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2 mai 2026 à 12h10
Rue du Faubourg Montmartre, le quartier ne s’arrête jamais vraiment. Théâtres, néons, grappes de spectateurs qui s’éparpillent après les représentations. Ça parle fort, ça rit, ça attend. Et au milieu de ce tumulte propre à Paris, le restaurant Nonno Matteo offre une parenthèse italienne bienvenue.
Une adresse qui joue la carte de la simplicité
Une salle où l’on se sent bien assez vite. Tables serrées, lumière chaude, ce qu’il faut de bruit pour ne pas s’écouter parler. Et puis cette cuisine ouverte où l’on voit passer les gestes, sans que cela devienne un spectacle.
L’accueil est à l’image du lieu : simple, efficace, sans surjeu.
L’espace principal s’articule autour d’une grande table centrale et d’un bar sur la droite, où l’on peut s’installer pour un café ou un cocktail. Le petit salon, attenant à la grande salle, offre une atmosphère plus confidentielle et une ambiance cosy. Avec ses 22 places assises et sa verrière de style loft, il séduit les groupes d’amis, les repas en famille ou les déjeuners d’affaires discrets.
Enfin, à l’étage, une grande salle privatisable prolonge l’expérience. Modulable selon les besoins, elle accueille événements privés, dîners de groupe, afterworks ou dégustations.
Derrière cette adresse, un duo qui connaît son affaire. David Bottreau, déjà aux commandes du Bistrot des Fables et du Comptoir des Fables, s’est associé au chef Guillaume Dehecq pour proposer une cuisine italienne sans folklore, mais avec une certaine idée du produit .
Des assiettes honnêtes, sans effet de manche
La carte déroule les classiques, sans chercher à les réinventer. Des antipasti à partager (autour de 7,5 à 11 euros), quelques entrées bien balisées -arancini, burrata, minestrone- puis les plats.
Les pâtes tiennent leur rang. Les généreuses mafaldine à la crème de truffe et pecorino (18 euros) font le job. C’est crémeux, parfumé, sans excès. En face, le risotto à la courge, châtaignes et champignons (14 euros) joue une partition plutôt bien menée. Une exécution sérieuse .

Les mafaldine à la crème de truffe et pecorino, un plat généreux et bien exécuté chez Nonno Matteo (©TM/actuParis)
Les pizzas valent également le détour. Pâte fine à la romaine, croustillante, garnitures généreuses. De la très classique Margherita (9 euros) à des versions plus travaillées comme la Tartufo ou la Mortadella pistache (jusqu’à 18 euros), de quoi se faire plaisir.

Pizzas à pâte fine et garnitures généreuses : une carte simple, efficace, qui va à l’essentiel chez Nonno Matteo (©lephotographedudimanche)
À boire, un Pinot grigio bio Antica Vigna – Corte Giona (27 euros la bouteille), léger, minéral, fruité, sec, accompagne sans faire d’ombre. Le genre de vin qui fait le lien, discrètement .
On termine sur des cannolis ricotta pistache (7 euros), croustillants, bien exécutés, dans la lignée du reste.

Cannolis ricotta pistache et sorbet, une touche sucrée simple et maîtrisée pour conclure le repas. (©TM/actuParis)
Côté prix, l’ensemble reste très contenu. Formule déjeuner à 16,50 euros, plat du jour à 13,50 euros. Une proposition lisible, accessible.
Nonno Matteo – 18 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris
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