Par

Pierre Boissonnat

Publié le

25 nov. 2025 à 20h06

La séance du conseil municipal de Gaillon (Eure), jeudi 6 novembre 2025, s’est déroulée, fait inhabituel, devant une dizaine de personnes. Les municipales approchant à grands pas, l’assistance était composée de membres des futures listes. Lors de cette réunion, l’installation prochaine de deux commerces dans des locaux communaux et leurs loyers ont fait parler.

Et cela a donné des envies d’en découdre. Dans ce domaine, Édouard Varin, chef de file du groupe d’opposition Pour Gaillon et candidat à la mairie, en mars prochain était en forme. Il n’a pas attendu que l’assemblée attaque l’ordre du jour pour lancer les hostilités. Lorsqu’Odile Hantz, maire, a annoncé le retrait de la délibération visant à instaurer un service minimum en cas de grève dans les services municipaux, l’opposant a directement embrayé. « C’est encore une fois la marque d’un manque de rigueur de votre part », a-t-il déploré.

Peu impressionnée par cette première saillie, la maire a gardé son calme : « Nous n’avons pas encore eu d’accord avec les partenaires sociaux. Ce sujet sera à revoir lors d’une prochaine séance. »

Une première installation longue à la boutique éphémère

Odile Hantz a ensuite présenté deux délibérations concernant le commerce en centre-ville. La première avait trait à la convention qui lie la municipalité avec la Chambre de commerce et de l’industrie au sujet du local commercial « Ma Boutik ». Cet emplacement, situé dans la maison des associations, accueillait les hivers derniers la boutique éphémère de Noël.

« Deux candidates se sont présentées pour intégrer ce local afin de tester leur activité pendant un an », a indiqué Odile Hantz. Il convenait donc de fixer le prix du loyer pour ce local de 33 m² qui comporte une cave. La maire de Gaillon a proposé un loyer mensuel de 350 € charges comprises.

Édouard Varin a voulu en savoir plus : « Quel genre d’activités pourrait s’y installer ? » « Ce sont des créatrices artisanales avec des produits très qualitatifs », a répondu Odile Hantz. Avant de préciser qu’aucune des deux créatrices susceptibles de poser leurs cartons à Gaillon n’entrera en concurrence avec des activités déjà existantes sur le territoire communal.

L'ancien office de tourisme pourrait accueillir un salon de soins esthétiques.
L’ancien office de tourisme pourrait accueillir un salon de soins esthétiques. ©L’ImpartialDes loyers qui posent question

La seconde délibération concernait l’ancien local de l’office du tourisme occupé dernièrement par le service mobilités (Semo) de l’Agglo Seine-Eure. Face à la faible affluence, la Semo a décidé de restituer ce local, situé au bas de la rue du Général-de-Gaulle, à la commune dans le courant de l’année. Estimant l’emplacement attractif, « une commerçante souhaite y installer un salon pour soins esthétiques », a ajouté Odile Hantz.

La maire a proposé de fixer le loyer de ce local commercial de 37 m² à 250 € hors charges. David Piedefer, seul représentant de la liste Gaillon Cœur et passion, a été interloqué à l’énoncé de ce tarif : « Qu’est-ce qui justifie une telle différence avec le loyer de la délibération précédente ? »

Réponse de la maire :

« Il y a des travaux à effectuer pour permettre l’installation de cette commerçante. Ensuite, ce local ne compte pas de cave et enfin les charges ne sont pas comprises. »

Odile Hantz, maire de Gaillon

Des explications qui n’ont pas convaincu l’opposant qui s’est abstenu sur ce point estimant la différence de loyer « injustifiée ».

Subventions, épisode 4

Après plusieurs délibérations techniques, Guy-Richard Mouaka, adjoint au maire, a mis aux votes trois nouvelles subventions aux associations. Pour mémoire, la municipalité a voté une enveloppe fixe en début d’année. Il restait un reliquat à distribuer en fonction des différentes actions restant à mener. Ces subventions visent « à faciliter le fonctionnement et les projets d’associations sur le territoire communal », a rappelé l’adjoint.

La première a été attribuée, à titre exceptionnel, à l’Association des commerçants et artisans de Gaillon (ACA). « Elle va installer une patinoire dans le centre-ville durant la période de Noël », a indiqué Guy-Richard Mouaka qui a proposé le montant de 1 700 euros pour l’ACA.

Ensuite, il a proposé l’octroi d’une aide – exceptionnelle là aussi – de 300 euros pour une association récemment créée : le Bel âge. « Cette association a pour but de proposer des animations et des activités à destination des seniors de la commune. »

Enfin, c’est l’amicale du personnel communal qui s’est vu attribuer une subvention de 3 650 euros pour organiser son arbre de Noël.

Ces trois subventions ont été attribuées à l’unanimité.

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