Bourse
Belle consécration pour cet opérateur boursier paneuropéen. A partir du 22 septembre, il va intégrer le sacro-saint indice des quarante plus grosses capitalisations de la bourse de Paris à la place de Teleperformance. Une juste récompense pour un groupe qui, au cours des 8 dernières années, a su fédérer 7 places financières (bientôt huit avec la bourse d’Athènes en cours d’acquisition) et élargir le champ de ses compétences à des domaines peu sensibles au volume de transactions des marchés d’actions. Avec à la clé une excellente régularité dans sa capacité à délivrer des performances financières de qualité.
Publié le 12 septembre 2025 à 14h30

SIPA_01226390_000008 (1) Photo © Euronext bientôt au CAC 40. Photo ©Thomas Fuller / SOPA/SIPA
Après Bureau Veritas en fin d’année dernière, c’est autour de l’opérateur boursier paneuropéen, Euronext de faire son entrée à l’indice CAC 40 à compter du 22 septembre en lieu et place de Teleperformance en complète déshérence depuis que son business model se trouve menacé par l’essor de l’intelligence artificielle. Pour Euronext, cette nomination récompense la pertinence d’une stratégie de fédération des bourses européennes menée depuis huit ans qui s’inscrit dans le cadre de l’unification des marchés de capitaux du vieux continent. Aujourd’hui, Euronext gère 7 places (Milan, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Oslo et Paris) et bientôt huit avec la bourse d’Athènes en cours d’acquisition prévue en fin d’année pour un montant de 400 millions sous la forme d’échange de titres.
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Parallèlement, le groupe a élargi le champ de ses compétences en vue de désensibiliser son business model aux volumes de transactions des marchés actions. Aujourd’hui, 57% du chiffre d’affaires d’Euronext provient d’activités non liées aux volumes comme le marché primaire (introduction en bourse, levée de capitaux et de dettes), la fourniture d’indices ou de données et les services aux entreprises. Également, le groupe a pour objectif de reprendre en direct la gestion des règlements-livraisons de titres. En se diversifiant, le groupe démontre ainsi une excellente régularité dans sa capacité à délivrer des performances financières de qualité.
Une fois intégrés au CAC 40, les titres ont tendance à baisser
Depuis son introduction en bourse en 2014, Euronext a changé de dimension dans des proportions impressionnantes. Son chiffre d’affaires a ainsi plus que triplé en l’espace de ces dix dernières années pour passer de 458,5 à 1,6 milliard tandis que son excédent brut d’exploitation a été multiplié par près de 5 pour atteindre l’an dernier le milliard d’euros. Des performances appréciées des investisseurs puisque Euronext pèse en bourse 14 milliards, soit dix fois plus que lors de sa mise sur le marché. Au deuxième trimestre, les comptes se sont révélés meilleurs que prévu. En croissance de 12,8%, le chiffre d’affaires a atteint le record de 465,8 millions (contre 457 millions anticipés), soutenu par la forte augmentation des volumes de transaction générée par les pics de volatilité observés sur les marchés avec le déclenchement de la guerre commerciale américaine. L’excédent brut d’exploitation ajusté s’est apprécié de 15,8% à 297,3 millions, reflétant un gain de 1,6 point à 63,8%. Quant au bénéfice net, il s’est inscrit en hausse de 30% à 183,8 millions et dépasse largement les attentes du marché (172,7 millions).
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