travaillaient à l’ambassade de France à Bakou. Ces derniers ont ensuite été expulsés.

Un autre Français condamné en novembre dernier

L’homme d’affaires français aurait, toujours selon l’accusation, reçu notamment l’ordre d’obtenir des informations sur les relations entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Algérie et la Somalie, ainsi que des photographies d’armements livrés à Bakou par le Pakistan et des informations sur des entreprises liées à la Russie et à la Chine.

En novembre 2025, un autre homme d’affaires français, Anass Derraz, directeur pour le Moyen-Orient de l’industriel français de l’eau Saur, a été condamné à douze ans de prison à Bakou pour avoir accepté un pot-de-vin d’un oligarque russe.

Les relations franco-azerbaïdjanaises étaient tendues après la reprise par Bakou, en septembre 2023, du territoire du Karabakh alors à majorité arménienne, ce qui a provoqué le déplacement de plus de 100.000 habitants. Bakou reprochait alors le soutien de Paris à l’Arménie. De son côté, la France accusait l’Azerbaïdjan d’avoir attisé les tensions dans les territoires français d’outre-mer.

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En mai dernier, le président français, Emmanuel Macron, s’est entretenu par téléphone avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev. Les chefs d’État avaient évoqué des moyens de « développer » la relation entre leurs deux pays. « Nous avons évoqué les questions régionales et le potentiel de développement de notre relation bilatérale », avait indiqué Emmanuel Macron sur X.