Fin mars 2006, la fédération des usagers des transports et des services publics s’insurge, dans l’Est Républicain , que la gare de Pont-à-Mousson soit l’une des grandes oubliées du tracé de la ligne à grande vitesse Est, alors en construction. « Les Mussipontains vont voir le train passer mais devront aller le prendre ailleurs, c’est incompréhensible », réagissait l’un des délégués de l’association. Les premiers TGV circuleront dès l’année suivante, en 2007, avant que ne soient lancés ceux du second tronçon, en 2016. Sans desserte directe à Pont-à-Mousson, donc.
Vingt ans après, les choses n’ont pas beaucoup évolué, sauf que de plus en plus de Français, et, évidemment, d’habitants du sillon lorrain, et de Pont-à-Mousson, prennent le TGV. Plusieurs associations de défense d’usagers se sont constituées sur la question du TGV, mais surtout pour tenter d’améliorer les conditions de circulation dans le TER Nancy-Metz-Luxembourg. Lors de la venue de Jean Castex, président-directeur général du groupe SNCF, le 16 juillet à Pont-à-Mousson , notamment pour évoquer les difficultés du TER, le maire Henry Lemoine l’a relancé sur le sujet de la desserte TGV. L’ancien Premier ministre a, disons, botté en touche. Comme l’État depuis plusieurs décennies.