Depuis le mois d’avril, la Police a annoncé avoir procédé à 309 interpellations et 1.940 évictions en raison d’une consommation accrue de crack dans le 19e arrondissement de Paris. Ces opérations de contrôles ont pour but de limiter le trafic, mais aussi les incivilités et les tensions à proximité des gares.
C’est un nombre qui ne cesse de grimper. Depuis le mois d’avril, ce sont près de 300 interpellations et 2.000 évictions qui ont été effectuées dans le nord de Paris dans le cadre de la lutte contre la consommation de crack. Principalement centralisées dans le 19e arrondissement de la capitale, ces incivilités perdurent depuis plusieurs années et mènent la vie dure aux forces de l’ordre. Hormis le caractère «illicite» de cette consommation, les autorités se battent contre les délits et les tensions entre riverains.
Pour lutter contre l’usage de ce dérivé de cocaïne, la préfecture de police a mis en place «un plan de sécurisation renforcé avec une présence visible des forces de l’ordre et des dispositifs tels que l’emploi de drones et le déploiement d’un poste d’accueil mobile», a révélé la préfecture de police auprès de l’AFP.
Des opérations quotidiennes menées aux abords des gares
Avec des points de consommation regroupés aux abords des gares, les patrouilles de police mènent quotidiennement de nombreuses opérations vers les quartiers jugés «sensibles» aux dérives. «Les opérations quotidiennes d’éviction, les contrôles et les interpellations ont permis d’améliorer sensiblement la situation aux abords de la gare Rosa-Parks, de la rue Cesaria-Évora et du boulevard Macdonald, où toute tentative de réimplantation est rapidement neutralisée, réduisant ainsi les nuisances pour les riverains», a assuré la préfecture.
Pour approfondir ces contrôles, la direction de la banque BNP Paribas a également mis en place des patrouilles d’agents de sécurité près de la gare RER Rosa-Parks afin de garantir la sécurité de ses salariés.