Le héros des Jeux Léon Marchand et ses coéquipiers des bassins, dont Yohann Ndoye-Brouard, sont attendus au Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis. Même si la participation du quadruple champion olympique et celle de Maxime Grousset sont toujours en suspens en raison de blessure contractées, leurs épreuves démarreront le 10 août. Et en amont, c’est la natation artistique qui donne le coup d’envoi de la compétition continentale, suivie du plongeon au CAO, puis des épreuves en eau libre, qui auront de nouveau le fleuve de la Seine pour écrin.
Natation artistique (31 juillet-5 août)
Au pied du podium aux JO-2024, les Bleus retrouvent la piscine des Jeux avec un effectif en grande partie renouvelé, avec seulement trois nageuses présentes il y a deux ans. « C’est une équipe plutôt jeune dans l’âge et dans l’expérience, mais avec un potentiel fort », explique ainsi à l’AFP la directrice d’équipe Julie Fabre, qui fait surtout de ces Championnats d’Europe à domicile « une étape » sur la route des Jeux de Los Angeles.
Les meilleures chances de médailles devraient être portées par le duo composé de Romane Lunel et de Laelys Alavez, déjà monté sur des podiums de coupe du monde cette saison.
À noter la présence pour la première fois en championnat d’un homme, Milan Violon, dans le collectif bleu à 17 ans. « C’est une nouveauté dans notre équipe, on est super contentes d’avoir un garçon », souligne Julie Fabre.
Plongeon (31 juillet-8 août)
À l’inverse de la natation artistique, l’équipe de France de plongeon se présente avec un groupe plus expérimenté. « Avant, on avait surtout des individualités et aujourd’hui on a une vraie équipe avec plusieurs atouts », analyse Clémence Monnery, la cheffe des Bleus. « On est armés et attendus, beaucoup de personnes peuvent prétendre à de belles choses ».
Parmi elles, Alexis Jandard – rendu célèbre par sa chute aussi spectaculaire que comique devant Emmanuel Macron peu avant les Jeux – qui sera associé à Jules Bouyer au tremplin à 3 mètres synchronisé. Le binôme avait été sacré champion d’Europe en 2024, tout comme Gwendal Bisch en individuel. « Il y a un petit goût de Paris deux ans après », a savouré Jandard jeudi lors de la conférence de presse de présentation. « L’objectif est d’aller chercher la breloque, j’espère la plus belle. »
Au plongeon de haut vol, qui se déroulera dans la Seine (au niveau du pont de Bir-Hakeim et avec la Tour Eiffel en en toile de fond), les Bleus pourront également compter sur Gary Hunt, toujours parmi les meilleurs au monde (6e au classement du Cliff Diving World Series) du haut de ses 42 ans.
Eau libre (4-8 août)
Comme aux JO de Paris, les nageurs d’eau libre évolueront eux aussi dans la Seine, du côté du bras de Grenelle avec un départ sur l’île aux Cygnes. Si la puissance du courant avait surpris les concurrents il y a deux ans, celui-ci devrait être moins important cette fois-ci au moment des épreuves, compte tenu des conditions météo récentes. « Mais ce sera quand même un élément à prendre en compte », explique Bertrand Bompieyre, entraîneur en chef. « Vu les résultats des dernières années, les garçons sont dans la meilleure position pour aller chercher des podiums », poursuit-il.
Particulièrement attendu, Marc-Antoine Olivier, multiple médaillé au niveau international, peut s’appuyer sur « son expérience et sa science de la course », selon Bompieyre. « Je veux ma revanche par rapport aux Jeux. C’est un peu comme une deuxième chance », a lancé Olivier, déçu de sa 7e place aux JO de Paris-2024. Sacha Velly, 21 ans, pourra de son côté puiser dans ses bons résultats en bassin pour se démarquer face à une concurrence relevée.
À noter que pour les courses de natation, il faudra s’armer de patience puisque les épreuves auront eux lieu du 10 au 16 août prochain.