{"id":13814,"date":"2026-08-27T22:30:28","date_gmt":"2026-08-27T22:30:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/13814\/"},"modified":"2026-08-27T22:30:28","modified_gmt":"2026-08-27T22:30:28","slug":"les-levees-de-fonds-sont-devenues-plus-difficiles-et-le-financement-bancaire-retrouve-toute-sa-place","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fra\/paris\/13814\/","title":{"rendered":"Les lev\u00e9es de fonds sont devenues plus difficiles et le financement bancaire retrouve toute sa place"},"content":{"rendered":"<p>Pourquoi le Cr\u00e9dit Agricole \u00cele-de-France a-t-il d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er BLOOMUP ?<\/p>\n<p>BLOOMUP est le point d&rsquo;entr\u00e9e unique pour les startups qui sollicitent le Cr\u00e9dit Agricole \u00cele-de-France. Nous sommes une \u00e9quipe int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 la banque, avec une vocation tr\u00e8s simple : accompagner les startups, d&rsquo;abord celles qui sont implant\u00e9es en \u00cele-de-France ou qui ont un impact sur le territoire francilien, puis, plus largement, celles qui r\u00e9pondent aux enjeux que nous avons identifi\u00e9s comme prioritaires en France et en Europe. Nous avons en effet fait le choix de concentrer notre action sur quelques verticales tr\u00e8s discriminantes : les transitions environnementales et \u00e9nerg\u00e9tiques, la sant\u00e9, le bien vieillir, le handicap et l&rsquo;inclusion. Plus r\u00e9cemment, nous avons \u00e9galement ouvert un axe consacr\u00e9 \u00e0 la souverainet\u00e9 num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Ce choix s&rsquo;inscrit directement dans le projet du groupe Cr\u00e9dit Agricole. Nous pensons que toutes les innovations ne se valent pas. Certaines m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre davantage soutenues parce qu&rsquo;elles r\u00e9pondent \u00e0 des enjeux de soci\u00e9t\u00e9 majeurs. L&rsquo;objectif est d&rsquo;aider \u00e0 construire une plan\u00e8te plus vivable, de faciliter demain l&rsquo;acc\u00e8s aux soins ou encore de r\u00e9pondre \u00e0 des probl\u00e9matiques comme le vieillissement de la population. C&rsquo;est aussi cela, \u00eatre une banque utile \u00e0 son territoire.<\/p>\n<p>Pourquoi un focus sur les sujets de responsabilit\u00e9 de l&rsquo;innovation ?<\/p>\n<p>La responsabilit\u00e9 d&rsquo;une banque sur son territoire est simple : si elle n&rsquo;est plus utile \u00e0 son \u00e9cosyst\u00e8me, elle finit par dispara\u00eetre. L&rsquo;innovation fait donc partie de notre responsabilit\u00e9, non seulement parce qu&rsquo;elle r\u00e9pond \u00e0 des enjeux strat\u00e9giques pour la banque, mais surtout parce qu&rsquo;au bout de la cha\u00eene, il y a nos clients. Dans ce cadre, nous d\u00e9fendons une vision de long terme, ind\u00e9pendante des effets de mode. Aujourd&rsquo;hui, beaucoup de projets mettent l&rsquo;IA en avant parce que c&rsquo;est devenu un passage oblig\u00e9. Chez BLOOMUP, ce n&rsquo;est pas forc\u00e9ment ce qui nous int\u00e9resse. Les premi\u00e8res questions sont toujours les m\u00eames pour nous : est-ce que ce projet r\u00e9pond r\u00e9ellement \u00e0 un probl\u00e8me ? Est-ce qu&rsquo;il permettra demain d&rsquo;am\u00e9liorer la vie de nos clients, avec ou sans intelligence artificielle\u00a0? Ce qui compte, c&rsquo;est son utilit\u00e9. C&rsquo;est aussi pour cette raison que nous ne faisons pas notre sourcing en regardant les plus grosses lev\u00e9es de fonds ou les startups qui occupent le plus l&rsquo;espace m\u00e9diatique. Ce n&rsquo;est pas uniquement l\u00e0 que se trouvent les entreprises qui compteront demain.<\/p>\n<p>Les modes de financement actuels de l&rsquo;innovation limitent-ils cette responsabilit\u00e9 vis-\u00e0-vis du temps long ?<\/p>\n<p>Il ne faut pas opposer financement bancaire et lev\u00e9es de fonds. Nous intervenons sur du financement non dilutif, c&rsquo;est-\u00e0-dire essentiellement du pr\u00eat bancaire, alors que les investisseurs apportent des fonds propres. Les deux sont indispensables.<\/p>\n<p>En revanche, le march\u00e9 a chang\u00e9. Entre 2010 et 2022, beaucoup de trajectoires \u00e9taient rythm\u00e9es de fa\u00e7on binaire par les s\u00e9ries A, B puis C, etc. Cette \u00e9poque est derri\u00e8re nous. Aujourd&rsquo;hui, le meilleur mod\u00e8le consiste \u00e0 combiner intelligemment tous les leviers : les subventions, les business angels, les financements bancaires non dilutifs, les lev\u00e9es de fonds lorsque cela devient pertinent. Les entrepreneurs sont \u00e9galement beaucoup plus attentifs aux enjeux de gouvernance et de dilution de leur capital.<\/p>\n<p>Pour des secteurs comme les transitions, accepter le temps long est un enjeu majeur. Certaines innovations demanderont dix ans avant d&rsquo;atteindre leur plein potentiel. Les banques ont un r\u00f4le \u00e0 jouer pour accompagner ces trajectoires dans la dur\u00e9e. Longtemps, elles ont \u00e9t\u00e9 relativement absentes de cet univers. Aujourd&rsquo;hui, les conditions ont chang\u00e9 : les lev\u00e9es de fonds sont devenues plus difficiles et le financement bancaire retrouve toute sa place pour permettre \u00e0 cet \u00e9cosyst\u00e8me de continuer \u00e0 se d\u00e9velopper.<\/p>\n<p>Quel regard portez-vous sur la crise v\u00e9cue par les startups fran\u00e7aises ces derni\u00e8res ann\u00e9es et sur les difficult\u00e9s de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me de financement de l&rsquo;innovation ?<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les crises successives, les remont\u00e9es de taux ou les incertitudes g\u00e9opolitiques, le nombre de porteurs de projets continue de progresser. Il existe une v\u00e9ritable lame de fond : le go\u00fbt de l&rsquo;entrepreneuriat reste tr\u00e8s fort en France.<\/p>\n<p>Toutefois, les profils \u00e9voluent. Nous voyons davantage d&rsquo;entrepreneurs exp\u00e9riment\u00e9s, issus de reconversions ou de secteurs d&rsquo;activit\u00e9 qu&rsquo;ils connaissent d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s bien. Ils arrivent avec une expertise m\u00e9tier solide, savent mieux s&rsquo;entourer et pr\u00e9sentent souvent des projets plus robustes.<\/p>\n<p>Nous assistons \u00e9galement \u00e0 un changement de culture. Apr\u00e8s une p\u00e9riode o\u00f9 la lev\u00e9e de fonds \u00e9tait parfois consid\u00e9r\u00e9e comme une fin en soi, beaucoup d&rsquo;entrepreneurs privil\u00e9gient d\u00e9sormais des trajectoires plus r\u00e9alistes. Certains avancent en \u00ab\u00a0bootstrap\u00a0\u00bb\u00a0: investissent leurs propres fonds ou utilisent davantage le financement bancaire. Les ambitions sont souvent mieux calibr\u00e9es qu\u2019il y a quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>BLOOMUP s\u2019est cr\u00e9\u00e9 dans un contexte plus difficile pour l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me, c\u2019est certain. Mais nous voyons cela avant tout comme une opportunit\u00e9. Il y a eu une forme d&rsquo;\u00e9cr\u00e9mage du march\u00e9. Nous recevons aujourd&rsquo;hui des dossiers plus solides. Je pense d\u2019ailleurs que nous conna\u00eetrons probablement le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne autour de l&rsquo;IA : apr\u00e8s l&rsquo;engouement que nous observons, les projets les plus robustes finiront naturellement par se distinguer avec le temps.<\/p>\n<p>L&rsquo;omnipr\u00e9sence du marketing IA chez les \u00e9diteurs de logiciels est-elle un probl\u00e8me ?<\/p>\n<p>Sur le sujet, nous partageons quelques convictions avec les acc\u00e9l\u00e9rateurs et partenaires avec lesquels nous travaillons. D&rsquo;abord, l&rsquo;IA est un outil, pas une baguette magique. C&rsquo;est un formidable acc\u00e9l\u00e9rateur, mais elle ne remplacera jamais le discernement des dirigeants ni leur capacit\u00e9 \u00e0 piloter un projet.<\/p>\n<p>Lorsque nous analysons un dossier, ce qui nous int\u00e9resse avant tout, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9quipe. S&rsquo;il fallait choisir entre un excellent produit port\u00e9 par une \u00e9quipe moyenne et un projet plus ordinaire port\u00e9 par une excellente \u00e9quipe dirigeante, je choisirais la seconde option. Ce sont les femmes et les hommes qui font la diff\u00e9rence. Aujourd&rsquo;hui, l\u2019IA est un argument tr\u00e8s utilis\u00e9, mais demain ce sera peut-\u00eatre le quantique ou une autre technologie. Ce qui compte, c&rsquo;est d&rsquo;avoir des dirigeants capables de garder un cap et d&rsquo;expliquer pourquoi ils utilisent une technologie plut\u00f4t qu&rsquo;une autre pour atteindre leurs objectifs.<\/p>\n<p>Par ailleurs, nous sommes tr\u00e8s attentifs \u00e0 la \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb de l\u2019IA mise en avant. Beaucoup de projets s&rsquo;appuient sur des mod\u00e8les accessibles \u00e0 tous et les habillent d&rsquo;un discours marketing. Cela ne constitue pas un avantage concurrentiel. En revanche, lorsqu&rsquo;une IA est propri\u00e9taire, embarqu\u00e9e, frugale, d\u00e9velopp\u00e9e pour r\u00e9pondre \u00e0 un besoin m\u00e9tier pr\u00e9cis et que la ma\u00eetrise des donn\u00e9es est d\u00e9montr\u00e9e, le sujet devient beaucoup plus int\u00e9ressant.<\/p>\n<p>Au fond, dire que l&rsquo;on fait de l&rsquo;IA ne fait pas gagner de points. La vraie question reste toujours la m\u00eame : est-elle r\u00e9ellement indispensable au service rendu ? Nous recevons pr\u00e8s de 450 dossiers en huit mois et nous n&rsquo;en retenons que 5 \u00e0 7 %. Dans beaucoup de cas, l&rsquo;IA est pr\u00e9sent\u00e9e comme l&rsquo;argument principal alors qu&rsquo;elle n&rsquo;apporte finalement pas grand-chose, voire dessert le projet. Nous pr\u00e9f\u00e9rons essayer une solution, m\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de prototype, pour juger son usage plut\u00f4t que nous laisser convaincre par le dernier outil \u00e0 la mode.<\/p>\n<p>\u00c0 quel point la ma\u00eetrise des d\u00e9pendances technologiques et la souverainet\u00e9 num\u00e9rique p\u00e8sent-elles dans l&rsquo;\u00e9quation pour BLOOMUP ?<\/p>\n<p>La question est devenue incontournable. Nous comprenons parfaitement que de jeunes startups commencent leur d\u00e9veloppement avec les moyens dont elles disposent, souvent gr\u00e2ce aux offres propos\u00e9es par les grands acteurs am\u00e9ricains. Nous ne leur reprochons pas cette d\u00e9marche.<\/p>\n<p>En revanche, nous regardons tr\u00e8s attentivement leur capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer la suite. Le sujet cl\u00e9 est celui de la r\u00e9versibilit\u00e9. Lorsqu&rsquo;une entreprise construit son offre sur une solution am\u00e9ricaine, existe-t-il un plan B ? Est-elle capable, demain, de basculer vers un acteur fran\u00e7ais ou europ\u00e9en sans d\u00e9grader son produit ou la qualit\u00e9 de son service ? Si la r\u00e9ponse est non, cela peut constituer un v\u00e9ritable frein.<\/p>\n<p>Notre r\u00f4le est d&rsquo;alerter tr\u00e8s t\u00f4t les entrepreneurs. Aujourd&rsquo;hui, cette d\u00e9pendance peut sembler acceptable. Mais lorsqu&rsquo;il faudra signer avec un grand groupe ou r\u00e9pondre \u00e0 certaines exigences r\u00e9glementaires, elle risque de devenir un obstacle. Mieux vaut donc anticiper.<\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi une forme de devoir de conseil. Lorsque des startups souhaitent travailler avec le Cr\u00e9dit Agricole, nous leur expliquons nos propres exigences en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, de souverainet\u00e9 ou d&rsquo;infrastructures. En tant que grande entreprise, nous mettons parfois plus de temps que d&rsquo;autres \u00e0 adopter certaines technologies, mais c&rsquo;est aussi parce que ces choix r\u00e9pondent \u00e0 des enjeux strat\u00e9giques qu&rsquo;il faut prendre en compte d\u00e8s la conception d&rsquo;un produit. C\u2019est un enjeu de ma\u00eetrise et de r\u00e9silience qui ne peut \u00eatre ignor\u00e9 dans nos activit\u00e9s.<\/p>\n<p>Est-ce que vous avez vocation \u00e0 aller au-del\u00e0 du r\u00f4le de simple financeur ?<\/p>\n<p>Je dirais m\u00eame que c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment la vocation de BLOOMUP. Le financement n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen, pas une finalit\u00e9. Comme l&rsquo;IA est un outil, la dette bancaire est simplement un levier parmi d&rsquo;autres. Nous accompagnons \u00e9videmment les startups sur les sujets bancaires et assurantiels, mais nous mettons \u00e9galement \u00e0 leur disposition notre r\u00e9seau de partenaires, d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rateurs et d&rsquo;experts m\u00e9tiers. Surtout, nous cherchons \u00e0 leur ouvrir des d\u00e9bouch\u00e9s commerciaux. Le v\u00e9ritable enjeu pour une startup est de trouver son prochain client. Ce ne sera pas n\u00e9cessairement le Cr\u00e9dit Agricole, mais nous disposons d&rsquo;un \u00e9cosyst\u00e8me compos\u00e9 de nombreuses ETI et de grands groupes, dont une large partie du SBF 120. C&rsquo;est un atout que nous souhaitons mettre au service des entreprises que nous accompagnons.<\/p>\n<p>Nous avons d&rsquo;ailleurs lanc\u00e9 BLOOMUP Connect avec cette logique. L&rsquo;id\u00e9e n&rsquo;est plus de partir des startups pour leur chercher des clients, mais de partir des besoins exprim\u00e9s par les grands comptes. Nous leur demandons quelles sont leurs probl\u00e9matiques, puis nous identifions les jeunes entreprises capables d&rsquo;y r\u00e9pondre. Cette approche permet d&rsquo;\u00eatre plus qualitatif, de faire gagner du temps \u00e0 chacun et d&rsquo;\u00e9viter que des startups encore trop peu matures ne s&rsquo;\u00e9puisent dans des processus de r\u00e9f\u00e9rencement tr\u00e8s longs.<\/p>\n<p>La relation entre les grands groupes et les startups s&rsquo;est-elle suffisamment am\u00e9lior\u00e9e selon vous durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie ?<\/p>\n<p>Pendant longtemps, beaucoup de grands groupes se sont dot\u00e9s d&rsquo;incubateurs ou d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rateurs qui relevaient davantage de la vitrine que d&rsquo;une v\u00e9ritable strat\u00e9gie d&rsquo;innovation. Aujourd&rsquo;hui, les entreprises se posent des questions beaucoup plus profondes sur leur avenir, leur comp\u00e9titivit\u00e9 et leur capacit\u00e9 \u00e0 faire \u00e9merger de nouveaux relais de croissance.<\/p>\n<p>Pour autant, toutes ne sont pas encore organis\u00e9es pour accueillir efficacement l&rsquo;innovation. Cela d\u00e9pend beaucoup de la culture d&rsquo;entreprise selon moi. Au regard des enjeux de soci\u00e9t\u00e9 qui nous attendent, il faut regarder davantage du c\u00f4t\u00e9 de la DeepTech, dont les innovations naissent souvent des laboratoires de recherche et des milieux universitaires. C&rsquo;est probablement l\u00e0 que se joueront les futurs champions europ\u00e9ens. Ces projets sont plus risqu\u00e9s, plus gourmands en capitaux, mais lorsqu&rsquo;ils r\u00e9ussissent, ils peuvent produire des entreprises comme Mistral ou Alice &amp; Bob.<\/p>\n<p>La question est donc de savoir comment \u00e9largir les tours de table. Une banque ne peut pas porter seule ces trajectoires, pas plus qu&rsquo;un investisseur. Il faudra davantage associer les grands groupes et les diff\u00e9rents financeurs pour accompagner le passage \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de ces entreprises. La France dispose d&rsquo;excellents ing\u00e9nieurs et d&rsquo;excellentes universit\u00e9s. En revanche, ces talents ne ma\u00eetrisent pas toujours les codes de la structuration financi\u00e8re ou de l&rsquo;industrialisation. Il faut donc les aider \u00e0 s\u00e9curiser leur propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, \u00e0 transformer leurs inventions en innovations, puis \u00e0 franchir l&rsquo;\u00e9tape-clef du changement d&rsquo;\u00e9chelle. C&rsquo;est probablement l\u00e0 que se joue aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des principaux d\u00e9fis de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me fran\u00e7ais.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pourquoi le Cr\u00e9dit Agricole \u00cele-de-France a-t-il d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er BLOOMUP ? 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