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5 août 2026 à 12h12
L’Agglomération Seine-Eure, compétente pour l’ensemble du cycle de l’eau, surveille de près l’état de la ressource.
Les données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) montrent que les nappes phréatiques se situent actuellement dans la moyenne de leur capacité. « Pour l’instant, il n’y a pas de restriction d’eau. Tout dépendra de ce qui se passera plus loin dans la saison », indique Bernard Leroy, président de l’Agglomération Seine-Eure.
Si le débit de l’Eure s’est révélé plus faible qu’à l’accoutumée en juillet, la situation demeure moins préoccupante que dans d’autres régions françaises où certains cours d’eau atteignent des niveaux particulièrement bas.
Selon Ollivier Lepinteur, vice-président en charge du cycle de l’eau, les précipitations abondantes de l’hiver et la fonte des neiges ont permis de recharger efficacement les nappes : « Entre 2025 et 2026, nous constatons une légère baisse de 1,7 % de nos capacités. C’est quasiment stable. »
La consommation bondit avec la chaleur
Si les réserves restent satisfaisantes, les épisodes de canicule ont eu un effet immédiat sur les habitudes des habitants :
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Nous avons constaté une augmentation de 12 % de la consommation d’eau sur le territoire au cours de la première canicule.
Ollivier Lepinteur, vice-président en charge du cycle de l’eau à l’Agglo Seine-Eure
Cette hausse rappelle combien les fortes chaleurs pèsent sur les réseaux d’alimentation en eau potable et renforcent la nécessité de préserver la ressource.
6 millions d’euros pour mieux détecter les fuites
Pour limiter les pertes d’eau et mieux suivre les consommations, l’Agglomération Seine-Eure a adopté, en juin, un programme d’investissement de 6 millions d’euros.
Entre 2026 et 2028, quelque 45 000 abonnés seront équipés de compteurs communicants. Leur déploiement débutera en septembre 2026. « Ces appareils permettront de détecter plus rapidement les fuites sur les réseaux. Il n’y aura aucune incidence sur les factures d’eau », assure Ollivier Lepinteur.
Cette opération s’ajoute au renouvellement des canalisations engagé par la collectivité. Chaque année, entre 10 et 15 kilomètres de conduites sont remplacés, comme récemment rue de Paris à Louviers.
Un défi face au changement climatique
Même si la situation est aujourd’hui maîtrisée, les élus restent conscients que le changement climatique rend la gestion de l’eau de plus en plus sensible.
La multiplication des épisodes de sécheresse et des canicules impose d’adapter les infrastructures, de réduire les pertes sur les réseaux et d’encourager une consommation plus sobre afin de préserver durablement cette ressource essentielle.
De notre correspondant Jean-Claude Courteille
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