Une soirée alcoolisée qui finit sur les bancs de la justice. Le tribunal judiciaire d’Évreux a condamné un homme de 25 ans pour des faits de violences et d’atteinte à la vie privée commis le 30 novembre 2019 à Vernon.

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Ce soir-là, le prévenu, la victime et plusieurs amis participent à une fête où l’alcool coule à flots. Au fil de la soirée, la victime, fortement alcoolisée, devient la cible de plusieurs participants.
Selon les éléments examinés à l’audience, le prévenu et un autre convive lui rasent un côté de la tête à l’aide d’une tondeuse, tandis que l’un le maintient. D’autres personnes inscrivent ensuite des obscénités au feutre sur son visage. La scène est filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat.
« J’ai été obligé de regarder les vidéos. »
À la barre, le prévenu s’étonne d’être le seul à comparaître alors que plusieurs personnes étaient présentes. Il reconnaît avoir écrit « Momo » sur le cou de la victime, mais conteste avoir participé aux autres dégradations.
« Je ne pensais pas que cela irait aussi loin », déclare-t-il. Selon lui, tous les participants passaient « une bonne soirée entre amis » et les événements « n’auraient jamais dû prendre de telles proportions ».

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La victime livre une version bien différente. « Mon entourage m’avait dit que c’était une bonne personne mais il s’est passé ce qu’il s’est passé », explique-t-elle. Elle affirme avoir été incapable de prendre des décisions en raison de son état d’ivresse et ne garder aucun souvenir des faits. « J’ai été obligé de regarder les vidéos » pour reconstituer le déroulement de la soirée, ajoute-t-elle, se disant choquée par les images.
Stage de citoyenneté
L’avocat de la partie civile estime qu’il est impossible de qualifier cette soirée de « bon enfant » lorsqu’une personne est humiliée en raison de son état d’alcoolisation. De son côté, l’avocate de la défense rappelle le contexte festif et souligne que la victime ne semblait pas s’opposer aux faits sur les vidéos, tout en reconnaissant que cela ne constituait pas une justification.
Le tribunal a finalement déclaré le prévenu entièrement responsable du préjudice subi par la victime.

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