Après cinq titres sur le Tour de France, un Tour d’Italie et bien d’autres trophées dans l’armoire, Tadej Pogacar n’est toujours pas rassasié. Au micro du Podcast Tour 202 , le Slovène, qui disputera la Vuelta dans deux semaines, a révélé ses principaux objectifs en 2027 et 2028 pour compléter un palmarès déjà impressionnant du haut de ses 28 ans. Les quelques courses qu’il n’a pas encore remportées figurent en tête de liste, mais pas seulement, puisque « Pogi » compte bien défendre ses titres.
L’ogre du peloton a déjà une idée bien précise du moment le plus important de sa saison 2027, puisqu’il lui reste un dernier Monument à conquérir : Paris-Roubaix. Pogacar n’a pas encore goûté à la victoire sur « l’Enfer du Nord » et se souvient encore de sa 2e place frustrante en avril dernier au terme d’un duel acharné face à Wout van Aert.
« Mon grand objectif reste Paris-Roubaix », a-t-il confirmé, alors que le rendez-vous est fixé au 11 avril 2027. Après son succès sur Milan – San Remo cette année, une victoire lui permettrait alors d’entrer dans le cercle très fermé des coureurs qui ont remporté les cinq monuments du cyclisme, aux côtés de Rik Van Looy, Eddy Merckx et Roger De Vlaeminck.
Mais le Slovène ne compte pas délaisser son maillot arc-en-ciel, puisque les Mondiaux restent un objectif incontournable à ses yeux. « Je veux aussi remporter un autre titre de champion du monde » a-t-il confié. Double tenant du titre, il devra déjà défendre sa couronne à Montréal en septembre prochain pour essayer de décrocher un quatrième succès planétaire lors de l’édition 2027, qui se déroulera en Auvergne-Rhône-Alpes entre Sallanches et Domancy.
Los Angeles en vue
Et Pogacar voit déjà plus loin que 2027 avec les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles en ligne de mire, après sa médaille de bronze à Tokyo il y a cinq ans. « Les Jeux olympiques sont évidemment une autre compétition que j’aimerais gagner », a-t-il déclaré. « Ils n’ont lieu que tous les quatre ans, je dois donc optimiser mon programme pour être au top de ma forme à ce moment-là », poursuit-il.
Un objectif qu’UAE ne considère pas comme une priorité, alors que la course se tiendra seulement sept jours après la fin du Tour de France. « Cette course n’est pas vraiment dans l’intérêt de mon équipe », admet le Slovène, avant d’affirmer que « ce sont (ses) souhaits et (qu’il) pense que l’équipe en tiendra compte »
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Le parcours américain semble d’ailleurs fait pour lui, puisqu’on annonce un tracé d’environ 250 km avec quelque 5 000 mètres de dénivelé positif et une arrivée en côte à l’observatoire Griffith.