Du Bal du siècle à ses dîners prisés des happy few du monde entier, elle a incarné une certaine idée de chic français. Mais toujours selon ses propres règles.
«Il est quasiment impossible d’imiter Jacqueline de Ribes, lance Dominique Bona, auteur de la biographie Divine Jacqueline . Il faut ses grandes jambes, ce port de tête, ce nez bourbon, ces longs gestes. Des femmes du monde, il y en a eu. Des femmes plus belles qu’elle, aussi. Mais elle seule avait cette allure. Et le narcissisme qui va avec. Elle a traversé la vie comme si elle était sur une scène de théâtre. »
Si sa mère, Paule de Beaumont, a traduit et adapté Tennessee Williams, Jacqueline possède un sens inné de la mise en scène. Petite, elle joue des saynètes devant son grand-père malade pour le faire sourire, force sa sœur Monique et son petit frère Marc à se produire sur la scène imaginaire du salon, devant les femmes de chambre et les domestiques.
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