Par

Emma Grivotte

Publié le

29 juil. 2026 à 17h35

À l’aube de cette nouvelle canicule, la mauvaise odeur est redoutée. Cet été, Pierre Gouedard, habitant de Cormeilles (Eure) de 81 ans, fait les frais de la nouvelle politique de tri du syndicat de traitement des déchets, Précoval. Certains jours, en fonction du vent, c’est une infection dans sa maison située à une vingtaine de mètres d’une colonne de restes alimentaires. « Un jour, j’ai été obligé de fermer portes et fenêtres », raconte le retraité.

S’il est le plus combatif de ses voisins, il n’est pas seul à sentir la puanteur qui se dégage, certains jours, du bac en plein soleil. Il est arrivé que cela empeste jusqu’à la terrasse du Bar du Haras, à 45 mètres.

« C’est infernal. Dès qu’il fait chaud, c’est intenable », commente le gérant, Jean-Philippe Jeanne. Un soir, des clients ont même quitté la terrasse pour cette raison.

Fermer les sacs

Quand le bac est vidé, cela se passe bien. Le lendemain, « ça a fermenté » et l’odeur est de nouveau insoutenable.

« À Cormeilles, les collectes ont lieu le mardi et le vendredi », précise le syndicat Précoval. Suite aux plaintes de Pierre Gouedard, qui guette le passage des agents, « une vigilance particulière est portée à la colonne de la rue de la Poissonnerie. Après chaque collecte, elle est nettoyée en profondeur afin de limiter les nuisances. »

Le maire Pascal Cauche a également appelé le syndicat :

Ils ont reconnu qu’ils ne passaient pas assez souvent et se sont engagés à bien passer deux fois par semaine.

Pascal Cauche

Rappel important, les usagers peuvent limiter l’odeur en jetant leurs restes dans les sacs fermés. Biodégradables, « les sacs distribués sont faits pour et sont distribués gratuitement » par Précoval.

Présence de mouches

Autre externalité négative : les mouches. Dans sa maison, Pierre Gouedard les capture par dizaines grâce à des pièges posés en bas des fenêtres qu’il change tous les deux à trois jours. « Cette année, il y a beaucoup de mouches. C’est nouveau », confirme une coiffeuse de Cormeilles.

Pour le patron du Bar du Haras, le bac serait mieux placé place du Théâtre, plus à l’ombre et à l’écart des habitations. Or il y a déjà un bac proche, avenue de Chepstow, répond Pascal Cauche. Celui de la rue de la Poissonnerie sert aux habitants de l’hypercentre. Le maire prévient toutefois Précoval : si la puanteur se répète, il n’exclut pas de retirer les colonnes.

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